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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 18:00

Plaidoyer pour une BD aniconique.

Son et image.
Son et image.
Son et image.

L'image détourne l'attention du texte ou de la parole.  

C'est l'opinion soutenue par les différents courants iconoclastes qui se sont manifestés depuis l'antiquité dans l'Egypte ancienne, jusqu'à nos jours comme en Afghanistan en 2001 avec la destruction des Bouddhas de Bâmiyân.

Bien que je ne ressente pas de pulsions iconoclastes, l'observation quotidienne de notre société dans laquelle l'image est omniprésente et masque parfois le texte ou la parole, peut susciter une réflexion.

Explication par l'exemple.

Imaginons Aristogènes assistant à une conférence sur le "Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes" de Jean-Jacques Rousseau.

a) La conférence est faite par Mamie Fermarin:

 

Son et image.

b) La conférence est faite par une jeune et jolie conférencière.

 

Son et image.

Vous suivez le raisonnement ?

L'image tend souvent à nous distraire du texte en nous empêchant la concentration nécessaire pour assimiler pleinement la parole de l'auteur. D'où les divers mouvements iconoclastes apparus au cours de l'histoire.  

" Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre."  Exode 20: 4-6

Si certains s'opposent aux images, c'est simplement pour respecter les textes qu'ils considèrent comme sacrés. Mais  une réflexion un peu plus poussée peut permettre d'expliquer les fondements de tels textes.

L'image s'adresse directement à l'émotion de celui qui la regarde (cf.Aristogènes et la jeune conférencière) alors que la parole, (ou le texte écrit) s'adresse à la réflexion, à la capacité de compréhension, capacité variable d'un individu à l'autre en fonction non seulement de paramêtres culturels mais aussi de la richesse du vocabulaire de l'auditeur (ou du lecteur) On pense avec des mots, et plus le vocabulaire est riche plus la pensée peut être foisonnante.

On comprend alors le succès de l'image dans la société contemporaine où la richesse du vocabulaire diminue encore plus vite que le pouvoir d'achat d'un français moyen.

Conséquence. La profonde crise sociale et politique que nous traversons n'est pas due au pouvoir exorbitant qu'ont pris les milieux financiers qui aujourd'hui dirigent effectivement le monde et continuent à faire s'enrichir une minorité alors que la majorité de la population s'appauvrit, mais elle est due à tous ces dessinateurs de BD, illustrateurs, artistes plasticiens, professionnels de la télé, cinéastes ... qui passent leur temps à nous distraire au lieu de nous inciter à penser !

Et je vais même vous montrer l'origine du malaise.

 

Son et image.

Le voilà le responsable !

Il y a environ 40 000 ans ce mec dont la préhistoire n'a pas retenu le nom à fait basculer l'humanité dans la civilisation de l'image. (Vous remarquerez qu'en même temps est née la critique d'art).

 Pourquoi le peintre et son escabeau (en ces temps lointains la femme déjà soutenait l'homme)  sont ils à poil ? Est-ce  une façon de se distinguer physiquement dans la société comme le font de manière si commune de nombreux artistes contemporains ?   Pas du tout, c'est simplement parce qu'ils craignaient de dégueulasser leurs fringues et que les taches de peinture sur des vêtements en peau, c'est bien la galère à faire partir.

Conclusion. Si je suis mon propre raisonnement il ne me reste plus qu'à abandonner mes petits dessins pour ne plus mettre sur ce blog que des articles mûrement réfléchis et soigneusement rédigés qui me vaudront sans doûte le respect et la considération d'un lectorat érudit.

 

Donc je ne vous dis pas à bientôt, à moins que l'air des cîmes de Savoie que je vais aller respirer quelques temps, me fasse réviser ma position ?

 

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

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