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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 10:00

         Jeu de construction
                         ( de soi )



Petit rappel:

Ego est un substantif tiré du pronom personnel latin ego (« moi »). Il désigne généralement la représentation et la conscience que l'on a de soi même.
L'ego de chaque individu se construit peu à peu.
 






Depuis qu'Aristogènes est le héros d'une pièce de théâtre, il est reconnu dans la rue, dans les lieux publics, il est devenu une star. En conséquence, il lui arrive parfois d'avoir  l'ego qui enfle...







...enfin, je devrais plutôt dire qu'il avait parfois l'ego qui enflait un peu...










...mais il y a quelques jours, dans un café chic d'Athènes sur Léophoros Panépistimiou ( Avenue de l'Université )...

          ...la suite est en images...























Vous ne saviez pas qu'Aristogènes était devenu un héros du théâtre hellénico-herbivore* ?
Alors rapidement juste un extrait d'une pièce intitulée "Objectif lune", écrite et jouée par Aristogènes lui même. 
*Herbivore désigne ici les habitants de l'Herbe ( Lège - Cap-Ferret )

Afin de profiter au mieux de toute la finesse de ce petit extrait de la pièce inspirée d'Aristophane, il faut savoir:

 Que la scène se déroule à Épidaure dans le sanctuaire d'Asclépios, dieu
guérisseur.

  Pythagore:  Philosophe, mathématicien, astronome, mystique, ...

  Poutsos :  Personnage dionysiaque et farfelu ami d'Aristogènes.  
          PoutsoV   (Poutsos) = "Bite"

 

 Démocrite d’Abdères :    Philosophe  matérialiste.

On lui attribue la création de la théorie atomiste.

On dit qu’il riait tout le temps.

 

 Gymnosophistes : Mot à mot «  sages nus » . Nom donné par les grecs aux sages de l’Inde.

...et enfin pour ceux qui n'auraient ni vu ni lu aucune pièce d'Aristophane ( il y en a peut-être ? ) je tiens à préciser que le texte qui suit par rapport à ceux du poète comique grec, est digne de figurer dans la "Bibliothèque Rose" à côté des aventures de Oui Oui. .




Aristogènes : ( Pour lui )

Que vois-je ici paraître ? N’est-ce pas Pythagore ?

Mais que vient-il donc faire du côté  d’Épidaure ?

                                ( A Pythagore )

Salut divin penseur de la mathématique !

                                                            Embrassons nous Pytha  …t’as la barbe qui pique !

Que nous vaut ta présence en ces lieux médicaux ?

Souffrirais-tu ami de quelques vilains maux ?

 

Pythagore

Je viens chez Asclépios , je souffre de calculs,

Ils naissent dans ma tête  et sortent par mon cul,

Provoquant en passant des crises de coliques

Que le grand Hippocrate appelle « frénétiques »

 

Au port de Paléa lorsque j’ai débarqué,

 J’ai rencontré Poutsos que j’ai abandonné ,

 Sous un vieil olivier  afin de satisfaire

Un besoin naturel pour lui prioritaire.

 

Aristogènes

Je comprends, le Poutsos se tordait la boyasse,

Pour poser son étron il a trouvé la place,

A l’ombre douce et fraîche de l’arbre d’Athéna

Il pose gentiment en offrande un caca.

 

Pythagore

Tu n’y es pas du tout ami, ressaisis-toi

Tu connais le Poutsos surnommé « bite en bois »

Ayant « apecevu » une jeune bergère

Il l’a vite entreprise, et d’abord par derrière.

C’est en la retournant pour devant la verger

Qu’il a vu, qu’il avait enculé un berger !

Dans le ruisseau sacré il fait des ablutions

Pour purifier un peu son noble goupillon.

 

Mais dis-moi cher ami et ampélosophiste

Ce qui t’a mis ici au milieu de ma piste ?

 

Aristogènes

Dans du vin de Bordeaux  j’ai cherché des oracles,

T’aurais vu le travail, ça valait le spectacle !

Cent soixante bouteilles de Pessac-Léognan,

De Graves, de Médoc, du rouge et du blanc,

Chacune dégustée avec modération ! 

( Je respecte tu sais toutes les traditions ! )

A la cent vingt cinquième Asclépios apparût

A la cent vingt septième il me montra son cul !

Or, j’avais avec moi la Pythie du quartier,

La grosse Lolita, experte du métier.

Comme je baladais ma main dans son corsage,

Elle me dit soudain :  « Pars en pèlerinage »

 

Pythagore

Mais que cherches-tu donc chez le dieu guérisseur ?

Souffres-tu du physique ou de peines de cœur ?

 

Aristogènes

En fait de maladie, mon ami, j’en ai une

Qui consiste à chercher à aller dans la lune.

A force de rêver face à l’astre des nuits

Contemplant la rondeur pâle de ce beau fruit

Toujours le nez en l’air et la main  égarée

Sur les rondeurs lunaires d’un beau cul velouté,

Mon esprit fatigué a quitté ma raison

Et dans le firmament a construit sa maison.

Vois-tu mon vieux Pytha, en un mot : je débloque !

Et pour me protéger, pas le moindre pébroque !

Je suis d’abord allé, là où la pythie est,

Et la grosse m’a pris tout de suite en pitié, **

Écoutant ma requête, mon appel au secours,

Émaillé tout au long de vilains calembours.

Elle m’a dit « Aristo », viens là pour que je gratte,

Avec délicatesse ton cul d’aristocrate.

Ton problème de lune,  j’en  suis fort convaincue,

N’est en réalité qu’un problème de cul.

A travers les rondeurs de l’astre sélénite

C’est l’image de fesses qui constamment t’excite,

Ton esprit vagabond est maintenant piégé

Entre deux hémisphères chauds tendres et douillets,

Va donc voir Asclépios, tu sais où il habite,

Il te délivrera et détendra ta bite.

Voilà cher Pythagore ce qui m’amène ici.

 

Pythagore

 Je comprends ta douleur mon honorable ami ,

J’ai connu moi aussi ces terribles symptômes,

Un jour chez Démocrite,… à Abdère,… un saint homme !

Et le fier atomiste, rieur invétéré,

M’a sorti de la lune où je me prélassais.

Me traitant de crétin, d’idiot, de cornichon,

Il m’ a dit :  « Cher Pytha, pense un peu aux nichons !

Échappe toi ami des deux sphères culières,

La femme a des appâts devant, tant que derrière ».

Et ainsi, le disciple des doux gymnosophistes

Éleva mon esprit.   Toi, l’ampélosophiste,

Suis le même chemin, et pas besoin des dieux,

Viens,   découvre avec moi la beauté d’autres cieux.

Aristogènes
Merci, à toi Pytha, noble enfant de Samos,
Guérisseur valeureux à l'égal d'Asclépios,
En deux mots je comprends, je saisis et je pige
Qu'Aphrodite n'est pas seulement callypige. 


(..... à suivre )


***  Oui, je sais, avec de telles rimes, je me ferme les portes de l'Académie française. Tant pis pour eux, ils ne m'auront pas !


Cet article d'une grande portée poétique et culturelle est dédié en priorité à Martine Z. pour la première partie et à Sophie et Günther pour la partie théâtrale.   








Vous pouvez directement envoyer vos lettres d'indignation ou vos insultes à:

aristogenes@aliceadsl.fr

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