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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 21:00
         Ampélophilosophie
                    
ou
           Ampélosophisme 
 

On me pose encore des questions sur le sens du mot "ampélosophisme". 
Juste en dessous du titre " L"ampélosophisme est un humanisme" il y a, à gauche, un rectangle intitulé Pages    et dans ce rectangle Qu'est-ce que l'ampélosophisme ?  Alors cliquez dessus et avec un peu de chance vous aurez la réponse.

Ceci dit, je précise encore que je n'ai pas vraiment inventé ce mot. Il existe en grec

moderne le mot ampelofilosofia  ( = ampélophilosophia ) qui veut dire pseudophilosophie ou plus familièrement philosophie de bistrot ou philosophie de comptoir. ( voir ci dessous ).  
 
   Comme on me dit aussi parfois que mes articles sont un peu compliqués, alors j'ai décidé de vous faire aujourd'hui un tout petit article dans le genre "philosophie de comptoir" à la portée de tous les neurones. Je vais donc me contenter de vous livrer quelques aphorismes d'Aristogènes, pensées profondes nées du cerveau du brillant philosophe après la consommation de quelques vénérables flacons de produits des vignes du bordelais ou d'ailleurs, l'ampélosophisme étant kaqolikoV (catholicos) c'est à dire dans son premier sens:  "universel"   


Donc voici en vrac quelques unes des dernières pensées de notre ampélosophiste.

Pour emmerder l'homme Dieu a créé l'argent et la femme.
Pour emmerder la femme Dieu a créé l'homme et les cartes routières.


Mieux vaut fréquenter ses ennemis que ses amis; on risque moins d'être déçu.
Celle là elle est dédiée particulièrement aux socialistes affligés par la direction de leur parti et aux catholiques affligés par les positions de Pape... et aux autres.

Du coureur de fond au fourreur de cons il n'y a qu'une foulée que le marathonien franchit allègrement.


Si les dinosaures n'avaient pas disparu il y a 100 millions d'années, l'homme n'avait aucune chance d'apparaître ...et la terre était sauvée.
Il y a bien quelques paléontologues  qui vont me faire remarquer que la disparition des dinosaures n'a eu lieu qu'il y a seulement 65 millions d'année. Alors je leur réponds que moi, je fais de l'ampélopaléontologie à chronologie souple.

J'aime les vrais crétins. En leur présence je me sens moins con.

Si tu es attaqué au canon de 75 et que tu ripostes avec des aiguilles à tricoter, la guerre sera plus vite finie.

Le vainqueur d'une guerre est-il celui qui est "mort au champs d'honneur" ou celui qui en est revenu vivant ? La question mérite débat.

J'adore le ski. C'est en creux et ça glisse.

Les femmes s'épilent pour être plus séduisantes alors que les hommes adorent voir des femmes à poil !

Si après avoir composé un numéro de téléphone sur un appareil sans fil,  ça ne répond pas vérifie que tu n'a pas composé ton numéro sur la télécommande de la télé.
Moi, ça m'est arrivé il y a quelques jours et je vous assure qu'on ne peut pas téléphoner avec la zapette.

Avant de remplir la cocotte minute de légumes finement coupés, d'eau, de sel et d'épices, vérifie que tu n'as pas laissé le tourniquet du sifflet au fond de la cocotte.
Là aussi je parle d'expérience, ...

Je suis certain que les critiques envers notre Président de la République sont très exagérées. En fait nous ne le connaissons pas assez et c'est pour cela que nous avons du mal à percevoir toutes ses qualités. La preuve: Carla est amoureuse de lui et pas de moi ! 

  En 2010 ça va aller mieux, la tension sociale va faiblir, surtout à partir de la fin du deuxième trimestre. Le 11 juin débute la coupe du monde de foot en Afrique du Sud.




Et si on profitait de la crise pour changer
radicalement notre mode de vie. Faire de 2009 "L'AN 01" rêvé en 1972 par Gébé, Cavanna, Doillon...  
















Et si les soixante-huitards étaient devenus des vieux cons de bourgeois ?
Vieux, oui.
Bourgeois, peut-être.
Con ? Vous croyez ? 

Bon, alors pour conclure je vous livre
le syllogisme d'Aristogènes

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Dominikos
7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 17:20

       Le nouveau capitalisme


Parmi les sujets de conversation tendance, il y en a un  qui me semble bien être rentré depuis quelques temps dans le " Top 10 ", c'est l'économie.

Ne vous inquiétez pas, le foot reste toujours en tête des sujets préférés des Français, mais quand même, si le cul est encore en bonne place,  le 4X4 décline, la Star'Ac se plante, et les dernières tendances de la mode ainsi que les malheurs de Britney Spears ne font plus recette que chez quelques apprenties coiffeuses, et encore uniquement celles qui ne se sont pas orientées vers ce métier d'art après trois ou quatre ans passés sur les bancs d'une université sans décrocher le moindre diplôme.

Mais le problème avec l'économie, c'est que ça demande un minimum de culture pour tenir des propos sensés sur le sujet.

"Pas du tout !" me fit remarquer mon voisin et ami Pascalou à qui je faisais part de ma réflexion. Le but de la conversation de bistrot n'est pas de tenir des propos sensés mais de créer par une conversation animée, du lien social. Ce qui compte c'est les affirmations péremptoires, les intonations, les éclats de voix biens placés.
On peut donc aborder l'économie comme le foot.

" T'as vu ce con de Domenech ! Quelle pipe ce mec ! Il a fait jouer Abdel Michelet en milieu défensif et il a laissé Christophe Ben Zaoui sur le banc ! Non mais je rêve ! "

"Putain, t'as raison, et  Mamadou Zylberski, il est pas bon Mamadou Zylberski ? Alors ? Alors ?  Alors ?   Hein ?  Ben oui !  Et voila ! "

Bien sûr j'en sais quelques-uns parmi vous qui vont trouver qu'on est un peu loin du style oratoire et de l'éloquence d'un Démosthène lançant ses "philippiques" devant les citoyens d'Athènes médusés, mais ça a quand même une certaine allure...surtout après le quatrième pastis.

D'ailleurs, si on ne devait débattre que de ce que l'on connaît on aurait dans les bistrots de France et de Navarre une ambiance aussi déchainée que dans une boum chez les carmélites. Et si on cherchait à comprendre ce que l'on ne connaît pas alors là, ça voudrait dire que nous, les adultes, nous avons gardé une curiosité d'enfant. Car il n'y a que les enfants ( les petits, je veux dire ceux de la "maternelle" ) qui posent les bonnes questions.

 















Remarquez que quelque chose me dit que même ceux qui ont l'air d'être informés ne le sont peut-être que partiellement. Je lis dans le "Nouvel Obs" du 2 avril " Le capitalisme a ainsi cessé d'être économique pour devenir financier et il a donc perdu sa fameuse capacité d'autorégulation."
Et puis je lis ( ou plutôt je relis ) ailleurs: " Ce qui caractérisait l'ancien capitalisme, où régnait la libre concurrence, c'était l'exportation des marchandises. Ce qui caractérise le capitalisme actuel, où règnent les monopoles, c'est l'exportation des capitaux."

Tout le monde insiste là dessus, "Ce qui caractérise le capitalisme actuel, c'est l'exportation des capitaux, c'est les échanges financiers."
Le capitalisme n'est plus uniquement un système d'organisation de la production de richesses fondé sur la libre entreprise, la propriété privée des moyens de production, la libre concurrence, ... ( tous ces principes qui sont en fait ceux du libéralisme économique ) mais il est devenu un moyen de gagner de l'argent en faisant des opérations financières qui consistent à faire circuler très rapidement des capitaux autour de la planète et le plus souvent à ne faire circuler que des "écritures".
Donc, on est bien d'accord, le capitalisme est devenu financier.

Moi, il y a juste un petit truc qui me chiffonne. On a l'impression de découvrir que le capitalisme est devenu financier avec cette crise partie des Etats-Unis.
Alors là je me dis qu'on nous prend pour des cons.
Vous savez de qui est le deuxième texte:
" Ce qui caractérisait l'ancien capitalisme, où régnait la libre concurrence, c'était l'exportation des marchandises. Ce qui caractérise le capitalisme actuel, où régnent les monopoles, c'est l'exportation des capitaux."

C'est de Lénine et ça a été écrit à Zurich en 1916 il y a donc 93 ans.

C'est la première phrase du chapitre IV du petit livre intitulé "L'impérialisme, stade suprême du capitalisme" .

Alors il y a quand même un moment qu'on nous avait mis en garde !

Oui, je sais, Lénine c'est pas très tendance depuis quelques années. Je dois bien dire qu'il n'est pas pour moi non plus un modèle, une référence absolue. Mais quand même c'est comme dans la pensée de Marx, il faudrait peut-être filtrer l'eau du bain pour ne pas jeter le bébé avec !!!

Bon, enfin, moi ce que j'en dis, je ne suis pas économiste, au mieux juste un modeste ampélosophiste.

Tiens à propos d'ampélosophisme. J'ai trouvé la pub ci-dessous dans ma boite à lettres ce matin. Sur le coup, en voyant l'image je me suis dit qu'un nouveau groupe ampélosophiste nous faisait de la concurrence. Et puis non, après avoir retourné le prospectus, ( maintenant en français on dit un "flyer" ) je me suis aperçu que ça provenait des "Témoins de Jéhovah". Alors j'ai juste un peu bidouillé la pub.
Ainsi le soir du 9 avril, veille du Vendredi Saint, on se fait une petite libation ampélosophiste à tout ce qui nous tient à coeur. Et puis le 10, le 11, le 12, le 13,... on recommence...

A la votre !




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Dominikos
2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 16:15
    Y'a qu' la foi qui sauve.


La foi chrétienne n'est incompatible ni contradictoire avec l'usage de la raison.

Moi, en ces temps de crise, je me tourne vers Thomas d'Aquin, ( 1225 - 1274 ) intellectuel napolitain ( Oh, venez pas chipoter, Aquin - Aquino - c'est pas loin de Naples !!! ) dominicain, universitaire, qui a cherché à concilier la foi et la raison en s'appuyant sur la philosophie réaliste d'Aristote. Canonisé en 1323, ( vous pouvez donc l'appeler Saint Thomas d'Aquin ) ses restes reposent au couvent des Jacobins à Toulouse depuis 1369.

Pourquoi cet élan mystique me direz-vous ?

Non, mais vous avez vu le bordel ambiant ?

Et les 20 Géniaux ( c'est le sens de l'expression "G 20" ) qui sont en train de vouloir nous faire croire qu'ils vont enrayer la crise et moraliser le capitalisme.

Moraliser le capitalisme !!!  C'est à se les prendre, se les tordre et se les mordre, comme disait mon grand-père qui était philosophe... et souple.
Même Mamie Fermarin ça la fait rigoler ! ( Vous vous souvenez de Mamie Fermarin j'espère ? )

"Ne vous en faites pas, la crise est passagère, ça va repartir en 2010, peut-être même fin 2009"  qu'ils nous disent.

Bon alors, moi, quand j'entends ça je préfère croire au ciel, ça me semble tout compte fait plus réaliste.
Le problème c'est qu'au ciel ça ne va pas tellement bien non plus. Dans l'article précédent nous remarquions que ce cher Benoît XVI désoriente même bon nombre de catholiques par ses prises de positions, parfois encore plus acrobatiques que celle du Kamasutra. Tiens, pas plus tard qu' hier, j'ai eu une vision, un flash, une révélation. C'était juste après le vernissage d'une exposition de peinture sur le thème de l'eau. 
Pour un ampélosophiste, c'est quand même un comble d'aller à une expo sur l'eau !  

  Comme vous allez le voir
même  Dieu et son fils sont inquiets à propos du locataire actuel du Vatican.

 Je vous livre ma révélation en image.


Bien sûr je me dis qu'en faisant des blagues de ce niveau là sur le ciel, je suis en train de compromettre sérieusement mes chances d'aller au paradis. Mais depuis que Christian ( nom chrétien pas excellence ) m'a offert "Les péchés capitaux" d'Arkas, maître grec de l'humour, j'ai une autre vision de l'enfer, et je me dis que ça ne doit pas être si mal, d'autant que je vais y retrouver ce cher Aristophane avec qui on aura toute l'éternité pour rigoler.
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Dominikos
20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 12:30
      Le monde comme il va.

Depuis 40 ans après chaque grande manif ou après tout grand mouvement social, la presse nous annonce "un nouveau mai 68". 
A mon idée il n'y aura pas de nouveau mai 68, enfin,... sûrement pas cette année. 

Et le Pape ! 

Chez les catholiques, c'est comme chez les socialistes. Le plus gros sujet d'inquiétude est le fonctionnement de la direction du mouvement ! Mais jusqu'où ira le Pape dans ses propos et ses décisions qui désorientent  bon nombre de fidèles à l'exception des plus "fidèles" d'entre-eux ( comme Sainte Christine B. ).
Au Vatican, on craint le pire comme par exemple :


 
A bientôt...

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Dominikos
16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 08:46

     Une histoire de trou du cul

Depuis quelques temps je n'ai plus très envie d'écrire, mais là devant un tel évènement, je ne pouvais pas rester sans réagir.

De quoi s'agit-il ?

De la fusion de la Caisse d'Epargne et de la Banque Populaire ?
Mais non.
De la nomination de François Pérol un pote du Président à la tête du nouveau groupe financier ?
Sûrement pas. Dans tout système politique ou toute organisation sociale, depuis la nuit des temps, ceux qui ont du pouvoir choisissent leurs potes pour occuper des postes à responsabilité. Et ne me dites pas que la "cooptation" ( certains appellent ça "le piston" ) est une pratique du secteur privé et n'existe pas également dans l'administration. Pourquoi voulez vous que ça change ?

Du nouveau maillot des cyclistes de l'équipe "Caisse d'Épargne" soulignant un peu trop la philosophie ultra-libérale et le désir de vaincre à tout prix qui préside désormais le groupe ? 

 Vous n'y êtes pas du tout !

Je veux parler du scandale provoqué par l'humiliante défaite du XV de France 34 à 10 face aux Anglais.

Quelle honte !

Je pensais à la fin du match: "Comment peut-on se laisser écrabouiller comme ça par ces trous du cul de rosebeefs ! " 

C'est l'expression "trous du cul de rosebeefs" qui tout à coup m'a inspiré une petite réflexion propre à sauver l'honneur...enfin ... ce qu'il en reste.

Vous souvenez-vous de la triste histoire survenue au royal trou du cul du solaire souverain Français, Louis XIV en 1686 ?

Non ? Alors c'est que vous n'avez pas eu un prof d'histoire à la hauteur ( du trou du cul royal ).

Petit rappel.

On découvrit en 1686 que le roi Louis XIV souffrait d'une fistule anale, dont l'état était aggravé par les nombreux laxatifs qu'il prenait. 
On chercha tout d'abord à le guérir par un remède classique.
On procéda comme pour une expérience scientifique: plusieurs patients souffrant du même mal furent envoyés dans diverses stations thermales. Pendant un an, quatre hommes ont dû boire des eaux sulfureuses à la station thermale de Barèges pendant que quatre autres buvaient des eaux salines à la station de Bourbonne-les-Bains. L'expérience s'avéra peu concluante
Le médecin du roi essaya ensuite un onguent contre les fistules, onguent inventé par un moine qui n'était même pas membre de la corporation. Le mécontentement du médecin fut tempéré par le fait que cet onguent se montra aussi sans effet.
La seule solution était une opération. Charles- François-Félix, le chirurgien royal, n'avait jamais opéré une fistule de sa vie. Tout d'abord, il s'exerça sur des malades des hospices de Paris. Entre temps, on inventa un bistouri d'argent (nommé depuis"bistouri à la royale").
Le 18 novembre 1686, à sept heures du matin, l'opération eut lieu dans la chambre du roi à Versailles. Les seuls spectateurs étaient Madame de Maintenon, Louvois, ministre de la Guerre, Le père La Chaise, les médecins Daquin, Fagon et Besnières, ainsi que quatre apothicaires dont le rôle était de maîtriser le patient.
Tout les faits et gestes du chirurgien furent consignés par écrit: Félix fit deux incisions au bistouri et huit incisions avec une paire de ciseaux. Le roi ne tressaillit jamais, ni ne proféra un seul mot. Son rythme respiratoire même ne changea pas - ( selon le compte rendu écrit ).
 Le soir même, Louis insista de tenir un conseil. Le jour suivant, il recevait des ambassadeurs, alors que visiblement il souffrait. Et ses souffrances n'étaient pas près de se terminer. Félix ne voulait pas que les plaies guérissent trop rapidement. Il procéda encore à d'autres opérations les 8, 9 et 10 décembre. Ce n'est que le 11 janvier que roi put effectuer sa première promenade dans le parc de l'Orangerie.

Et alors, me direz-vous, quel rapport entre la fistule anale de Louis XIV et le fait que les anglais soient des "trous du cul" ?

Ne soyez pas impatients, nous y voilà .

Pendant sa convalescence, le roi visita le cloître de Saint Cyr. En l'honneur de la visite du prestigieux monarque, les religieuses firent composer une cantate intitulée "Dieu sauve le roi".
Dans l'assistance, ce trouvait un spectateur anglais. Il aima tant la musique et les paroles de ce cantique qu'il les prit en note.
De retour en Angleterre il traduisit le texte qui devint l'hymne national "God save the King" .

Si vous ne me croyez pas vous pouvez toujours vérifier, mais je vous assure que cette histoire est authentique.

http://www.uqtr.ca/~bougaief/Elderhostel/Poeme/louis-xiv-fr2.html

Alors quand je vous disais que ce Rosebeefs étaient des trous du cul !

Petite pub qui n'a rien à voir avec ce qui précède.

Je n'ai jamais fait de pub sur ce blog, mais là j'avais vraiment envie de dire tout le bien que je pense d'un petit resto sympa à Bordeaux.
Il s'appelle "TENDANCE GUYANE" . C'est 22 rue des Augustin (près de la Place de la Victoire derrière le Lycée Montaigne ) Tel 05 56 92 85 28 . 

Cuisine excellente ( Cuisine créole, délicieuse sauce au piment servie à part  pour ceux qui ont les papilles trop sensibles ) acceuil chaleureux, sourire garanti, et naturel. ( Je veux dire que ce n'est pas un sourire professionnel appris dans un lycée hôtelier, les patrons et Elodie le week-end, sont vraiment des gens sympas. )
Alors allez-y, moi c'est vraiment mon coup de coeur.

Et en plus ils ne savent même pas que je parle d'eux sur mon blog !


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Dominikos
13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 20:04

         Amour ampélosophiste
                                  
Depuis quelques semaines le blog est en jachère.
Bon, c'est comme ça.
"Quand on n'a rien à dire le mieux est encore de fermer sa gueule"disait Diogène. Enfin, s'il ne l'a pas dit il l'a certainement pensé, à moins que ce soit encore une citation d'Aristogènes ?
Allez, à bientôt sûrement.
Et n'oubliez pas d'arroser la Saint Valentin.

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Dominikos
17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 19:30
   C'est pas gagné !

A la demande générale ( ou presque ) je vous livre la scène II du premier acte de cette comédie toujours dans le bon goût d'Aristophane, commencée dans l'article précédent.
Cette scène est inspirée entre autres choses, par l'éditorial de Jean Daniel dans le "Nouvel Observateur" de cette semaine qui évoque l'intervention militaire d'Israël à Gaza et ses conséquences en France. 

"Les représentants des grandes religions, de leur côté, viennent de prendre l'initiative d'inciter ensemble leurs fidèles à renoncer à toute violence. Les intellectuels ont un rôle considérable à jouer dans cette épreuve. Ce rôle est clair: il s'agit de montrer à l'opinion arabe qu'il y a de nombreux Français juifs hostiles à l'intervention israélienne à Gaza, et de montrer à ces derniers qu'il y a de nombreux Français musulmans qui exècrent le Hamas. La paix est un bien trop précieux pour la laisser entre les seules mains des religieux. D'autant qu'à la fin des fins il s'agit d'une chose et d'une seule:  obtenir la fin du massacre des innocents."

Alors vous pensez bien qu'Aristogènes et Pythagore ne sont pas les derniers à réfléchir sur le rôle des intellectuels dans la société !
D'où la scène II que je vous offre tout de suite juste après vous avoir précisé :
en argot grec, aggouri ( angouri ) = concombre, désigne  le sexe masculin.   

Bien entendu il est conseillé d'avoir lu la scène I dans l'article précédent avant de lire la scène II.

 

Pythagore

 

Ah, Poutsos mon ami, te voila revenu

Le concombre* lavé, purifié,  détendu. 


 

Aristogènes

 

Savais-tu, toi, Poutsos que les mathématiques

Pouvaient avoir aussi un effet cathartique ? 

En quelques mots choisis , Pytha, savant ami,

M’a guéri  à jamais de mon grain de folie,

Et il me proposait toujours avec passion

De m’expliquer ici sa dernière invention.


 

Poutsos

 

Zim boum boum tagada, j’adore les savants

Leurs discours sont pour moi comme des lavements.

Lorsque depuis trois jours je me sens constipé

Un intellectuel sait me faire chier,

Mieux que les devinettes de notre vieil Œdipe

Le discours intello me libère la tripe.

Je t’écoute Pytha, qu’as-tu donc inventé,

Le string en "La mineur" pour les concerts de pets,

Ou bien le rot à l’ail qui monte jusqu’aux cieux

Pour aller y flatter les narines des Dieux ?


 

Pythagore

 

Point du tout cher Poutsos, j’ai créé une table

De multiplication, pratique et confortable.
 

 

Poutsos

 

Une table ? Pytha,  tu faiblis, tu régresses,

Il y a bien longtemps que je pose les fesses

De la belle Ophélia, avant de la trousser,

Sur une table en bois où pour se trémousser

Elle est à la hauteur absolument parfaite.

C’est ainsi que souvent je lui souhaite sa fête.

La table, ce n’est pas toi qui l’as inventée,

Pythagore, mon vieux, cesse de te vanter !


 

Pythagore

 

Tu n’y es pas Poutsos, ma table elle est divine,

Et assez éloignée des tables de cuisine

Elle permet des calculs de simple arithmétique
Les multiplications …


 

 Poutsos

 

                        … c’est pas très érotique !

Tu cherches à m’embrouiller avec tes beaux discours

Tu me prends pour un sot, un crétin, un balourd !

Tu te présentes à moi en ami véritable,

Et tu veux m’expliquer ce que c’est qu’une table ?


 

Pythagore

 

Reprenons au début, j’ai dû mal m’exprimer

C’est un outil, vois-tu,  ce que j’ai inventé,

Ça n’a pas quatre pieds, ...c’est plutôt ... un tableau,

Qui comporte des chiffres,... ou bien des numéros,

Et qui d’un seul regard donne la solution

D’un produit appelé : la multiplication.


 

Poutsos

 

Mais c’est idiot ta table ami,... ou ton tableau,

On  n'y peut rien écrire, il n'est même pas beau,

Toi et Aristogènes, intellos de malheur,

Vous êtes je vois bien de vils usurpateurs !

Vous vous gargarisez avec de beaux discours

Qui pourrissent la vie. Mieux vaut faire l’amour.

Je vous laisse j’ai vu près des lauriers en fleurs

Une jeune brunette aux gentilles rondeurs.


 

Aristogènes

 

Ah mon pauvre Pytha qu’il est donc difficile,

De tenter d’élever l’esprit des imbéciles,

Crois-tu donc que ce soit vraiment une utopie

De vouloir instaurer la vraie démocratie ?

Celle où les citoyens éduqués, responsables

 Instruits et réfléchis, devenus raisonnables,

Pourraient  tenir enfin leur destinée en main ?

Je crois mon cher ami que ce n’est pas demain.


 

Pythagore

 

Pour éclairer le peuple, souvent je me le dis,

Il faut bien plus que le phare d’Alexandrie,

Oui mais peut-être un jour, qui sait,… dans dix mille ans ?


 

Aristogènes

 

En ces temps nous n’aurons plus jamais mal aux dents …

 

 

                                         ( à suivre...)


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Dominikos
10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 10:00

         Jeu de construction
                         ( de soi )



Petit rappel:

Ego est un substantif tiré du pronom personnel latin ego (« moi »). Il désigne généralement la représentation et la conscience que l'on a de soi même.
L'ego de chaque individu se construit peu à peu.
 






Depuis qu'Aristogènes est le héros d'une pièce de théâtre, il est reconnu dans la rue, dans les lieux publics, il est devenu une star. En conséquence, il lui arrive parfois d'avoir  l'ego qui enfle...







...enfin, je devrais plutôt dire qu'il avait parfois l'ego qui enflait un peu...










...mais il y a quelques jours, dans un café chic d'Athènes sur Léophoros Panépistimiou ( Avenue de l'Université )...

          ...la suite est en images...























Vous ne saviez pas qu'Aristogènes était devenu un héros du théâtre hellénico-herbivore* ?
Alors rapidement juste un extrait d'une pièce intitulée "Objectif lune", écrite et jouée par Aristogènes lui même. 
*Herbivore désigne ici les habitants de l'Herbe ( Lège - Cap-Ferret )

Afin de profiter au mieux de toute la finesse de ce petit extrait de la pièce inspirée d'Aristophane, il faut savoir:

 Que la scène se déroule à Épidaure dans le sanctuaire d'Asclépios, dieu
guérisseur.

  Pythagore:  Philosophe, mathématicien, astronome, mystique, ...

  Poutsos :  Personnage dionysiaque et farfelu ami d'Aristogènes.  
          PoutsoV   (Poutsos) = "Bite"

 

 Démocrite d’Abdères :    Philosophe  matérialiste.

On lui attribue la création de la théorie atomiste.

On dit qu’il riait tout le temps.

 

 Gymnosophistes : Mot à mot «  sages nus » . Nom donné par les grecs aux sages de l’Inde.

...et enfin pour ceux qui n'auraient ni vu ni lu aucune pièce d'Aristophane ( il y en a peut-être ? ) je tiens à préciser que le texte qui suit par rapport à ceux du poète comique grec, est digne de figurer dans la "Bibliothèque Rose" à côté des aventures de Oui Oui. .




Aristogènes : ( Pour lui )

Que vois-je ici paraître ? N’est-ce pas Pythagore ?

Mais que vient-il donc faire du côté  d’Épidaure ?

                                ( A Pythagore )

Salut divin penseur de la mathématique !

                                                            Embrassons nous Pytha  …t’as la barbe qui pique !

Que nous vaut ta présence en ces lieux médicaux ?

Souffrirais-tu ami de quelques vilains maux ?

 

Pythagore

Je viens chez Asclépios , je souffre de calculs,

Ils naissent dans ma tête  et sortent par mon cul,

Provoquant en passant des crises de coliques

Que le grand Hippocrate appelle « frénétiques »

 

Au port de Paléa lorsque j’ai débarqué,

 J’ai rencontré Poutsos que j’ai abandonné ,

 Sous un vieil olivier  afin de satisfaire

Un besoin naturel pour lui prioritaire.

 

Aristogènes

Je comprends, le Poutsos se tordait la boyasse,

Pour poser son étron il a trouvé la place,

A l’ombre douce et fraîche de l’arbre d’Athéna

Il pose gentiment en offrande un caca.

 

Pythagore

Tu n’y es pas du tout ami, ressaisis-toi

Tu connais le Poutsos surnommé « bite en bois »

Ayant « apecevu » une jeune bergère

Il l’a vite entreprise, et d’abord par derrière.

C’est en la retournant pour devant la verger

Qu’il a vu, qu’il avait enculé un berger !

Dans le ruisseau sacré il fait des ablutions

Pour purifier un peu son noble goupillon.

 

Mais dis-moi cher ami et ampélosophiste

Ce qui t’a mis ici au milieu de ma piste ?

 

Aristogènes

Dans du vin de Bordeaux  j’ai cherché des oracles,

T’aurais vu le travail, ça valait le spectacle !

Cent soixante bouteilles de Pessac-Léognan,

De Graves, de Médoc, du rouge et du blanc,

Chacune dégustée avec modération ! 

( Je respecte tu sais toutes les traditions ! )

A la cent vingt cinquième Asclépios apparût

A la cent vingt septième il me montra son cul !

Or, j’avais avec moi la Pythie du quartier,

La grosse Lolita, experte du métier.

Comme je baladais ma main dans son corsage,

Elle me dit soudain :  « Pars en pèlerinage »

 

Pythagore

Mais que cherches-tu donc chez le dieu guérisseur ?

Souffres-tu du physique ou de peines de cœur ?

 

Aristogènes

En fait de maladie, mon ami, j’en ai une

Qui consiste à chercher à aller dans la lune.

A force de rêver face à l’astre des nuits

Contemplant la rondeur pâle de ce beau fruit

Toujours le nez en l’air et la main  égarée

Sur les rondeurs lunaires d’un beau cul velouté,

Mon esprit fatigué a quitté ma raison

Et dans le firmament a construit sa maison.

Vois-tu mon vieux Pytha, en un mot : je débloque !

Et pour me protéger, pas le moindre pébroque !

Je suis d’abord allé, là où la pythie est,

Et la grosse m’a pris tout de suite en pitié, **

Écoutant ma requête, mon appel au secours,

Émaillé tout au long de vilains calembours.

Elle m’a dit « Aristo », viens là pour que je gratte,

Avec délicatesse ton cul d’aristocrate.

Ton problème de lune,  j’en  suis fort convaincue,

N’est en réalité qu’un problème de cul.

A travers les rondeurs de l’astre sélénite

C’est l’image de fesses qui constamment t’excite,

Ton esprit vagabond est maintenant piégé

Entre deux hémisphères chauds tendres et douillets,

Va donc voir Asclépios, tu sais où il habite,

Il te délivrera et détendra ta bite.

Voilà cher Pythagore ce qui m’amène ici.

 

Pythagore

 Je comprends ta douleur mon honorable ami ,

J’ai connu moi aussi ces terribles symptômes,

Un jour chez Démocrite,… à Abdère,… un saint homme !

Et le fier atomiste, rieur invétéré,

M’a sorti de la lune où je me prélassais.

Me traitant de crétin, d’idiot, de cornichon,

Il m’ a dit :  « Cher Pytha, pense un peu aux nichons !

Échappe toi ami des deux sphères culières,

La femme a des appâts devant, tant que derrière ».

Et ainsi, le disciple des doux gymnosophistes

Éleva mon esprit.   Toi, l’ampélosophiste,

Suis le même chemin, et pas besoin des dieux,

Viens,   découvre avec moi la beauté d’autres cieux.

Aristogènes
Merci, à toi Pytha, noble enfant de Samos,
Guérisseur valeureux à l'égal d'Asclépios,
En deux mots je comprends, je saisis et je pige
Qu'Aphrodite n'est pas seulement callypige. 


(..... à suivre )


***  Oui, je sais, avec de telles rimes, je me ferme les portes de l'Académie française. Tant pis pour eux, ils ne m'auront pas !


Cet article d'une grande portée poétique et culturelle est dédié en priorité à Martine Z. pour la première partie et à Sophie et Günther pour la partie théâtrale.   








Vous pouvez directement envoyer vos lettres d'indignation ou vos insultes à:

aristogenes@aliceadsl.fr

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Dominikos
7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 19:00

      Le mythe de l'éternel retour



En 2009 vous allez voir, ça va changer !
Qu'est-ce qui va changer ?
Mais tout ! La crise mondiale va avoir l'effet d'un électrochoc sur l'humanité et ses dirigeants, et le monde va glisser lentement sur les chemins de la sagesse qui vont nous mener enfin au paradis sur terre.
D'ailleurs le brave peuple ne s'y est pas trompé lui qui a fêté au champagne des Champs Elysée à Los Angeles, De Sydney à Montréal, de Pékin à Gaza, ... ( non, pas à Gaza, mais c'est une exception), de Pékin à Rio, l'arrivée de la nouvelle année.  

           2009 sera l'année de la sagesse.

Fini le capitalisme sauvage qui ruine les travailleurs et les petits épargnants.
Fini tous les fanatismes religieux ou autres, et place aux Lumières de la Raison.
Fini les blagues stupides sur les dirigeants du monde, pour essayer de cacher notre incapacité à pouvoir faire de vraies propositions politiques, économiques ou sociales.
Fini ....

                     ...ou pas ?

Car enfin, comment se fait-il que chaque année le monde entier ( ou presque ) fête le passage à la nouvelle année en se réjouissant de voir se terminer une année de merde et de voir naître une nouvelle année qui enfin apportera à tous prospérité, joie, bonheur et volupté ?

En réalité la réponse est plus subtile que celle du cochon d'Aristogènes.

Il semble bien que l'homme qui vit sa vie dans le temps réel, ou temps historique, qui est linéaire, c'est à dire que l'on ne peut le parcourir que dans un sens, sans revenir sur le passé, ait tendance à se réfugier à certains moments de son existence dans un temps religieux ou un temps mythique qui lui, est circulaire et qui se renouvelle sans cesse. 
 
Mais là je vous renvoie au livre de Mircéa Eliade: "Le mythe de l'éternel retour" .
Voici un extrait d'un commentaire de cet ouvrage.

"Au sujet du passage du temps, on peut voir que le moment le plus significatif de l'année est certainement la célébration du Nouvel An.
En tant que période de transition, le passage au Nouvel An reprend un modèle cosmogonique, celui du passage du Chaos au Cosmos : la Création. Tout ce qui a eu lieu avant cette nouvelle Création est détruit (p.ex. les péchés sont annulés grâce à l'expulsion d'un bouc émissaire). Mircéa Eliade nous donne l'exemple de l'akitû (Nouvel An babylonien) lors duquel le Chaos était symboliquement recréé afin d'être mieux aboli par la répétition de la Création. Cette reconstitution permet à l'homme de participer activement à la cosmogonie puisque, comme lors des autres rites archétypaux, il quitte le temps profane et est transporté jusqu'aux temps de la Création."

En quelque sorte, en célébrant le rite du passage à la nouvelle année nous participons symboliquement à une nouvelle création du monde. Le passé est effacé, tout reprend à zéro, tous les espoirs nous sont permis, et nous nous souhaitons plein de bonnes choses sauf aux gens que nous n'aimons pas à qui nous souhaitons d'avoir le cul qui pèle et de ne pas pouvoir se gratter !

Bon, alors nous ne sommes donc pas sortis de la pensée archaïque et religieuse de nos lointains ancêtres préhistoriques ?
( Juste après la période Bonobo - voir article précédent -)
Ben, il faut croire que non. Il y a bien quelques individus dont la raison en acier inoxydable ne laisse pas de prise aux manifestations rituelles archaïques, ( à ce qu'ils en pensent eux mêmes ) ...mais ils sont rares.
Remarquez que la religion si souvent critiquée, elle a aussi ses bons côtés. Comme le faisait remarquer un philosophe néo platonicien du IIIème siècle ( je crois que c'était Porphyre de Tyr mais vous pouvez vérifier si ça vous intéresse ) la religion c'est la philosophie mise au niveau du grand public.  Moi, je vous traduit l'idée comme ça de mémoire.

En clair:
La philosophie c'est pour les gens intelligents et cultivés comme vous et moi.

La religion c'est pour les autres beaucoup plus cons que nous, qui ne peuvent pas comprendre les subtilités de la pensée philosophique et qui sont, il faut bien le dire, la grande majorité de la population.
C'est pour ça que toutes les sociétés ont eu des religions !

Ah! Là je vois que vous suivez bien la pensée de Porphyre !

Alors les religions elles racontent avec de jolies histoires d'où on vient et où on va donc elles donnent du sens à l'existence humaine, et c'est quand même chouette de se dire quand on a un boulot chiant, un petit chef pervers, des gosses trop gâtés qui ne foutent rien à l'école, une femme ( ou un mari c'est selon...) qui ne s'intéresse qu'à "Desperate housewives" ( ou au foot c'est selon aussi... ), un chat qui perd ses poils, des voisins à qui tout réussit et qui viennent encore de changer de voiture ( les cons ! ) ( mais leurs fils aîné serait pédé que ça m'étonnerait pas ! ), le percepteur qui vient de vous envoyer un redressement fiscal complètement imaginaire, votre grande fille qui est tombée amoureuse d'un arabe, juif, goy, noir, blanc, ( au choix ) , bref heureusement que votre religion vous dit que Dieu vous aime et que dans l'au delà il vous accueillera auprès de lui, sinon il faut avoir la sagesse et le stoïcisme de Marc Aurèle pour tenir le coup sans tomber dans la dépression.

Et puis les religions ça donne le sens du sacré.


Le sacré, c'est ce qu'il faut absolument respecter, sinon le malheur "vous tombe dessus avec la soudaineté d'une épidémie de vérole sur le bas clergé espagnol" comme disait ma grand mère qui était philosophe ( et qui connaissait bien le bas clergé espagnol )  


Donc on peut sans doute dire que sans les religions qui ont donné aux peuples  les règles de bases qui ont permis aux sociétés de se structurer, aucune société, donc aucune civilisation n'aurait pu se développer sur la terre. Ensuite une religion, c'est comme un outil, c'est comme l'histoire du marteau dans l'article
" Diable" du 11/02/2008. 






Le marteau, comme la religion, est un bon outil dont l'utilisation semble à priori à la portée de la grande majorité de la population.








Le problème c'est l'utilisation plus ou moins judicieuse que l'on fait de l'outil.

Et quand ça foire, ce n'est pas forcement  la faute du marteau...


...et mes amitiés aux nouveaux ampélosophistes d'Alsace et d'ailleurs...

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Dominikos
16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 16:10

   Le singe est-il devenu con ?

Préambule:  Dialogue relatant une rencontre entre Aristogènes et Socrate dans une rue d'Athènes ou une ruelle du village ostréicole de l'Herbe ( Lège - Cap-Ferret ), le lieu ayant en fait peu d'importance.


Socrate.
Bonjour à toi Aristogènes, ami de mes amis donc ami de moi même.

Aristogènes.
Salut à toi accoucheur des idées, obstétricien des âmes, personnification du génie humain, sage parmi les sages, et seul philosophe dont la lecture des oeuvres ne m'a pas donné de migraines.

Socrate.
A ce que l'on dit, le but de ta philosophie, l'ampélosophisme, est identique au but que je recherche moi même, à savoir la recherche et la mise à nu de la Vérité.
Quel bonheur pour moi de pouvoir échanger quelques idées avec toi.

Aristogènes.
Attention Socrate. Je dois te mettre en garde. Les ampélosophistes mentent systématiquement, et je suis ampélosophiste...

Socrate.
Très drôle ! Mais j'ai bien compris ! Si les ampélosophistes mentent systématiquement, tu viens donc de me mentir, et la vérité est par conséquent le contraire de ce que tu as dit, c'est à dire : "les ampélosophistes disent systématiquement la vérité !"

Aristogènes.
Tu as raison Socrate, comme toujours....mais si comme tu viens de le remarquer, "les ampélosophistes disent systématiquement la vérité", en te disant " les ampélosophistes mentent systématiquement" je t'ai menti ! ....ou pas ...?

Socrate.
Oh, Aristogènes tu m'embrouilles ! Entrons dans cette taverne pour nous éclaircir l'esprit autour d'une bouteille d'ouzo.


Ce petit préambule avait juste pour but d'introduire la réflexion du jour dont le titre est un hommage à Cavanna

  Le singe est-il devenu con ?

                     ou

  La véritable histoire ampélosophiste
       des origines de l'humanité



"L'homme est né libre, et partout il est dans les fers."
C'est par cette constatation que Jean-Jacques Rousseau commence son ouvrage politique "Du Contrat Social". En d'autres termes, pour Rousseau l'homme préhistorique était "un bon sauvage" qui vivait librement en harmonie avec la nature, et la civilisation l'a aliéné...borné, lié, subordonné, assujetti à la chose générale, par le développement de l'Etat, ( adaptation libre d'une pensée de Stirner) et Proudhon comme en écho, ajoute: " Le gouvernement de l'homme par l'homme c'est la servitude". " Quiconque met la main sur moi est un usurpateur et un tyran. Je le déclare mon ennemi".

Alors, l'homme était-il vraiment plus libre avant "la civilisation", le gouvernement, l'Etat ? La vision de Rousseau n'est-elle pas un peu simpliste ? Comment vivaient donc les premiers hommes ?
Les anthropologues préhistoriens répondent de manière très prudente à cette question, mais nous les ampélosophistes ne sommes pas soumis au regard inquisiteur de l'université ou de l'académie ! Nous pouvons donc donner libre cours à notre pensée.

Observons donc les Bonobos. 

      Mais pourquoi les Bonobos ?

Les Bonobos sont des singes de la famille des Hominidés et de l'ordre des primates.
98% des gènes contenus dans leurs chromosomes sont identiques à ceux de l'homme ! (Ce qui suggère un lointain ancêtre commun )
Donc même si on sait que l'homme ne descend pas du singe, mais que l'homme et le singe ont un ancêtre commun, il ne semble pas trop abusif de comparer le mode de vie des bonobos à celui des tout premiers hommes.

Observons le comportement des Bonobos.
La société des Bonobos est égalitaire et paisible, et plutôt matriarcale.
Les femmes commandent,
c'est déjà une preuve de bon sens aurait dit Aristophane ( mais pas Démocrite !!! )
D'autre part le point fondamental de leur organisation est que le comportement social des Bonobos est entièrement ordonné par la sexualité.

Les Bonobos ont, en moyenne, des contacts sexuels toutes les 90 minutes !

Ils sont les seuls animaux, à part l’homme, qui font l’amour face à face. Ils expérimentent toutes les positions possibles et imaginables, s’adonnent couramment à la masturbation, se roulent des patins invraisemblables et, bien qu’ils ne pratiquent pas l’inceste, tous les bonobos mâles et femelles s’intéressent indifféremment aux individus des deux sexes.



Les Bonobos ne sont pas homosexuels mais pansexuels.

Quand des chimpanzés se trouvent devant de la nourriture, ou devant un objet qui les attire, ils se le disputent et se battent, puis ils font la paix en se posant un baiser sur la bouche. Mais les Bonobo, eux, se disputent exceptionnellement. Lorsqu’ils sont devant de la nourriture, ils s’invitent mutuellement à une activité sexuelle puis, une fois les tensions apaisées, ils partagent la nourriture. Bref, ils préfèrent toujours l’amour à la guerre.
Ils pratiquent "le sexe convivial"
http://martinwinckler.com/article.php3?id_article=792

Alors, peut-être pas si naïf que ça Rousseau avec ses "bons sauvages" ?

Mais alors, comment  le singe est-il devenu con ?



C'est en cherchant à devenir intelligent que le singe et devenu con !
Et le responsable c'est lui, là, à gauche, le mec avec sa gueule de rocker scandinave des années 70 !

SALAUD RAHAN !

  En effet c'est au cours du paléolithique que l'homme commence à fabriquer des outils en pierre taillée, il y a environ 1,5 millions d'années. Et à partir de là ça ne s'arrête pas.
Fini les galipettes, tout le monde au boulot !
Non seulement le paléolithique voit l'invention des outils mais peu à peu des techniques de chasses collectives apparaissent. Elles nécessitent des organisations sociales plus complexes, un renforcement de la hiérarchisation dans les groupes humains. Pendant que le groupe des chasseurs se les gêle  toute la nuit dans le froid en guettant le passage des troupeaux de mammouths ( ou d'escargots, il en faut plus pour faire un casse croûte, mais c'est quand même bien moins dangereux à capturer), le chef, reste bien au chaud dans la caverne sous prétexte qu'il est le seul à savoir bien prier pour la réussite de la chasse, mais en réalité c'est pour se taper Jocelyne la femme de ce con de Jeannot, le plus acharné des chasseurs !
A mesure que la civilisation se développe, l'âge d'or s'éloigne.


... mais il ne l'a pas attrapé...

Alors de la hache en pierre taillée au couteau à huîtres en passant la pelle à tartes, la lunette astronomique, la lunette des WC, la pendule à balancier, le pendule de Foucault, le four à micro-ondes, l'ordinateur portable, ... l'homme a inventé tout un tas de trucs sensés lui simplifier la vie, et qui en réalité l'ont rendu esclave du travail. Dans les sociétés antiques ça pouvait encore aller, seule une partie de la population était esclave et donc travaillait. Mais on arrête pas le progrès, et bientôt c'est toute la population de la terre qui fut soumise au travail donc à l'esclavage. D'ailleurs en grec moderne le mot "TRAVAIL"  doulia  (doulia) vient directement du mot "ESCLAVE" douloV (doulos).

Et puis pour faire fonctionner ces sociétés de plus en plus complexes on a inventé des lois, des règlements, des codes civils, des codes de la route, des tribunaux, des systèmes politiques, des gouvernements... et des écoles pour formater les futurs adultes de ces "sociétés supérieures" où il n'est plus question de passer son enfance à s'amuser et à glander comme chez "les sauvages", et surtout l'homme a crée des religions.

Mais l'étude des religions  ça mérite bien un nouveau chapitre.


...et caché dans la mémoire collective des peuples de la terre il y a enfoui au fond de l'inconscient, le vague souvenir de l'âge d'or où nous étions tous des Bonobos.

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Dominikos

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