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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 08:05

Hosties et autres symboles.

Dur à avaler.

Chers lecteurs, je vous prie de me pardonner la raréfaction de mes articles ampélosophistes, mais depuis quelques mois, j'éprouve de grandes difficultés à commenter avec humour les nouvelles de France et du monde. Les informations reçues chaque jour sont souvent bien plus loufoques et calamiteuses que tout ce que j'aurais pu imaginer, et j'ai beau avaler un bol de Krousty-Clown au p'tit déj, je ne trouve pas grand chose pour titiller mon sens de l'humour.

Election de Trump, primaires de la droite, primaires de la gauche, poursuite des massacres en Syrie et je ne vous parle pas des famines en Afrique, du manque d'eau potable pour des millions d'êtres humains, et de l'accroissement de la richesse des plus riches, ce qui est, avouons le enfin, une très bonne nouvelle ... (pour les milliardaires bien entendu). 

Heureusement que nous avons les journalistes qui avec beaucoup de constance dans l'effort nous relatent les divers faits d'actualité (appelés pour cela "faits divers") en ornant leur commentaires de formules choisies et savoureuses, comme la sordide histoire de cet évêque "démissionné" par le Pape pour "gestes déplacés". 

 

Dur à avaler.

Vous ne voulez tout de même pas que j'aborde le sujet de la campagne électorale ? Ou alors juste pour l'effleurer ? Mais c'est bien parce que vous insistez ! 

Une des choses qui me choque est la pauvreté du vocabulaire et par suite, la pauvreté des idées émises par beaucoup de candidats. 

Tiens à propos de vocabulaire vous connaissez l'origine du mot "Hostie" que nous évoquions au sujet de l'évêque ? 

 

Dur à avaler.
Dur à avaler.
Dur à avaler.

Malheureusement pour Athanasios (Le type au tee shirt jaune, pour les nouveaux lecteurs) Jésus à partagé un pain et non un saucisson avec ses apôtres. (du grec "apostolos" = un envoyé -)  

Mais je comprends la pauvreté du vocabulaire utilisé dans les discours politiques en général et électoraux en particulier. Le but du discours électoral a toujours été de convaincre les indécis qui pour une part d'entre eux sont peu informés et peu intéressés par la politique, l'économie, le droit constitutionnel, ...etc ... Donc l'orateur doit séduire rapidement et surtout ne pas décourager l'électeur potentiel en abordant des sujets un peu complexes, même si ces sujets sont fondamentaux pour analyser et comprendre la situation du pays. 

Dur à avaler.
Dur à avaler.
Dur à avaler.

Déjà dans la démocratie athénienne au Vème siècle av J.C. se posait la question de l'information des citoyens qui formaient le "démos". (Environ 40 000 citoyens, à peu près autant de métèques -libres mais non citoyens- et 110 000 esclaves)  Ils étaient répartis en quatre classes censitaires C'est afin que les plus modestes d'entre eux (la quatrième classe) puissent participer à la vie politique que Périclès fit adopter un "salaire" (Misthos) versé par la cité et qui compensait à peu près la perte de revenus des citoyens. 

A l'époque, l'idée que l'on puisse être payé par l'Etat pour une fonction politique, donc au service de la communauté, fut très mal perçue par de nombreux athéniens (dont mon vieux camarade  Aristophane !) qui considéraient que l'engagement politique ne pouvait en aucun cas être source de revenus. Belle évolution depuis 2500 ans ! 

De nos jours on peut voter sans rien comprendre et être confortablement rémunéré pour les hautes fonctions politiques. "Nous vivons une époque formidable, le progrès fait rage" selon la formule consacrée. 

Dur à avaler.

En fin de compte, si on se décide à voter, c'est que l'on accepte la règle du jeu, et si pour un grand nombre d'électeurs, le choix est bien plus sentimental, émotionnel, subjectif, que rationnel, argumenté et fondé sur des connaissances précises, peut-être faut-il en fait, choisir "au feeling" le candidat qui recevra notre suffrage ? 

Pour ma part, si je dois voter "à la gueule du client" mon choix est évident. Je voterai pour le candidat qui parle la  langue de ma grand-mère qui était philosophe, et qui a dans la voix les mêmes intonations caractéristiques du parler béarnais. Je le vois bien délaisser pour les vacances présidentielles le fort de Brégançon et la Côte d'Azur trop bling-bling, pour quelques jours de repos en vallée d'Aspe. Je suis certain qu'il en profiterait pour passer à Navarrenx acheter quelques saucissons et andouilles béarnaises pour le casse croûte !

Là pour du changement, ça serait vraiment du changement ! 

Dur à avaler.

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

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