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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 12:00

"Qui paie ses dettes enrichit les banques"

(Proverbe de ma grand-mère qui était philosophe et économe, sinon économiste).

 

Quelques statistiques

 

Dette de la France.

2.023.700.000.000 euros

Septembre 2014, la dette dépasse 2 000 milliards d'euros : rapporté à la population, son montant moyen a doublé en 15 ans.

 On dépasse 2 000 milliards € : 2.023.700.000.000 €. C’est le montant de la dette publique française à la fin juin 2014 

 

 

30 385 euros / habitant

 

  • Rapporté à la population francaise fin 2010, soit 65 013 000 habitants, la dette publique de la France était donc de  25 823 euros de dette publique par habitant en août 2011 et de 30 385 € en 2014.

 

Les intérêts de la dette en France en 2014

   45.000.000.000 euros par an

Grâce à des taux d'intérêt historiquement bas, la charge de la dette française a été en 2014 plus faible qu’attendu ce qui a permis de limiter le poids de la dette dans le budget de l’Etat à moins de 45 milliards, contre 46,3 milliards en 2012.    

                            

        1.644 euros / famille

http://www.planetoscope.com/comptes-publics/315-compteur-de-la-dette-publique-de-la-france.html

http://www.planetoscope.com/comptes-publics/1184-les-interets-de-la-dette-publique-francaise.html

Remarque:

Après recherche sur les différents sites financiers d'Internet, je constate que:

En 2013 le paiement des intérêts de la dette s'élevait à 56,14 milliards d'Euros.

Les recettes fournies à l'Etat par l'impôt sur le revenu : 66,98 milliards d'Euros

Donc les interêts de la dette représentent environ 83% des recettes de l'impôt sur le revenu.

Ce qui veut donc dire que sans la dette nous pourrions pratiquement être tous exemptés d'impôts sur le revenu ?

Mais où est donc le bon vieux temps de la démocratie, quand les hommes politiques (les femmes étaient exclues du "démos" à l'époque et ne se mêlaient donc pas de politique) disaient la vérité aux électeurs ?

 

La TVA rapporte environ 50 % des recettes de l'Etat contre 20 % pour l'impôt sur le revenu, mais en période de baisse de la consommation ... vous voyez ce que je veux dire ?
La TVA rapporte environ 50 % des recettes de l'Etat contre 20 % pour l'impôt sur le revenu, mais en période de baisse de la consommation ... vous voyez ce que je veux dire ?
La TVA rapporte environ 50 % des recettes de l'Etat contre 20 % pour l'impôt sur le revenu, mais en période de baisse de la consommation ... vous voyez ce que je veux dire ?

La TVA rapporte environ 50 % des recettes de l'Etat contre 20 % pour l'impôt sur le revenu, mais en période de baisse de la consommation ... vous voyez ce que je veux dire ?

http://www.journaldunet.com/economie/magazine/en-chiffres/impot-sur-le-revenu.shtml


http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France

 

Quelles réflexions tirer de ces chiffres ?

1 - Le capital emprunté (plus de 2000 milliards d'Euros) n'est pas remboursable, donc ne sera jamais remboursé.

(la dette des Etats-Unis est de près de 60 000 milliards de dollars)

http://www.usdebtclock.org/

2 - Mais en réalité, ce n'est pas le capital emprunté qui importe (d'ailleurs c'est de l'argent virtuel - cf article précédent-)  Comme cet argent a été emprunté à des banques privées, le seul remboursement annuel des intérêts suffit à assurer à ces banques et à leurs actionnaires, des "chrysosarchidia" (1)

("Chrysosarchidia" = néologisme formé à partir du grec "chrysos" =or, et "archidi" - "archidia" au pluriel - = couille en grec moderne, en grec ancien c'est "orchis", = précision pour les plus puristes de mes lecteurs).

 

Conclusion:  (provisoire)

 

TOUT VA BIEN ! (pour les banques et leurs actionnaires)

Ah ? J'entends une question là bas au fond. Que dis-tu ?

"Comment en sommes nous arrivés là ? Pourquoi empruntons-nous cet argent à des banques privées ? Il me semble que ça fait au moins deux questions ça, non ?

 Tentative d'explication par A+B.

A) Comment en sommes nous arrivés là ? Comme nous vivons dans un "régime démocratique" (on nous le répète chaque jour) si nous en sommes là c'est quelque part parce que nous l'avons bien voulu, non ? Pardon ? Tu dis que tu n'as jamais voté pour cette politique économique et financière ?

B) Pourquoi empruntons nous à des banques privées et pourquoi chaque Etat ne contrôle-t-il pas sa propre monnaie ? Même réponse qu'à la question précédente. On est en démocratie, donc on a bien dû voter pour ça ?

Ou bien c'est que nous ne sommes pas en démocratie, mais dans un système politique qui s'appelle en réalité une "démocratie représentative" dans laquelle une assemblée élue par les citoyens et qui représente le peuple est censée exprimer la volonté générale.

A Athènes au Ve siècle av J.-C., les membres du "démos" (ne pas confondre "démos" avec le peuple qui se dit "LAOS" en grec) n'avaient pas de représentants. Ils votaient eux-mêmes les lois au sein d'une assemblée appelée "écclésia" (c'est le mot "assemblée" en grec) Seuls les 10 stratèges qui possédaient collégialement le pouvoir exécutif étaient élus pour 1 an. Les autres fonctions étaient tirées au sort (comme pour les jurés de nos jours)

Un type qui avait bien compris l'arnaque de la démocratie représentative, c'était Jean-Jacques Rousseau. Je vous explique sa pensée en images.  

Infiltration (2)
Infiltration (2)
Infiltration (2)

Je vous donne un extrait de son ouvrage "Du contrat social"  publié en 1762. C'est le Livre III Chapitre XV.

"La souveraineté ne peut être représentée, pour la même raison qu'elle ne peut être aliénée; elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté générale ne se représente point, elle est la même, ou elle est autre; il n'y a point de milieu. Les députés du peuple, ne sont donc ni ne peuvent être ses représentants, ils ne sont que ses commissaires; ils ne peuvent rien conclure définitivement. Toute loi que le peuple en personne n'a pas ratifiée est nulle; ce n'est point une loi. Le peuple anglais pense être libre, il se trompe fort; il ne l'est que durant l'élection des membres du parlement: sitôt qu'ils sont élus, il est esclave, il n'est rien. Dans les courts moments de sa liberté, l'usage qu'il en fait mérite bien qu'il la perde."

(Remarque qui n'a rien à voir: Vous savez que "perde" est le seul mot français qui rime avec "merde" ?)

Je vous cite ce passage parce qu'il n'était ni dans le Lagarde et Michard ni dans dans les livres d'histoire de votre scolarité.

 

Infiltration (2)

Comment sortir de cette galère ?

En vérité, je n'en ai pas la moindre idée.

Plus je lis de livres ou d'articles sur ces questions et moins je vois l'issue. Oui, je sais, il vaudrait mieux que je me passionne pour le foot comme tout le monde.

Pourtant depuis la publication par Rudolf Hilferding de son ouvrage "Le Capital financier" (en 1910 !!!) on aurait dû savoir que les politiques étaient à la remorque des financiers. Bon pour notre défense il faut dire qu'Hilferding avait eu la drôle d'idée d'écrire son bouquin en allemand ! Alors déjà que la lecture de textes sur les finances n'a rien de très sexy, vous imaginez un peu la punition que ça représente en allemand ? C'est sans doute pour ça que ce pauvre Rudolf qui avait fui l'Allemagne nazie a été arrêté à Arles en février 1941 et transféré à la prison de la Santé à Paris, où il est mort quelques jours plus tard, officiellement suicidé (de honte de n'avoir pas écrit son livre en français, je suppose).

Et puis, comme disait je ne sais plus qui, (peut-être bien Aristogènes ?) "L'important n'est pas de s'en sortir, mais de s'en sortir vivant."

 

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

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