Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 10:25

Le lapin et le baobab.

L'installation d'un "Etat islamique" au Moyen-Orient, la Syrie, l'immigration massive vers l'Europe, le chômage, les inégalités, les difficultés pour réformer efficacement le système scolaire français, mon intolérance au rhum blanc agricole, (au fait, t'as pas vu mes clés de bagnole ?) le réchauffement climatique, ... bref, ce ne sont pas les sujets qui manquent pour faire un article.

Mais je trouve de plus en plus difficilement la motivation.

A quoi bon écrire ces petits billets d'humeur ?

Jusque là ça m'amusait et en ce moment, ça m'amuse de moins en moins.

Et puis je retrouve un vieux dessin d'Arkas.

Arkas pour ceux qui ne le connaîtraient pas est un auteur et dessinateur de BD Grec. (A ma connaissance il n'y a que les albums de "Perpette" qui sont publiés en français. J'en avais déjà parlé dans un article de juin 2008, mais tu n'étais peut-être pas là ?)

Faites vos contes.

Donc, je retrouve un ancien dessin d'Arkas.

Faites vos contes.

Traduction:

Tu es sûr que tu portes un préservatif ?

Naturellement !

 

Et ce dessin m'a fait penser aux électeurs Grecs déçus par Tsipras, aux électeurs Français déçus par Hollande après avoir été déçus par Sarkozy et avant d'être déçus par Marine, etc ...

Après chaque élection une bonne partie de l'électorat a la désagréable sensation de s'être fait baiser sans préservatif.

Euh ... la réflection est un peu vulgaire ? Oui, mais vous l'avez bien comprise, alors c'est l'essentiel. Au moins, là, vous n'allez pas m'écrire que j'emploie des mots trop compliqués ! Il faut savoir ce que vous voulez !

Faites vos contes.
Faites vos contes.
Faites vos contes.

Et dans un second temps, cette histoire de lapins me rappelle un conte africain que j'ai lu (ou entendu ?) il y a bien lontemps si bien que j'ai oublié d'où je le tiens. Alors je vous le raconte rapidement avec ce qu'il m'en reste en mémoire.

Il était une fois un lapin qui regagnait son terrier quelque part dans la savane. La chaleur de l'après-midi au coeur de la saison sèche était étouffante. En passant près d'un baobab, le lapin s'octroit une petite pause à l'ombre de l'arbre colossal.

Après quelques instants il ressent un tel bien être qu'il s'adresse au baobab. Bien sûr il sait que l'arbre ne l'entend pas, mais il est seul et tellement heureux de ce bref repos à l'ombre qu'il parle à haute voix.

- Vraiment Baobab tu es l'arbre le plus merveilleux de la savane. Sans toi ce pays serait un enfer. Ton ombre est douce et je pense que tous les voyageurs doivent te remercier pour ta générosité.

A ces mots le baobab se met à frissonner. Quelques frémissements, des cliquetis dans les branches, ses feuilles s'agitent et le lapin comprend que l'arbre l'entend.

Alors, il lève la tête, voit les fruits accrochés aux hautes branches, puis il poursuit:

- Il est vrai que ton ombre est très douce, mais je me demande si tes fruits ont la même douceur que ton ombre ?

Un fruit tombe alors juste à côté du lapin qui le déguste, se régale et se raffraichit.

- Je n'aurais jamais imaginé que tu sois aussi généreux. Avec autant de bonté envers le petit peuple de la savane j'imagine que ton coeur doit être de la même qualité que ton ombre et que ton fruit !

Un craquement se fait entendre. L'écorce du baobab se déchire, et il ouvre son coeur au lapin d'abord surpris puis émerveillé en découvrant le trésor qu'il a dans le coeur. Des pierres précieuses, des colliers, des boucles d'oreilles, des bracelets en or. Le coeur de l'arbre restant ouvert, le lapin prend délicatement une paire de boucles d'oreilles, et le baobab referme son tronc.

Le lapin le remercie encore puis regagne son logis.

Faites vos contes.

Il offre alors les boucles d'oreilles à sa femme et lui raconte comment il les a obtenues suite à sa rencontre avec le baobab.

La lapine très fière sort faire une promenade dans la savane pour montrer ses belles boucles d'oreilles.

Elle rencontre la hyène qui immédiatement lui demande où elle a eu de si splendides bijoux.

La lapine raconte alors l'histoire à la hyène qui aussitôt part ventre à terre vers le baobab.

Avant même de reprendre son souffle elle s'adresse au grand arbre.

"Vraiment baobab, tu es l'arbre le plus merveilleux de la savane ton ombre est douce..."

L'arbre frémit.

"... mais je me demande si tes fruits ont la même douceur que ton ombre ..."

Un fruit tombe à deux pas de la hyène qui le dévore en une seule bouchée.

" ... j'imagine que ton coeur doit être de la même qualité que ton ombre et que ton fruit !"

Le baobab ouvre son coeur.

La hyène se précipite dans le tronc béant pour s'emparer du trèsor. Le baobab effrayé referme immédiatement son coeur et la hyène ne doit la vie sauve qu'à un bond en arrière qui lui permet de ne laisser que quelques poils coincés dans l'écorce de l'arbre.

Depuis ce jour, le baobab n'a plus jamais ouvert son coeur à personne.

Beaucoup de gens sont comme le baobab, ils n'ouvrent jamais leur coeur.

De quelle hyène se souviennent-ils ?

 

Faites vos contes.

Même si aucune hyène n'empoisonne votre vie, je vous indique un petit livre merveilleux qui m'a été offert il y a quelques jours et que j'ai dévoré comme (... mais non, pas comme une hyène !) comme un plat de casserons préparés par Myriam.  

Ah, vous ne savez pas ce qu'on appelle ici les "casserons" ?

Et vous ne connaissez pas Myriam non plus ?

Bon, tant pis pour vous. Mais lisez "L'homme qui voulait être heureux" de Laurent Gounelle, (Editions Pocket). Vous allez voir, ça fait du bien.

Faites vos contes.

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

 

Je remercie encore ici les personnes qui le 5 octobre m'ont offert des livres ( j'en ai reçu 11) Je crois savoir qui m'a offert quoi, mais pour deux ou trois ouvrages j'ai quelques doutes.

J'ai déjà lu "La Religion" (951 pages) de Tim Willocks, un roman palpitant.

J'ai retrouvé mon enfance dans la collection que François Bon présente dans "Autobiographie des objets"

"L'Homme qui voulait être heureux" de Laurent Gounelle, une perle rare.

"Thomas Munzer, ou la guerre des paysans" (en cours de lecture) de Maurice Pianzola. Remarquable ouvrage d'histoire, on en reparlera. Didactique et passionnant.

"Je vais passer pour un vieux con" de  Philippe Delerm.  Du Delerm de bonne cuvée.

"L'Heptaméron" de Marguerite de Navarre. Brillant. Un régal. Je déguste à petite dose.

Pour les autres je n'ai pas commencé, J'ai de la lecture jusqu'à Noël.

Merci.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Dominikos

Articles Récents

Liens