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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 09:35

"Les parfums, les couleurs et les sons ..."

"La nature est un temple où de vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles:

L'homme y passe à travers des forêts de symboles

Qui l'observent avec des regards familiers."

 

Trois semaines en Martinique en février.

Je découvre. J'observe l'environnement, l'environnement m'observe. "Correspondances", le poème de Beaudelaire, me vient souvent à l'esprit. Je garde cette impression pour moi comme une sorte de refuge.

Je pense aux correspondances entre le climat, les paysages, l'histoire, la population, l'architecture, l'activité économique, les traditions locales ... d'où ce poème de Baudelaire qui tourne en boucle.

 

Comme de longs échos qui de loin se confondent

Dans une ténébreuse et profonde unité

Vaste comme la nuit et comme la clarté,

Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

 

Correspondances
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Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,

Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,

- Et d'autres corrompus, riches et triomphants.

 

Correspondances
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Ayant l'expression des choses infinies,

Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,

Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

Correspondances
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C'est tout.

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Dominikos
14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 08:09

Liberté ?

 

"Les gens exigent la liberté d'expression pour compenser la liberté de penser qu'ils préfèrent éviter".  Sören Kierkegaard.

 

Aristogènes guidant le peuple à la conquête de la liberté !

(Si cette magnifique illustration vous fait penser à un tableau de Raphaël ou de Léonard, ... vous devez peut-être réviser vos connaissances en histoire de l'art.)

Vive la Liberté !

Crète, 1889. L'île est occupée par les Turcs depuis le XVIIème siècle. Parallèlement à la guerre d'indépendance grecque du XIXème siècle les mouvements d'insurrection contre les Turcs se développent en Crète. L'écrivain Crètois Nikos Kazantzakis raconte l'histoire d'un vieux berger illettré qui demande à son petit fils de lui apprendre à écrire avant de mourir.

" - Je n'ai plus beaucoup de temps, mon Thrassaki et je me suis mis dans la tête de réussir. Maintenant, le moment est venu, écoute mon secret. Tu sais pourquoi j'ai voulu apprendre les lettres à mon âge ? Pour lire tu crois ? Penses-tu ! A cent ans, je sais tout et je ne sais rien. Mon idée, c'était autre chose.

- Autre chose ? Quoi, grand-père ?

- Que tu m'apprennes à écrire une chose, une seule.  Thrassaki, je ne veux pas mourir avant d'apprendre à l'écrire.

- Quelle chose ?

- Une phrase crètoise. Tiens, mets ta petite main dans la mienne et guide moi. Apprends-moi à écrire ces mots, et l'aieul baissa la voix: "La Liberté ou la Mort".

Nikos Kazantzakis " La Liberté ou la Mort" Livre de Poche - Page 550.

 

 

Vive la Liberté !

La défense de la liberté semble être un thème sur lequel il y ait consensus dans notre société.

Mais de quelle liberté parle t-on ?

La liberté de posséder de grands pouvoirs pour gouverner ou exploiter les autres ?

La liberté de s'enrichir prônée par le libéralisme économique selon la célèbre formule de Guizot "Enrichissez-vous !"

La liberté d'agir sans contraintes dans une société où par nécessité il y a des contraintes ?

La liberté d'exprimer ses opinions quelles qu'elles soient, fondées ou non ?

La liberté de pouvoir s'informer afin de mettre ses opinions à l'épreuve des opinions et des arguments des autres?

La liberté sexuelle ?

La liberté de protéger notre confort de la convoitise des étrangers qui veulent eux aussi vivre dans un pays libre ?

La liberté de faire l'amour dix fois par jour ... ou dix fois par an ... c'est selon ...

La liberté de priver certains de liberté "Pas de liberté pour les ennemis de la liberté" - Saint-Just.

La liberté religieuse ?

La liberté de ne pas avoir de religion ?

La liberté de choisir les gens qui nous gouvernent ?

La liberté de nous gouverner directement sans représentants élus ?

La liberté de faire de l'humour et de rire sur tous les sujets ?

La liberté de passer des vacances d'hiver au soleil sur une plage tropicale ? (avec un verre de ti-punch ?)

... etc ... on pourrait en écrire des pages.

Une brève recherche nous entraîne à la rencontre de la pensée de Platon, Cicéron, La Boétie, Descartes, Spinoza, Montesquieu, Rousseau, Voltaire, Diderot, Kant, Hume, Hegel, Toqueville, Marx, Bakounine, Arendt, Alain, Aristogènes et tant d'autres ...

 

 

Vive la Liberté !
Vive la Liberté !
Vive la Liberté !

Ceci étant dit, en cette période agitée, il nous faut pourtant bien défendre la liberté, même si nous ne mettons pas tous le même sens derrière ce terme non ?

Vive la Liberté !

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

 

Avis aux lecteurs. Des obligations diverses ne vont pas me permettre d'écrire de nouveaux articles pendant quelques semaines. Reprise des chroniques ampélosophistes vers le début du mois de mars ... en principe.

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Dominikos
28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 12:13

Le changement c'est maintenant.

Le 26 janvier 2012 le mage François a proclamé au Bourget devant des milliers de Français ébahis  "Le changement c'est maintenant !"

Et il avait raison le mage.

Pour changer, ça change ... dans la continuité du quinquennat précédent.

Donc en cette période de voeux, ne nous privons pas d'en faire, afin que ce bel élan de changement ne s'arrête pas tout de suite.

Voeux.

Je vous souhaite aussi à tous un super réveillon.

Bon bien sûr si vous êtes SDF, Syrien, ou Tibétain (Tiens on ne parle plus des Tibétains. Bof, ils sont passés de mode !) ça va être un peu plus difficile. Ne vous en faites pas, nous les riches, on pense à vous ! Bonne année !

Cette image et toutes celles qui suivent sont recyclées. J'ai juste changé les légendes.

Cette image et toutes celles qui suivent sont recyclées. J'ai juste changé les légendes.

Et puis même si on n'a pas beaucoup de fric, il y a des loisirs pas chers.

 Attention: Si t'es vieux, moche, isolé et toujours de mauvais poil, ça va être plus difficile.

Voeux.

Surtout, ne pas succomber à la peur engendrée par le terrorisme.

Voeux.

Reprendre confiance dans l'action de nos représentants politiques qui font tout leur possible pour que la situation s'améliore ausi bien dans le domaine social que sur le plan climatique.

Voeux.

Donc il n'y a pas de raison de ne pas se souhaiter une bonne année ?

Voeux.

Mais c'est vrai qu'il y a des moments où ...

Voeux.

... c'est juste un coup de blues passager ...

Voeux.

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

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Dominikos
21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 07:38

Contribution à l'approfondissement de la notion de dérapage en paléoanthropologie

Fantaisie darwiniste

Existe-t-il des vers de terre cons ?

Il me semble que cette hypothèse est très peu probable. Si vous avez des informations scientifiques contraires à ce sujet, vous pouvez me les transmettre et me traiter d'ignare, je l'aurai bien mérité !

Donc je subodore, sauf erreur de ma part, que la connerie est une caractéristique de l'homme. Peut-être est elle également parfois présente chez quelques espèces animales "évoluées" comme les primates, ou certains mammifères ? Quoi qu'il en soit on n'a jamais vu à ma connaissance un animal dépenser son énergie physique et intellectuelle pour autre chose que des réalisations  vitales pour la conservation et la perpétuation de son espèce. L'homme par contre depuis la nuit des temps, gaspille sa vie (pourtant courte, et il en a conscience !) (ou pas ?) à créer des trucs et des machins de plus en plus sophistiqués qui bouffent son temps, ses forces, et le placent dans la dépendance du système qu'il a créé lui même ... pour son bonheur ! (Peintures ou gravures rupestres, pyramides, temples divers et variés pour honorer les dieux, bâtiments officiels des monarchies ou républiques toutes plus ou moins tyraniques, automobiles, stades de foot, ... jusqu'aux armes les plus élaborées pour "défendre la civilisation" allant de la kalachnikov à la bombe à guidage laser)

C'est à en faire tordre de rire le premier ver de terre venu.

A quel moment l'homme s'est-il séparé de l'animal, (c'est à dire de la nature) pour entrer dans le monde fabuleux de la connerie ? Le dessin ci-dessus évoque l'hypothèse scientifique la plus vraisemblable. (j'espère que tout le monde est d'accord, je ne pense pas que l'on puisse trouver plus scientifique que ça.)

 

Sauvegardons la planète. Suivant les directives de la COP 21, je recycle mes propres dessins.

Sauvegardons la planète. Suivant les directives de la COP 21, je recycle mes propres dessins.

Un magnifique petit livre "Le philosophe qui n'était pas sage" présente à peu près les idées (scientifiques, je vous le rappelle !) exposées ci-dessus sous la forme d'un roman, lecture à la fois agréable et rafraichissante pour l'esprit.

Fantaisie darwiniste
Fantaisie darwiniste

Laurent Gounelle est également l'auteur de "L'Homme qui voulait être heureux" , ouvrage que j'ai cité dans mon article du 27 octobre dernier "Le lapin et le baobab" ... que vous n'avez bien sûr pas manqué de lire !

Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos humains, animaux grégaires comme ces braves ovins mais souvent "mai pecs coma lou bestial" (1) comme aurait (à peu près) dit ma grand-mère qui était philosophe.

Pour accepter d'être emmerdé non seulement par la possession sans cesse croissante d'objets, mais en plus par des lois, des règlements, des contraintes sociales, des inégalités croissantes qui font qu'actuellement 1% des plus riches possédent plus de 50% des richesses de la planète...
http://www.challenges.fr/economie/20150119.CHA2310/ces-1-qui-detiendront-bientot-50-de-la-richesse-mondiale.html

 ... l'homme a inventé un truc génial qui lui fait tout accepter ...

Qui a dit la télé ?

Mais non, je veux parler de: la religion.

Fantaisie darwiniste
Fantaisie darwiniste

Ne vous alarmez pas, Christopher Hitchens né en 1946, a été "rappelé à Dieu" en 2011, donc il ne risque plus d'écrire de nouveaux pamphlets contre les religions.

Si je vous cite cet ouvrage ce n'est pas pour une fois à cause de la grande admiration que je voue à son auteur. Je trouve ce livre bien documenté, amusant, mais pour être honnête, il me semble qu'on pourrait écrire de la même façon une apologie de la religion, (ah ? c'est déjà fait ?) en ne sélectionnant que les aspects positifs des diverses religions du monde. Non, si je cite Hitchens c'est juste pour essayer d'éclairer un peu tous les braves gens que j'entends de plus en plus ces derniers temps maudire l'islam et les musulmans en faisant l'amalgame entre islam et terrorisme et en ignorant (bien entendu, les pauvres, on ne leur a pas dit !!!) que le mot "jihad" qui a un sens complexe, désigne d'abord un effort sur soi même, un combat contre soi même pour devenir meilleur, pour accomplir le bien, pour fortifier sa foi.  Il y a au moins quatre formes de jihad dont la dernière peut prendre la forme d'une guerre défensive quand la voie de la négociation a échoué

Mais je me rends bien compte que cette information est irrecevable pour la grande majorité de ces personnes crédules qui se disent parfois athées mais croient dans la propagande officielle, et qui donnent à "jihad", le sens que lui donnent les terroristes... et les journalistes bien entendu ! (Quand je vous dis que les terroristes ont déjà gagné !)  S'ils avaient le courage de lire "DIEU N'EST PAS GRAND" ils auraient également des arguments pour maudire en plus de l'islam, le christianisme, le judaïsme, le bouddhisme et peut-être même le footbalisme !  

Serait-ce pour autant le début de la sagesse ? ...

En fait, pour moi, les religions sont comme beaucoup de créations humaines: bonnes ou mauvaises, ça dépend de la façon dont on les utilise. J'explique cela par "la parabole du marteau"

Fantaisie darwiniste
Ces dessins également sont recyclés. Ils doivent dater d'avant 2010.

Ces dessins également sont recyclés. Ils doivent dater d'avant 2010.

On termine en se souhaitant un joyeux Noël ?

Bon, mais on n'en parle pas à Christopher Hitchens, d'accord ?

Ah oui, il est mort !

Bon, alors JOYEUX NOËL !   

 

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

 

(1) "Mai pecs coma lou bestial" devrait donner en français "plus cons que le bétail", d'après ce qui me reste en mémoire du parler de ma grand-mère. Mais je ne doute pas que certains lecteurs plus érudits que moi en gascon me corrigent rapidement.

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Dominikos
14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 19:51

Bof...

Faut-il être un lèche-cul pour réussir en politique ?
Faut-il être un lèche-cul pour réussir en politique ?
Faut-il être un lèche-cul pour réussir en politique ?

C'est tout pour aujourd'hui.

 

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

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Dominikos
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 23:00

Les deux loups.

Il y a quelques jours un lecteur m'envoit le petit conte suivant. (1)

Un vieil indien explique à son petit-fils que  chacun de nous a en lui deux loups qui se livrent bataille.

Le premier loup représente la sérénité, l'amour et la gentillesse.

Le second loup représente la peur, l'avidité et la haine.

"Lequel des deux loups gagne?" demande l'enfant.

"Celui que l'on nourrit." répond le grand-père.

 

Ce conte aussi bref que profond m'a inspiré un petit dessin.

 

Amour et haine.

Ne vous inquiétez pas, je suis comme vous. Moi aussi face à la violence des terroristes, j'ai parfois envie de leur arracher les couilles à la fourchette à huîtres, sauf que je sais bien que la solution des problèmes humains n'est jamais dans la violence. Par contre ce que je constate c'est que sa propre violence, sa propre haine, détruit l'individu de l'intérieur. (Depuis largement plus de deux mille ans beaucoup d'autres l'ont constaté avant moi ... même de vieux indiens !)

A propos de fourchette à huîtres, je pense tout à coup que décembre est le mois des réveillons. Et un réveillon sans huîtres, c'est aussi con qu'un terroriste sans ceinture d'explosifs. - Ce n'est pas avec des pensées de ce niveau que je serai élu au fauteuil de René Girard à l'Académie Française. Tant pis !  -

Cette remarque sur les huîtres du réveillon se voulait être une pub pour mes copains ostréiculteurs du Bassin d'Arcachon, mais comme je suis quelqu'un qui élève la tolérance au niveau d'une valeur sacrée, je ne vois aucun inconvénient à ce que vous dégustiez des huîtres de Bretagne, de Normandie, de Bouzigues, de l'île de Ré ou de Marennes-Oléron.

Tiens, cette histoire d'huîtres me donne une idée. Dans le but de favoriser l'union de la nation française actuelle, je me propose d'inventer des recettes de cuisine syncrétiques, qui vont permettre de faire la fête tous ensemble quelle que soit notre origine ou nos croyances (ou absence de croyance)  religieuses. J'ai demandé un peu d'aide à Caelys,  jeune illutratrice pleine d'avenir.

http://caelys-illustrations.tumblr.com/

Première recette syncrétique: Le couscous aux huîtres.

Amour et haine.

Recette:   

Pour 4 personnes.

(Remarque: pour 772 personnes vous multipliez les proportions par 193)

1 kg de semoule

4 douzaines d'huîtres N° 3

...et après vous faites comme vous le sentez. Cette recette laisse libre cours à votre créativité.

Amour et haine.

Voyons, où est-ce que j'en étais ? Ah oui, "Dans le but de favoriser l'union de la nation française ... " Mais au fait, qu'est ce que la nation française ? En France notre conception de la nation remonte à un certain 14 juillet, et c'est pourquoi notre "Fête nationale" est depuis 1880 fixée le 14 juillet.

Qu'est-ce que tu dis ? Que je te prends pour un ignare ? Que tu sais très bien que notre fête du 14 juillet commémore la prise de la Bastille ? Ne te fâche pas, tu as raison. C'est vrai, tu es un ignare !

Quand en 1880 le député Benjamin Raspail propose le 14 juillet comme date de la fête nationale (certains proposaient le 22 septembre en souvenir du 22 septembre 1792, premier jour de la première République) il précise qu'il s'agit de faire référence au 14 juillet 1790 et non au 14 juillet 1789 jour de la prise de la Bastille. Et c'est bien en mémoire de ce jour qu'a été fixée officiellement la date de notre fête nationale. Attends, ne fais pas cette gueule, je t'explique (mais tu peux vérifier toi même si tu as des doutes).

Le 14 juillet 1790 a eu lieu sur le Champs de Mars à Paris, la Fête de la fédération qui avait pour but de symboliser l'union de la nation française.  C'est donc la première fête de la nation célébrée en France.

Talleyrand est le DJ (D pour "Défroqué" - c'est un prêtre défroqué, et J pour "Jureur" il est jureur de "la Constitution civile du clergé")  et La Fayette est l'animateur. Le Roi est présent. La Fayette fait acclamer par la foule "le roi, la loi et la nation".  

La Fayette et Talleyrand à la Fête de la Fédération le 14 juillet 1790

La Fayette et Talleyrand à la Fête de la Fédération le 14 juillet 1790

La nation est donc définie comme une communaté de gens qui indépendamment de leurs origines, de leur langue (on parle encore de nombreuses langues régionales, vous savez, celles que l'on appelle généralement du terme péjoratif de "patois"), ou de leurs croyances, respectent une loi commune.

Donc la nation définie par la Révolution française, ne repose pas sur "le droit du sang" mais sur "le droit du sol" et sur la volonté des français de vivre ensemble et de se reconnaître dans le respect d'une même loi.

Bon, enfin moi, ce que j'en dis ... je n'étais pas au Champs de Mars en 1790. Mais il me semble que pour avoir envie de vivre ensemble, il faut partager quelques valeurs communes, et quel meilleur moyen de faire vivre ces moments de partage que l'organisation de  fêtes populaires ?

Et qu'y a t-il de plus fédérateur dans une fête qu'un bon repas pris en commun ?

Alors à quand la fête du couscous aux huîtres ?

 

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

(1) Merci à Alain B.

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Dominikos
23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 19:49

A ma connaissance le mot symphorophilisme n'existe pas en français mais c'est avec joie que je l'offre à notre belle langue. (du grec symphoros = malheur et du préfixe philo voulant dire "qui aime"

Par contre le terme "symphorophilie" existe , mais le sens est un peu ... différent.

Faites vous-même votre malheur.

"Il était une fois au coeur de l'Europe un vaste empire. Il se composait d'une telle multitude de cultures si différentes les unes des autres que nulle solution de bon sens n'était jamais envisageable à un quelconque problème; de telle sorte que l'absurde devint le seul mode de vie possible. Ses habitants - les Austro-Hongrois, comme le lecteur l'aura sans doute deviné - acquirent donc une réputation proverbiale pour leur incapacité à affronter raisonnablement les problèmes les plus simples, mais aussi pour la faculté qui semblait la leur d'accomplir l'impossible comme par défaut. Ainsi un bel esprit a-t-il pu soutenir que l'Angleterre perdait toutes les batailles à l'exception des batailles décisives, tandis que l'Autriche perdait toutes les siennes à l'exception des plus désespérées. (Comment s'en étonner quand on sait que la plus haute distinction militaire était destinée à récompenser les officiers qui auraient su transformer une défaite en victoire de dernière minute par une quelconque action en opposition complète avec le plan de la bataille ?)"

Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)

Paul Watzlawick (1921 - 2007) est né en Autriche. Psychologue, psychanaliste, sociologue... , il est un des fondateurs de "l'Ecole de Palo Alto" en Californie. Théoricien de la communication, jusque là je n'avais lu de lui que  "La réalité de la réalité"(1978) "... la réalité est une illusion que nous passons notre vie à étayer fut-ce au risque considérable de plier les faits à notre propre définition du réel, au lieu d'adopter la démarche inverse." 

En ces temps de grandes mutations, (climatiques, économiques, sociales), (mais peut-être n'est-ce qu'une impression que j'ai de la réalité contemporaine ? ) la lecture de Watzlawick ne me semble pas superflue.

"De toutes les illusions, la plus périlleuse consiste à penser qu'il n'existe qu'une seule réalité. En fait, ce qui existe, ce sont différentes versions de la réalité, dont certaines peuvent être contradictoires et qui sont toutes l'effet de la communication et non le reflet de vérités objectives et éternelles."

Mais il est vrai que nous préférons parfois trouver des réponses que nous poser des questions. Dans ce cas une bonne piste à suivre est celle proposée par Mamie Fermarin.

 

Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)
Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)
Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)
Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)
Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)

Christophe André et Fréderic Lenoir vont vous donner des recettes, simples en apparence, mais peut-être pas toujours aussi simples qu'elles en ont l'air, pour vivre heureux, ou du moins le plus heureux possible.

Première recette, s'aimer soi même.

Ce n'est parfois pas aussi facile qu'on pourrait le penser à priori. Tous les psychologues psychiatres et psychanalystes nous expliquent par exemple que les terroristes sont d'abord des gens qui ne s'aiment pas !

Ils n'aiment pas les autres non plus ?

Oui, c'est sûrement vrai !

Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)
Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)
Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)

Aristogènes a donc peu de chances de devenir un terroriste !

 

Mais la question fondamentale à se poser est "Qu'est-ce que le bonheur ?"

Saint Augustin avait trouvé 289 opinions sur le bonheur. Et ce pauvre évèque d'Hippone ne connaissait ni le bonheur d'un pique-nique sur le "Pa Ni Pwoblem" dans un estey de l'île aux Oiseaux, ni la délicatesse des casserons de Myriam, ni la suavité des "Dunes Blanches" de chez Pascal le tout accompagné d'un verre (ou deux ?) de Château Ségur 2010. (et je ne vous parle pas du Ti punch avec Yannick). Si nous y ajoutons ... ( non, je n'ajoute plus rien ça serait trop long... et trop intime) nous arrivons facilement à plus de 300 définitions de bonheur.

Alors le bonheur ... ?

Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)

Et si le bonheur consistait d'abord à ne pas faire son propre malheur soi même par exemple en commençant à chasser les hyènes que nous avons parfois dans le coeur ? (voir article précédent du 27 octobre 2015)

 

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)
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Dominikos
14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 12:20

Faire violence au violent.

Le désir de vengeance.

Face aux actes de terrorisme, passé le premier temps de la stupeur et de la sidération, notre première réaction est sans doute celle de la vengeance.

Réaction tout à fait humaine, face à la barbarie de certains.

Cependant, s'il nous est possible de penser dans des moments de traumatisme et non de réagir de manière instinctive, pouvons nous nous demander si la vengeance est la réponse appropriée ?

"Faire violence au violent, c'est se laisser contaminer pas sa violence" écrivait René Girard dans "La violence et le sacré" en 1972. Que des terroristes parviennent à s'infiltrer sur notre territoire pour y commettre des attentats, c'est une réalité contre laquelle il est difficile de lutter, et chacun d'entre nous se sent assez démuni face à ce problème. Mais qu'ils parviennent à s'infiltrer dans notre esprit et notre coeur afin de nous contaminer individuellement, cela me semble être davantage de la responsabilité de chacun.

Mais je suis d'accord, il n'est pas facile non plus d'arrêter cette invasion.

Je voulais donc seulement tenter cette modeste remarque:

Si les terroristes pénètrent sur notre territoire, ils n'en sortiront pas forcément vainqueurs, par contre s'ils arrivent à pénétrer notre esprit, notre société s'effondre et ils ont gagné.

 

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

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Dominikos
6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 08:53

Je n'aime pas les saucisses.

"Toutes les bonnes choses ont une fin, seule la saucisse en a deux ..."

Je venais de commencer "Le fabuleux destin d'une vache qui ne voulait pas finir en steak haché" de David Safier, quand page 45 je tombe sur cette phrase prononcée par Giacomo, chat italien, un des protagonistes de ce roman picaresque et bovin.  

La violence et le sacré.

Cette phrase sublime m'interpelle immédiatement.

Parce que je n'aime pas les saucisses.

Ni même les "bonnes saucisses" comme me disent souvent des amis qui tiennent absolument à me faire déguster cette viande hachée et grasse, dont la vue me dégoute, l'odeur me répugne et le goût m'indispose au point d'avoir à l'âge de 10 ans voulu me convertir à l'islam quand j'ai vu à la cantine où l'on m'avait servi une grosse saucisse bien juteuse sur une purée liquide, et que mon copain Rabah assis à table en face de moi, avait dans son assiette une magnifique omelette. Je lui ai demandé qu'est-ce qui lui valait ce privilège, et il m'a juste répondu: "Moi, je suis musulman." J'ai immédiatement  compris la supériorité de l'islam sur le christianisme. Si on était musulman on ne mangeait pas de saucisse ! Cette condition m'a semblé suffisante pour me convertir.

Et puis vous savez ce que c'est, le temps passe, les parents ne prennent pas les projets mystico-charcutiers de leur gamin de 10 ans au sérieux, et voilà comment l'islam rate un nouveau fidèle. Mais nom de Zeus, j'espère que Dieu, quel qu'il soit, me pardonnera.

La violence et le sacré.
La violence et le sacré.
La violence et le sacré.
La violence et le sacré.

Alors mes amis, s'il vous plait, ne me faites pas violence en m'imposant vos saucisses. Merci.

René Girard aimait-il les saucisses ?

"Faire violence au violent, c'est se laisser contaminer par sa violence"

"Nous nous imaginons toujours que la différence entre le primitif (1) et le civilisé consiste en une certaine impuissance du primitif à identifier le coupable et à respecter le principe de culpabilité. C'est sur ce point que nous nous mystifions nous-mêmes. Si le primitif paraît se détourner du coupable, avec une obstination qui passe à nos yeux pour de la stupidité ou de la perversité, c'est parce qu'il redoute de nourrir la vengeance.

Si notre système nous paraît plus rationnel c'est, en vérité, parce qu'il est plus strictement conforme à la vengeance."

Les textes ci-dessus sont tirés du premier livre de René Girard que j'ai lu en 1972: "La violence et le sacré".  

Depuis, j'ai continué à suivre la pensée de cet historien, philosophe, professeur de littérature comparée à l'université californienne de Stanford ... et peu reconnu en France par les milieux universitaires. Il n'a été élu à l'Académie française qu'en 2005 à 82 ans. Il était temps !

 

La violence et le sacré.

René Girard est né à Avignon. Il est mort le 4 novembre aux Etats-Unis où il était installé depuis 1947.

J'avais une profonde admiration pour cet homme, tant pour sa grande culture et sa pensée, que pour le personnage lui même.

Je l'ai rencontré en 1991 au cours d'un colloque et j'ai eu l'occasion de discuter avec lui quelques minutes. Je lui ai parlé des ouvrages que j'avais lu de lui et de l'éclairage nouveau que sa thèse sur "la rivalité mimétique" avait donné à mon approche des sciences humaines.

A la fin de notre conversation il me serre la main et me dit:

"Je suis ravi de vous avoir rencontré."

J'éclate de rire et lui répond: "Non, c'est plutôt moi qui suis ravi de vous avoir rencontré !"

Et il insiste poliment en m'affirmant qu'il est toujours heureux de discuter avec ses lecteurs et que ces discussions sont pour lui très enrichissantes.

Voilà, les saucisses me restent sur l'estomac, et le départ de René Girard me reste sur le coeur.

Les médias ne nous ont pas parlé de sa disparition. C'était sans doute pour ne pas nous faire trop de peine ?

 

Correspondance:  aristogenes@aliceadsl.fr

 

(1) Le mot "primitif" chez Girard est employé dans le sens étymologique, c'es à dire "celui qui vient en premier" Il n'a rien de péjoratif.

 

Plus facile à lire que les oeuvres de René Girard, les bouquins de David Safier. Avant "Le fabuleux destin d'une vache  ... " j'avais déjà lu, "Maudit karma" et "Jésus m'aime". C'est délirant mais de temps en temps ça fait du bien, ça aide à digérer toutes les saucisses qu'on cherche à nous faire avaler.

 

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Dominikos
27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 10:25

Le lapin et le baobab.

L'installation d'un "Etat islamique" au Moyen-Orient, la Syrie, l'immigration massive vers l'Europe, le chômage, les inégalités, les difficultés pour réformer efficacement le système scolaire français, mon intolérance au rhum blanc agricole, (au fait, t'as pas vu mes clés de bagnole ?) le réchauffement climatique, ... bref, ce ne sont pas les sujets qui manquent pour faire un article.

Mais je trouve de plus en plus difficilement la motivation.

A quoi bon écrire ces petits billets d'humeur ?

Jusque là ça m'amusait et en ce moment, ça m'amuse de moins en moins.

Et puis je retrouve un vieux dessin d'Arkas.

Arkas pour ceux qui ne le connaîtraient pas est un auteur et dessinateur de BD Grec. (A ma connaissance il n'y a que les albums de "Perpette" qui sont publiés en français. J'en avais déjà parlé dans un article de juin 2008, mais tu n'étais peut-être pas là ?)

Faites vos contes.

Donc, je retrouve un ancien dessin d'Arkas.

Faites vos contes.

Traduction:

Tu es sûr que tu portes un préservatif ?

Naturellement !

 

Et ce dessin m'a fait penser aux électeurs Grecs déçus par Tsipras, aux électeurs Français déçus par Hollande après avoir été déçus par Sarkozy et avant d'être déçus par Marine, etc ...

Après chaque élection une bonne partie de l'électorat a la désagréable sensation de s'être fait baiser sans préservatif.

Euh ... la réflection est un peu vulgaire ? Oui, mais vous l'avez bien comprise, alors c'est l'essentiel. Au moins, là, vous n'allez pas m'écrire que j'emploie des mots trop compliqués ! Il faut savoir ce que vous voulez !

Faites vos contes.
Faites vos contes.
Faites vos contes.

Et dans un second temps, cette histoire de lapins me rappelle un conte africain que j'ai lu (ou entendu ?) il y a bien lontemps si bien que j'ai oublié d'où je le tiens. Alors je vous le raconte rapidement avec ce qu'il m'en reste en mémoire.

Il était une fois un lapin qui regagnait son terrier quelque part dans la savane. La chaleur de l'après-midi au coeur de la saison sèche était étouffante. En passant près d'un baobab, le lapin s'octroit une petite pause à l'ombre de l'arbre colossal.

Après quelques instants il ressent un tel bien être qu'il s'adresse au baobab. Bien sûr il sait que l'arbre ne l'entend pas, mais il est seul et tellement heureux de ce bref repos à l'ombre qu'il parle à haute voix.

- Vraiment Baobab tu es l'arbre le plus merveilleux de la savane. Sans toi ce pays serait un enfer. Ton ombre est douce et je pense que tous les voyageurs doivent te remercier pour ta générosité.

A ces mots le baobab se met à frissonner. Quelques frémissements, des cliquetis dans les branches, ses feuilles s'agitent et le lapin comprend que l'arbre l'entend.

Alors, il lève la tête, voit les fruits accrochés aux hautes branches, puis il poursuit:

- Il est vrai que ton ombre est très douce, mais je me demande si tes fruits ont la même douceur que ton ombre ?

Un fruit tombe alors juste à côté du lapin qui le déguste, se régale et se raffraichit.

- Je n'aurais jamais imaginé que tu sois aussi généreux. Avec autant de bonté envers le petit peuple de la savane j'imagine que ton coeur doit être de la même qualité que ton ombre et que ton fruit !

Un craquement se fait entendre. L'écorce du baobab se déchire, et il ouvre son coeur au lapin d'abord surpris puis émerveillé en découvrant le trésor qu'il a dans le coeur. Des pierres précieuses, des colliers, des boucles d'oreilles, des bracelets en or. Le coeur de l'arbre restant ouvert, le lapin prend délicatement une paire de boucles d'oreilles, et le baobab referme son tronc.

Le lapin le remercie encore puis regagne son logis.

Faites vos contes.

Il offre alors les boucles d'oreilles à sa femme et lui raconte comment il les a obtenues suite à sa rencontre avec le baobab.

La lapine très fière sort faire une promenade dans la savane pour montrer ses belles boucles d'oreilles.

Elle rencontre la hyène qui immédiatement lui demande où elle a eu de si splendides bijoux.

La lapine raconte alors l'histoire à la hyène qui aussitôt part ventre à terre vers le baobab.

Avant même de reprendre son souffle elle s'adresse au grand arbre.

"Vraiment baobab, tu es l'arbre le plus merveilleux de la savane ton ombre est douce..."

L'arbre frémit.

"... mais je me demande si tes fruits ont la même douceur que ton ombre ..."

Un fruit tombe à deux pas de la hyène qui le dévore en une seule bouchée.

" ... j'imagine que ton coeur doit être de la même qualité que ton ombre et que ton fruit !"

Le baobab ouvre son coeur.

La hyène se précipite dans le tronc béant pour s'emparer du trèsor. Le baobab effrayé referme immédiatement son coeur et la hyène ne doit la vie sauve qu'à un bond en arrière qui lui permet de ne laisser que quelques poils coincés dans l'écorce de l'arbre.

Depuis ce jour, le baobab n'a plus jamais ouvert son coeur à personne.

Beaucoup de gens sont comme le baobab, ils n'ouvrent jamais leur coeur.

De quelle hyène se souviennent-ils ?

 

Faites vos contes.

Même si aucune hyène n'empoisonne votre vie, je vous indique un petit livre merveilleux qui m'a été offert il y a quelques jours et que j'ai dévoré comme (... mais non, pas comme une hyène !) comme un plat de casserons préparés par Myriam.  

Ah, vous ne savez pas ce qu'on appelle ici les "casserons" ?

Et vous ne connaissez pas Myriam non plus ?

Bon, tant pis pour vous. Mais lisez "L'homme qui voulait être heureux" de Laurent Gounelle, (Editions Pocket). Vous allez voir, ça fait du bien.

Faites vos contes.

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

 

Je remercie encore ici les personnes qui le 5 octobre m'ont offert des livres ( j'en ai reçu 11) Je crois savoir qui m'a offert quoi, mais pour deux ou trois ouvrages j'ai quelques doutes.

J'ai déjà lu "La Religion" (951 pages) de Tim Willocks, un roman palpitant.

J'ai retrouvé mon enfance dans la collection que François Bon présente dans "Autobiographie des objets"

"L'Homme qui voulait être heureux" de Laurent Gounelle, une perle rare.

"Thomas Munzer, ou la guerre des paysans" (en cours de lecture) de Maurice Pianzola. Remarquable ouvrage d'histoire, on en reparlera. Didactique et passionnant.

"Je vais passer pour un vieux con" de  Philippe Delerm.  Du Delerm de bonne cuvée.

"L'Heptaméron" de Marguerite de Navarre. Brillant. Un régal. Je déguste à petite dose.

Pour les autres je n'ai pas commencé, J'ai de la lecture jusqu'à Noël.

Merci.

 

 

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Dominikos

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