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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 09:10

  Le bonheur est dans le prêt.

 

La période de crise que nous traversons a peut-être ( sûrement  ) quelques effets positifs. Parmi ces effets, un qui ne me semble pas être le moindre, est le fait de développer la notion de prêt au détriment de la notion de propriété.

Emprunter plutôt que posséder, voilà une bonne façon de faire des économies. D'où la prolifération des initiatives telles que le "Vélib" parisien, le "VCub" bordelais, ou des nombreux sites d'échanges, de propositions de prêts, ou encore d'achat d'occasion sur Internet. 

La nécessité serait-elle la mère de la sagesse.  

Prêt

 

 Si on se prête les objets, nous allons nécessairement consommer moins d'objets neufs, donc à terme la demande va baisser et  la production va décroître.

 

Mais si l'économie est bien "l'ensemble des activités humaines relatives à la production, à la distribution et à la consommation des richesses" le développement du prêt ne risque t-il pas de renforcer la crise économique ?

 

En même temps on peut penser que si c'est notre système économique actuel, le libéralisme économique, qui sur valorise la notion de propriété, qui est à l'origine de cette crise  non seulement économique mais surtout sociale, pourquoi ne pas essayer d'en changer ?

 

Le problème c'est que pour mettre fin au libéralisme économique vous allez me dire qu'il faut faire une révolution, et qu'aujourd'hui on trouve assez peu de révolutionnaires dans le monde ! Et puis une révolution c'est violent et ça aboutit souvent à une autre forme de société inégalitaire. 

 

Alors ? 

 

Alors remplaçons peu à peu le mythe du bonheur par la propriété par la pratique du bien être par la location. 

 

Et faisons la révolution en douceur  !!! Propriété Location 

Et puisqu'il faudra moins produire nous pourrons remplacer le slogan

"Travailler plus pour gagner plus" par "Travailler moins pour vivre mieux".  

En guise de conclusion ( provisoire) je livre à votre réflexion ces quelques lignes par lesquelles débute "Le droit à la paresse"de Paul Lafargue publié en 1880.

 

Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie  traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui depuis des siècles torturent la triste humanité. Cette folie, c'est l'amour du travail, la passion moribonde du travail poussée jusqu'à l'épuisement des forces vitales de l'individu et de sa progéniture. Au lieu de réagir contre cette aberration mentale, les prêtres, les économistes, les moralistes, ont sacro-sanctifié le travail.

 

 

« Paressons en toute chose, sauf en aimant et en buvant, sauf en paressant. » (Citation de Lessing (1721 - 1781 ), reprise par Paul Lafargue)

 

Doit-on introduire "Le droit à la paresse" dans les programmes scolaires ?

 

 Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

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