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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 07:50

En cette période électorale la question des banlieues revient régulièrement dans les propos de tous les candidats. Chacun a sa proposition pour résoudre le problème, mais aucun ne cherche à comprendre comment on en est arrivé là. Comme Aristogènes n'est pas ( encore ) enseigné à Sciences-Po, les politiciens ne comprennent pas le fond du problème, qui a pourtant été abordé par notre ampélophilosophe dans une de ses fables.

LE RAT ET LES CAILLES

Dans la campagne froide balayée par le vent,

Et couverte de neige, errait un rat des champs.

Sous un buisson touffu, un instant il s'abrite,

Pour réchauffer ses pattes et dégeler sa bite.

C'est alors qu'il remarque, blotties contre la mousse,

Dix cailles silencieuses, la onzième qui tousse.

"Onz'cailles ! " dit le rat qui avait de l'esprit.

"On s'caille , ça c'est sûr !" disent les oiseaux gris.

"Je vais vous réchauffer mes petites mignonnes"

Il s'approche, les serre et bientôt les trombonne,

Et après onze coups tirés entre les plumes,

Le bon rat réchauffé s'en va seul dans la brûme.

C'est ainsi que plus tard au fond d'un nid douillet,

Des sortes de batards, un beau matin son nés.

Comme on ne leur trouvait aucun nom qui leur aille,

On se contenta donc de les nommer "Rats-cailles".

Le peuple des campagnes ne les acceptant pas,

Ils partirent en ville, se disant que là-bas,

Dans les grandes cités ils seraient acueillis.

De la ville pourtant, furent aussi bannis,

Alors pour s'installer ils n'eurent plus qu'un lieu,

Et les rat-cailles se posèrent en banlieue.

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Dominikos - dans ampelosophisme

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