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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 18:54

Pour quarante écus, t'as plus rien ! 

"Un vieillard qui toujours plaint le présent et vante le passé, me disait: "Mon ami, la France n'est pas aussi riche qu'elle l'a été sous Henri IV. Pourquoi ? C'est que les terres ne sont pas aussi bien cultivées; c'est que les hommes manquent à la terre, et que le journalier ayant enrichi son travail, plusieurs colons laissent leurs héritages en friche."

Ainsi commence le conte (?), roman (?), bon enfin, le texte de Voltaire "L"homme aux quarante écus" écrit en 1768. 

On est bien d'accord, c'était mieux avant ! 

Etant passé il y a quelques jours à Fernay (aujourd'hui "Fernay-Voltaire" dans l'Ain, à la frontière Suisse) j'ai eu envie de relire les écrits du "Patriarche". C'est ainsi qu'après les aventures du Huron dans "L'Ingénu", je poursuis avec "L'Homme aux quarante écus" qui commence par les lignes reproduites ci-dessus. 

 

C'était mieux sous Henri IV

La nostalgie du passé ne date pas d'hier ! ... ni même d'avant hier. 

Le premier paléographe venu vous confirmera que dès le IIIème millénaire av J.C on découvre des textes dans lesquels l'auteur se désole de l'effondrement des moeurs, de la morale, des institutions, de la famille ... 

Donc dans une campagne présidentielle, les arguments du type votez pour moi, je vais vous faire revenir au bon vieux temps du franc, des frontières bien closes, des paysans heureux et des ouvriers ne craignant plus rien ni pour leur travail, ni pour leur famille ni pour leur patrie, fonctionne très bien auprès des braves gens qui ont soit la mémoire courte, soit rien à oublier par manque de connaissances "oubliables" !. 

 

C'était mieux sous Henri IV
C'était mieux sous Henri IV
C'était mieux sous Henri IV

Comme j'ai un peu la flemme d'écrire, je vais emprunter quelques lignes à un article du philosophe Louis Gombaud, ("Juste un mot ...") tiré du dernier numéro de la revue "Les cahiers de la belle vallée du Lot", pilotée avec grâce, élégance et sagesse (1) par Pierre Poujol, de Livinhac le Haut dans l'Aveyron.

En quelques lignes, Louis Gombaud propose une réflexion sur "Le chemin". Son propos est de montrer que "pour le philosophe, le chemin est essentiellement  celui de la connaissance". 

   "Il y a bien sûr ceux qui n'ont pas besoin du chemin. On dit d'eux qu'ils sont "arrivés". On les reconnait à leur air satisfait et à leur stupide immobilité. Pour eux seuls, la vérité se possède et la certitude dans laquelle ils sont de la détenir les rend rapidement dangereux. Les autres reconnaissent humblement qu'ils sont seulement "en chemin". ...

 

C'était mieux sous Henri IV

(1) Je n'écris pas cela uniquement parce que Pierre Poujol est un ami avec qui je ne partage pas que des nourritures spirituelles, mais parfois (souvent ?)  aussi, quelques boissons spiritueuses ! 

 

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

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