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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 17:16

Le serpent qui se mord la queue.

Ouroboros

Réfléchir avec humour sur des sujets d'actualité qui n'ont vraiment rien de drôle  est pour moi ces derniers temps de plus en plus difficile.

La question du terrorisme en particulier, me semble d'une complexité qui dépasse mes capacités d'analyse. Pourquoi certains jeunes s'engagent-ils dans la voie de ce que l'opinion publique qualifie  généralement d' islamisme radical (cette expression a-t-elle du sens ?) qui les conduit à partir au Moyen-Orient faire le "jihad" (sans connaître véritablement le sens de ce mot) ou bien commettre des attentats dans lesquels ils vont le plus souvent laisser leur vie.

Ont-ils été rééllement convaincus par d'habiles "gourous" qu'ils atteindraient ainsi le paradis pour l'éternité ? Il est vrai que cette notion d'éternité est une vieille préoccupation de l'humanité et qu'on la trouve dans toutes les mythologies du monde (à ma connaissance), d'où le symbole quasiment universel de l'OUROBOROS.

De là à dire que le terroriste est quelqu'un qui se mord la queue est un degré dans l'analyse que je ne franchirai pas.  

 

Ouroboros

Ne se pourrait-il pas qu'une partie de notre échec à "comprendre" les motivations des terrosistes, vienne du fait que nous avons tendance à réfléchir à cette question de manière logique, alors que ces gens auraient plutôt une vision mythique du monde ? Un passage du livre " Mythe et Métaphysique" du philosophe  Georges Gusdorf (1912-2000. Note pour les amis du Cap-Ferret: il est enterré au cimetière d'Arcachon), me revient à l'esprit.

Page 45 - "Kierkegaard conte qu'on peut voir dans les rues de Copenhague un personnage qui, tout en se promenant, joue au bilboquet. Chaque fois qu'il a réussi à ficher la sphère de bois sur son support, il s'écrie: "Boum ! La terre est ronde"; et , poursuit Kierkegaard, "c'est vrai que la terre est ronde. Mais il n'empêche pas qu'il est fou".

Bon, vous avez peut-être des explications plus pertinentes sur la question du terrorisme ? Moi sur ce sujet, comme sur beaucoup d'autres, je suis un peu limité.

Ouroboros

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

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Dominikos
5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 07:55

De la félicité d'être esclave.

 

 

"C'est le peuple qui s'asservit, qui se coupe la gorge, qui, ayant le choix d'être serf ou d'être libre, quitte la franchise et prend le joug, qui consent à son mal, ou plutôt le pourchasse."

Etienne de La Boétie - "Discours de la servitude volontaire".

 

Quelque chose me dit qu'on pourrait remplacer la belle Jeanne-Emilie Baheux de Puysieux (ou Puyssieux?)  (1) en symbole de la liberté éclairant le monde à l'entrée du port de New York par une statue d'Aristogènes brandissant un verre de Pessac-Léognan dont la lumière rouge qui en jaillirait serait un symbole de l'illumination de l'esprit humain par l'esprit de la vigne.

Car en réalité, l'homme recherche-t-il vraiment la liberté, ou lui préfère-t-il l'esclavage ? A priori la question semble saugrenue.

Cependant la simple observation du monde contemporain et la lecture de La Boétie ou de Geoge Orwell ("La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force.") peuvent nous amener à reconsidérer la question.

Liebniz, Sartre et les autres.

Après une visite de la "Maison de la Canne" aux Trois-Îlets en Martinique, on ne se pose pas la question de savoir si "la liberté c'est l'esclavage" (ou si l'esclavage c'est la liberté). Le cadre est plus riant que celui de la colline de Buchenwald, mais on sort quand même de ce lieu de mémoire en se posant quelques questions sur la nature humaine.

http://www.esclavage-memoire.com/lieux-de-memoire/maison-de-la-canne-aux-trois-ilets-martinique-22.html

Si pour le maître, le fait de réduire certains de ses contemporains à l'esclavage peut s'expliquer par le désir d'une plus grande richesse, de plus de gloire, de briller au sein de sa propre société, par le mépris de celui qui a une autre couleur de peau,... tout ceci ajouté sans doute à beaucoup d'ignorance, de bêtise, d'absence de réflexion, de manque de compassion, en un mot "d'humanité" (si j'ose dire), il me semble bien difficile de comprendre la façon de penser de ces esclavagistes. On peut donc légitimement se demander pourquoi quelqu'un de libre pourrait désirer être esclave ?

 

"Le peuple s'asservit lui même" ?  Tu déconnes La Boétie ?

Et pourtant La Boétie ou Orwell ne déconnent pas.

Quel avantage l'homme (2) libre a-t-il sur l'esclave ?

L'homme libre peut choisir !

 

Liebniz, Sartre et les autres.
Liebniz, Sartre et les autres.
Liebniz, Sartre et les autres.

Mais il peut arriver qu'en usant sans grand discernement de sa liberté l'homme se mette en état de dépendance vis à vis d'une passion et qu'il ne soit de ce fait plus en capacité de choisir.

N'était-ce pas (peut-être de manière plus ou moins inconsciente) le but recherché ? On peut trouver confortable de se laisser guider, sans réfléchir ?

 

Autre approche de la question:

Liebniz (1646 - 1716) et Sartre (1905 - 1980).

Pour Leibniz "l'essence" (= ce que la chose est, ou ce que l'homme est) est prédéterminée par Dieu. Cette prédétermination de l'homme par Dieu réduit le champs des choix possibles qui lui sont laissés.

Pour Sartre, l'homme a le pouvoir de se transformer indéfiniment. Donc chaque homme réalise lui même sa propre "essence", d'où la célèbre formule de Sartre: "l'homme est condamné à être libre".

"Être libre" ne veut pas dire"obtenir tout ce que l'on souhaite tout de suite", mais plutôt, "pouvoir déterminer par soi même ce que l'on souhaite".

Vous suivez ? Bon, ne râlez pas, je vous ai laissé reposer les neurones depuis le mois de janvier !

OK, je vous fais un dessin !

 

Liebniz, Sartre et les autres.
Liebniz, Sartre et les autres.
Liebniz, Sartre et les autres.

Donc, choisir, est faire un acte fondamentalement humain, mais qui peut être générateur d'angoisse, surtout si notre éducation nous conditionne dès le plus jeune âge à obéir plus qu'à réfléchir, et si la société actuelle cherche beaucoup plus à nous divertir qu'à nous avertir. ("Divertir" voulant dire étymologiquement "détourner l'attention", ce qui est le contraire d'"avertir".  Notion déjà abordée dans un ancien article)

 La Boétie déjà condamne les « drogueries » : « Les théâtres, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs, les bêtes curieuses, les médailles, les tableaux et autres drogues de cette espèce étaient pour les peuples anciens les appâts de la servitude, la compensation de leur liberté ravie, les instruments de la tyrannie. »

Mon pauvre Etienne, si tu revenais, tu verrais les progrès réalisés au XXIème siècle. A ton époque, la crétinisation des masses était artisanale. Aujourd'hui avec la télé, les jeux vidéo, les portables, le foot, ... même les gens "défavorisés" (il n'y a plus de pauvres, de gueux, de miséreux, de clodos, mais des gens défavorisés - au pire, des SDF - au XXIème siècle) ont droit aux espaces de rêve anesthésiant. Magnifique !

Et puis sur le plan politique, c'est comme à ton époque Etienne. Même si la démocratie à remplacé la monarchie de droit divin, le peuple se dégage de ses responsabilités en allant voter pour des candidats qui une fois élus se montrent incapables de résoudre les problèmes pour lesquels ils ont justement été élus. Les citoyens (qui ont remplacé "les sujets") râlent, maudissent ces incapables de politiques, manifestent parfois dans les rues ... et votent à nouveau aux élections suivantes ! Jean Jacques Rousseau avait bien raison d'écrire que la démocratie représentative ne présentait aucun danger pour les catégories dirigeantes du monde.( Quand le peuple anglais a voté,"il n'est plus libre, il n'est plus" - Du Contrat Social - ). 

Enfin, la démocratie représentative a un avantage indiscutable pour les citoyens; elle leur permet de se décharger de leur pouvoir politique sur des professionnels qu'ils peuvent ensuite critiquer en sirotant une bierrotte devant un match du PSG. C'est ça le modernisme Etienne !

Dans le fond rien n'a profondément changé depuis ton époque. Juste sur le plan religieux: maintenant ce ne sont plus les protestants qu'il faut massacrer pour que tout aille bien, mais après les juifs il y a un siècle, aujourd'hui ce sont les musulmans qui font des boucs émissaires acceptables pour une partie des citoyens.


 

Liebniz, Sartre et les autres.
Liebniz, Sartre et les autres.
Liebniz, Sartre et les autres.

Conclusion (toujours provisoire): l'HOMO CONTEMPORIANUS (en latin d'Aristogènes) semble en permanence clamer son désir de liberté c'est à dire d'être libre de ses choix, et en même temps se met tout seul  en situation de dépendance tant sur le plan individuel que sur le plan social.

Bon, enfin moi ce que j'en dis, ... c'est juste de la philosophie de bistrot.

A plus tard.

 

Correspondance : aristogenes@aliceadsl.fr

(1) Jeanne-Emilie Baheux de Puysieux était l'épouse du sculpteur Bartholdi et aurait servi de modèle à la statue de la liberté. Mais pour d'autres spécialistes c'est Charlotte Bartholdi, la mère de l'artiste, et d'après les recherches récentes de Nathalie Salmon, c'est Sarah Salmon, une jeune New Yorkaise (dont elle est l'arrière-arrière petite nièce) qui aurait été l'inspiratrice ! Ah, la vie n'est pas simple !

(2) "Homme" étant bien entendu pris dans le sens d'être humain.

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Dominikos
28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 09:35

"Les parfums, les couleurs et les sons ..."

"La nature est un temple où de vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles:

L'homme y passe à travers des forêts de symboles

Qui l'observent avec des regards familiers."

 

Trois semaines en Martinique en février.

Je découvre. J'observe l'environnement, l'environnement m'observe. "Correspondances", le poème de Beaudelaire, me vient souvent à l'esprit. Je garde cette impression pour moi comme une sorte de refuge.

Je pense aux correspondances entre le climat, les paysages, l'histoire, la population, l'architecture, l'activité économique, les traditions locales ... d'où ce poème de Baudelaire qui tourne en boucle.

 

Comme de longs échos qui de loin se confondent

Dans une ténébreuse et profonde unité

Vaste comme la nuit et comme la clarté,

Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

 

Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances

Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,

Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,

- Et d'autres corrompus, riches et triomphants.

 

Correspondances
Correspondances

Ayant l'expression des choses infinies,

Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,

Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances

C'est tout.

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Dominikos
14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 08:09

Liberté ?

 

"Les gens exigent la liberté d'expression pour compenser la liberté de penser qu'ils préfèrent éviter".  Sören Kierkegaard.

 

Aristogènes guidant le peuple à la conquête de la liberté !

(Si cette magnifique illustration vous fait penser à un tableau de Raphaël ou de Léonard, ... vous devez peut-être réviser vos connaissances en histoire de l'art.)

Vive la Liberté !

Crète, 1889. L'île est occupée par les Turcs depuis le XVIIème siècle. Parallèlement à la guerre d'indépendance grecque du XIXème siècle les mouvements d'insurrection contre les Turcs se développent en Crète. L'écrivain Crètois Nikos Kazantzakis raconte l'histoire d'un vieux berger illettré qui demande à son petit fils de lui apprendre à écrire avant de mourir.

" - Je n'ai plus beaucoup de temps, mon Thrassaki et je me suis mis dans la tête de réussir. Maintenant, le moment est venu, écoute mon secret. Tu sais pourquoi j'ai voulu apprendre les lettres à mon âge ? Pour lire tu crois ? Penses-tu ! A cent ans, je sais tout et je ne sais rien. Mon idée, c'était autre chose.

- Autre chose ? Quoi, grand-père ?

- Que tu m'apprennes à écrire une chose, une seule.  Thrassaki, je ne veux pas mourir avant d'apprendre à l'écrire.

- Quelle chose ?

- Une phrase crètoise. Tiens, mets ta petite main dans la mienne et guide moi. Apprends-moi à écrire ces mots, et l'aieul baissa la voix: "La Liberté ou la Mort".

Nikos Kazantzakis " La Liberté ou la Mort" Livre de Poche - Page 550.

 

 

Vive la Liberté !

La défense de la liberté semble être un thème sur lequel il y ait consensus dans notre société.

Mais de quelle liberté parle t-on ?

La liberté de posséder de grands pouvoirs pour gouverner ou exploiter les autres ?

La liberté de s'enrichir prônée par le libéralisme économique selon la célèbre formule de Guizot "Enrichissez-vous !"

La liberté d'agir sans contraintes dans une société où par nécessité il y a des contraintes ?

La liberté d'exprimer ses opinions quelles qu'elles soient, fondées ou non ?

La liberté de pouvoir s'informer afin de mettre ses opinions à l'épreuve des opinions et des arguments des autres?

La liberté sexuelle ?

La liberté de protéger notre confort de la convoitise des étrangers qui veulent eux aussi vivre dans un pays libre ?

La liberté de faire l'amour dix fois par jour ... ou dix fois par an ... c'est selon ...

La liberté de priver certains de liberté "Pas de liberté pour les ennemis de la liberté" - Saint-Just.

La liberté religieuse ?

La liberté de ne pas avoir de religion ?

La liberté de choisir les gens qui nous gouvernent ?

La liberté de nous gouverner directement sans représentants élus ?

La liberté de faire de l'humour et de rire sur tous les sujets ?

La liberté de passer des vacances d'hiver au soleil sur une plage tropicale ? (avec un verre de ti-punch ?)

... etc ... on pourrait en écrire des pages.

Une brève recherche nous entraîne à la rencontre de la pensée de Platon, Cicéron, La Boétie, Descartes, Spinoza, Montesquieu, Rousseau, Voltaire, Diderot, Kant, Hume, Hegel, Toqueville, Marx, Bakounine, Arendt, Alain, Aristogènes et tant d'autres ...

 

 

Vive la Liberté !
Vive la Liberté !
Vive la Liberté !

Ceci étant dit, en cette période agitée, il nous faut pourtant bien défendre la liberté, même si nous ne mettons pas tous le même sens derrière ce terme non ?

Vive la Liberté !

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

 

Avis aux lecteurs. Des obligations diverses ne vont pas me permettre d'écrire de nouveaux articles pendant quelques semaines. Reprise des chroniques ampélosophistes vers le début du mois de mars ... en principe.

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Dominikos
28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 12:13

Le changement c'est maintenant.

Le 26 janvier 2012 le mage François a proclamé au Bourget devant des milliers de Français ébahis  "Le changement c'est maintenant !"

Et il avait raison le mage.

Pour changer, ça change ... dans la continuité du quinquennat précédent.

Donc en cette période de voeux, ne nous privons pas d'en faire, afin que ce bel élan de changement ne s'arrête pas tout de suite.

Voeux.

Je vous souhaite aussi à tous un super réveillon.

Bon bien sûr si vous êtes SDF, Syrien, ou Tibétain (Tiens on ne parle plus des Tibétains. Bof, ils sont passés de mode !) ça va être un peu plus difficile. Ne vous en faites pas, nous les riches, on pense à vous ! Bonne année !

Cette image et toutes celles qui suivent sont recyclées. J'ai juste changé les légendes.

Cette image et toutes celles qui suivent sont recyclées. J'ai juste changé les légendes.

Et puis même si on n'a pas beaucoup de fric, il y a des loisirs pas chers.

 Attention: Si t'es vieux, moche, isolé et toujours de mauvais poil, ça va être plus difficile.

Voeux.

Surtout, ne pas succomber à la peur engendrée par le terrorisme.

Voeux.

Reprendre confiance dans l'action de nos représentants politiques qui font tout leur possible pour que la situation s'améliore ausi bien dans le domaine social que sur le plan climatique.

Voeux.

Donc il n'y a pas de raison de ne pas se souhaiter une bonne année ?

Voeux.

Mais c'est vrai qu'il y a des moments où ...

Voeux.

... c'est juste un coup de blues passager ...

Voeux.

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

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Dominikos
21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 07:38

Contribution à l'approfondissement de la notion de dérapage en paléoanthropologie

Fantaisie darwiniste

Existe-t-il des vers de terre cons ?

Il me semble que cette hypothèse est très peu probable. Si vous avez des informations scientifiques contraires à ce sujet, vous pouvez me les transmettre et me traiter d'ignare, je l'aurai bien mérité !

Donc je subodore, sauf erreur de ma part, que la connerie est une caractéristique de l'homme. Peut-être est elle également parfois présente chez quelques espèces animales "évoluées" comme les primates, ou certains mammifères ? Quoi qu'il en soit on n'a jamais vu à ma connaissance un animal dépenser son énergie physique et intellectuelle pour autre chose que des réalisations  vitales pour la conservation et la perpétuation de son espèce. L'homme par contre depuis la nuit des temps, gaspille sa vie (pourtant courte, et il en a conscience !) (ou pas ?) à créer des trucs et des machins de plus en plus sophistiqués qui bouffent son temps, ses forces, et le placent dans la dépendance du système qu'il a créé lui même ... pour son bonheur ! (Peintures ou gravures rupestres, pyramides, temples divers et variés pour honorer les dieux, bâtiments officiels des monarchies ou républiques toutes plus ou moins tyraniques, automobiles, stades de foot, ... jusqu'aux armes les plus élaborées pour "défendre la civilisation" allant de la kalachnikov à la bombe à guidage laser)

C'est à en faire tordre de rire le premier ver de terre venu.

A quel moment l'homme s'est-il séparé de l'animal, (c'est à dire de la nature) pour entrer dans le monde fabuleux de la connerie ? Le dessin ci-dessus évoque l'hypothèse scientifique la plus vraisemblable. (j'espère que tout le monde est d'accord, je ne pense pas que l'on puisse trouver plus scientifique que ça.)

 

Sauvegardons la planète. Suivant les directives de la COP 21, je recycle mes propres dessins.

Sauvegardons la planète. Suivant les directives de la COP 21, je recycle mes propres dessins.

Un magnifique petit livre "Le philosophe qui n'était pas sage" présente à peu près les idées (scientifiques, je vous le rappelle !) exposées ci-dessus sous la forme d'un roman, lecture à la fois agréable et rafraichissante pour l'esprit.

Fantaisie darwiniste
Fantaisie darwiniste

Laurent Gounelle est également l'auteur de "L'Homme qui voulait être heureux" , ouvrage que j'ai cité dans mon article du 27 octobre dernier "Le lapin et le baobab" ... que vous n'avez bien sûr pas manqué de lire !

Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos humains, animaux grégaires comme ces braves ovins mais souvent "mai pecs coma lou bestial" (1) comme aurait (à peu près) dit ma grand-mère qui était philosophe.

Pour accepter d'être emmerdé non seulement par la possession sans cesse croissante d'objets, mais en plus par des lois, des règlements, des contraintes sociales, des inégalités croissantes qui font qu'actuellement 1% des plus riches possédent plus de 50% des richesses de la planète...
http://www.challenges.fr/economie/20150119.CHA2310/ces-1-qui-detiendront-bientot-50-de-la-richesse-mondiale.html

 ... l'homme a inventé un truc génial qui lui fait tout accepter ...

Qui a dit la télé ?

Mais non, je veux parler de: la religion.

Fantaisie darwiniste
Fantaisie darwiniste

Ne vous alarmez pas, Christopher Hitchens né en 1946, a été "rappelé à Dieu" en 2011, donc il ne risque plus d'écrire de nouveaux pamphlets contre les religions.

Si je vous cite cet ouvrage ce n'est pas pour une fois à cause de la grande admiration que je voue à son auteur. Je trouve ce livre bien documenté, amusant, mais pour être honnête, il me semble qu'on pourrait écrire de la même façon une apologie de la religion, (ah ? c'est déjà fait ?) en ne sélectionnant que les aspects positifs des diverses religions du monde. Non, si je cite Hitchens c'est juste pour essayer d'éclairer un peu tous les braves gens que j'entends de plus en plus ces derniers temps maudire l'islam et les musulmans en faisant l'amalgame entre islam et terrorisme et en ignorant (bien entendu, les pauvres, on ne leur a pas dit !!!) que le mot "jihad" qui a un sens complexe, désigne d'abord un effort sur soi même, un combat contre soi même pour devenir meilleur, pour accomplir le bien, pour fortifier sa foi.  Il y a au moins quatre formes de jihad dont la dernière peut prendre la forme d'une guerre défensive quand la voie de la négociation a échoué

Mais je me rends bien compte que cette information est irrecevable pour la grande majorité de ces personnes crédules qui se disent parfois athées mais croient dans la propagande officielle, et qui donnent à "jihad", le sens que lui donnent les terroristes... et les journalistes bien entendu ! (Quand je vous dis que les terroristes ont déjà gagné !)  S'ils avaient le courage de lire "DIEU N'EST PAS GRAND" ils auraient également des arguments pour maudire en plus de l'islam, le christianisme, le judaïsme, le bouddhisme et peut-être même le footbalisme !  

Serait-ce pour autant le début de la sagesse ? ...

En fait, pour moi, les religions sont comme beaucoup de créations humaines: bonnes ou mauvaises, ça dépend de la façon dont on les utilise. J'explique cela par "la parabole du marteau"

Fantaisie darwiniste
Ces dessins également sont recyclés. Ils doivent dater d'avant 2010.

Ces dessins également sont recyclés. Ils doivent dater d'avant 2010.

On termine en se souhaitant un joyeux Noël ?

Bon, mais on n'en parle pas à Christopher Hitchens, d'accord ?

Ah oui, il est mort !

Bon, alors JOYEUX NOËL !   

 

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

 

(1) "Mai pecs coma lou bestial" devrait donner en français "plus cons que le bétail", d'après ce qui me reste en mémoire du parler de ma grand-mère. Mais je ne doute pas que certains lecteurs plus érudits que moi en gascon me corrigent rapidement.

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Dominikos
14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 19:51

Bof...

Faut-il être un lèche-cul pour réussir en politique ?
Faut-il être un lèche-cul pour réussir en politique ?
Faut-il être un lèche-cul pour réussir en politique ?

C'est tout pour aujourd'hui.

 

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

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Dominikos
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 23:00

Les deux loups.

Il y a quelques jours un lecteur m'envoit le petit conte suivant. (1)

Un vieil indien explique à son petit-fils que  chacun de nous a en lui deux loups qui se livrent bataille.

Le premier loup représente la sérénité, l'amour et la gentillesse.

Le second loup représente la peur, l'avidité et la haine.

"Lequel des deux loups gagne?" demande l'enfant.

"Celui que l'on nourrit." répond le grand-père.

 

Ce conte aussi bref que profond m'a inspiré un petit dessin.

 

Amour et haine.

Ne vous inquiétez pas, je suis comme vous. Moi aussi face à la violence des terroristes, j'ai parfois envie de leur arracher les couilles à la fourchette à huîtres, sauf que je sais bien que la solution des problèmes humains n'est jamais dans la violence. Par contre ce que je constate c'est que sa propre violence, sa propre haine, détruit l'individu de l'intérieur. (Depuis largement plus de deux mille ans beaucoup d'autres l'ont constaté avant moi ... même de vieux indiens !)

A propos de fourchette à huîtres, je pense tout à coup que décembre est le mois des réveillons. Et un réveillon sans huîtres, c'est aussi con qu'un terroriste sans ceinture d'explosifs. - Ce n'est pas avec des pensées de ce niveau que je serai élu au fauteuil de René Girard à l'Académie Française. Tant pis !  -

Cette remarque sur les huîtres du réveillon se voulait être une pub pour mes copains ostréiculteurs du Bassin d'Arcachon, mais comme je suis quelqu'un qui élève la tolérance au niveau d'une valeur sacrée, je ne vois aucun inconvénient à ce que vous dégustiez des huîtres de Bretagne, de Normandie, de Bouzigues, de l'île de Ré ou de Marennes-Oléron.

Tiens, cette histoire d'huîtres me donne une idée. Dans le but de favoriser l'union de la nation française actuelle, je me propose d'inventer des recettes de cuisine syncrétiques, qui vont permettre de faire la fête tous ensemble quelle que soit notre origine ou nos croyances (ou absence de croyance)  religieuses. J'ai demandé un peu d'aide à Caelys,  jeune illutratrice pleine d'avenir.

http://caelys-illustrations.tumblr.com/

Première recette syncrétique: Le couscous aux huîtres.

Amour et haine.

Recette:   

Pour 4 personnes.

(Remarque: pour 772 personnes vous multipliez les proportions par 193)

1 kg de semoule

4 douzaines d'huîtres N° 3

...et après vous faites comme vous le sentez. Cette recette laisse libre cours à votre créativité.

Amour et haine.

Voyons, où est-ce que j'en étais ? Ah oui, "Dans le but de favoriser l'union de la nation française ... " Mais au fait, qu'est ce que la nation française ? En France notre conception de la nation remonte à un certain 14 juillet, et c'est pourquoi notre "Fête nationale" est depuis 1880 fixée le 14 juillet.

Qu'est-ce que tu dis ? Que je te prends pour un ignare ? Que tu sais très bien que notre fête du 14 juillet commémore la prise de la Bastille ? Ne te fâche pas, tu as raison. C'est vrai, tu es un ignare !

Quand en 1880 le député Benjamin Raspail propose le 14 juillet comme date de la fête nationale (certains proposaient le 22 septembre en souvenir du 22 septembre 1792, premier jour de la première République) il précise qu'il s'agit de faire référence au 14 juillet 1790 et non au 14 juillet 1789 jour de la prise de la Bastille. Et c'est bien en mémoire de ce jour qu'a été fixée officiellement la date de notre fête nationale. Attends, ne fais pas cette gueule, je t'explique (mais tu peux vérifier toi même si tu as des doutes).

Le 14 juillet 1790 a eu lieu sur le Champs de Mars à Paris, la Fête de la fédération qui avait pour but de symboliser l'union de la nation française.  C'est donc la première fête de la nation célébrée en France.

Talleyrand est le DJ (D pour "Défroqué" - c'est un prêtre défroqué, et J pour "Jureur" il est jureur de "la Constitution civile du clergé")  et La Fayette est l'animateur. Le Roi est présent. La Fayette fait acclamer par la foule "le roi, la loi et la nation".  

La Fayette et Talleyrand à la Fête de la Fédération le 14 juillet 1790

La Fayette et Talleyrand à la Fête de la Fédération le 14 juillet 1790

La nation est donc définie comme une communaté de gens qui indépendamment de leurs origines, de leur langue (on parle encore de nombreuses langues régionales, vous savez, celles que l'on appelle généralement du terme péjoratif de "patois"), ou de leurs croyances, respectent une loi commune.

Donc la nation définie par la Révolution française, ne repose pas sur "le droit du sang" mais sur "le droit du sol" et sur la volonté des français de vivre ensemble et de se reconnaître dans le respect d'une même loi.

Bon, enfin moi, ce que j'en dis ... je n'étais pas au Champs de Mars en 1790. Mais il me semble que pour avoir envie de vivre ensemble, il faut partager quelques valeurs communes, et quel meilleur moyen de faire vivre ces moments de partage que l'organisation de  fêtes populaires ?

Et qu'y a t-il de plus fédérateur dans une fête qu'un bon repas pris en commun ?

Alors à quand la fête du couscous aux huîtres ?

 

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

(1) Merci à Alain B.

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Dominikos
23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 19:49

A ma connaissance le mot symphorophilisme n'existe pas en français mais c'est avec joie que je l'offre à notre belle langue. (du grec symphoros = malheur et du préfixe philo voulant dire "qui aime"

Par contre le terme "symphorophilie" existe , mais le sens est un peu ... différent.

Faites vous-même votre malheur.

"Il était une fois au coeur de l'Europe un vaste empire. Il se composait d'une telle multitude de cultures si différentes les unes des autres que nulle solution de bon sens n'était jamais envisageable à un quelconque problème; de telle sorte que l'absurde devint le seul mode de vie possible. Ses habitants - les Austro-Hongrois, comme le lecteur l'aura sans doute deviné - acquirent donc une réputation proverbiale pour leur incapacité à affronter raisonnablement les problèmes les plus simples, mais aussi pour la faculté qui semblait la leur d'accomplir l'impossible comme par défaut. Ainsi un bel esprit a-t-il pu soutenir que l'Angleterre perdait toutes les batailles à l'exception des batailles décisives, tandis que l'Autriche perdait toutes les siennes à l'exception des plus désespérées. (Comment s'en étonner quand on sait que la plus haute distinction militaire était destinée à récompenser les officiers qui auraient su transformer une défaite en victoire de dernière minute par une quelconque action en opposition complète avec le plan de la bataille ?)"

Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)

Paul Watzlawick (1921 - 2007) est né en Autriche. Psychologue, psychanaliste, sociologue... , il est un des fondateurs de "l'Ecole de Palo Alto" en Californie. Théoricien de la communication, jusque là je n'avais lu de lui que  "La réalité de la réalité"(1978) "... la réalité est une illusion que nous passons notre vie à étayer fut-ce au risque considérable de plier les faits à notre propre définition du réel, au lieu d'adopter la démarche inverse." 

En ces temps de grandes mutations, (climatiques, économiques, sociales), (mais peut-être n'est-ce qu'une impression que j'ai de la réalité contemporaine ? ) la lecture de Watzlawick ne me semble pas superflue.

"De toutes les illusions, la plus périlleuse consiste à penser qu'il n'existe qu'une seule réalité. En fait, ce qui existe, ce sont différentes versions de la réalité, dont certaines peuvent être contradictoires et qui sont toutes l'effet de la communication et non le reflet de vérités objectives et éternelles."

Mais il est vrai que nous préférons parfois trouver des réponses que nous poser des questions. Dans ce cas une bonne piste à suivre est celle proposée par Mamie Fermarin.

 

Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)
Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)
Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)
Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)
Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)

Christophe André et Fréderic Lenoir vont vous donner des recettes, simples en apparence, mais peut-être pas toujours aussi simples qu'elles en ont l'air, pour vivre heureux, ou du moins le plus heureux possible.

Première recette, s'aimer soi même.

Ce n'est parfois pas aussi facile qu'on pourrait le penser à priori. Tous les psychologues psychiatres et psychanalystes nous expliquent par exemple que les terroristes sont d'abord des gens qui ne s'aiment pas !

Ils n'aiment pas les autres non plus ?

Oui, c'est sûrement vrai !

Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)
Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)
Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)

Aristogènes a donc peu de chances de devenir un terroriste !

 

Mais la question fondamentale à se poser est "Qu'est-ce que le bonheur ?"

Saint Augustin avait trouvé 289 opinions sur le bonheur. Et ce pauvre évèque d'Hippone ne connaissait ni le bonheur d'un pique-nique sur le "Pa Ni Pwoblem" dans un estey de l'île aux Oiseaux, ni la délicatesse des casserons de Myriam, ni la suavité des "Dunes Blanches" de chez Pascal le tout accompagné d'un verre (ou deux ?) de Château Ségur 2010. (et je ne vous parle pas du Ti punch avec Yannick). Si nous y ajoutons ... ( non, je n'ajoute plus rien ça serait trop long... et trop intime) nous arrivons facilement à plus de 300 définitions de bonheur.

Alors le bonheur ... ?

Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)

Et si le bonheur consistait d'abord à ne pas faire son propre malheur soi même par exemple en commençant à chasser les hyènes que nous avons parfois dans le coeur ? (voir article précédent du 27 octobre 2015)

 

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)
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Dominikos
14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 12:20

Faire violence au violent.

Le désir de vengeance.

Face aux actes de terrorisme, passé le premier temps de la stupeur et de la sidération, notre première réaction est sans doute celle de la vengeance.

Réaction tout à fait humaine, face à la barbarie de certains.

Cependant, s'il nous est possible de penser dans des moments de traumatisme et non de réagir de manière instinctive, pouvons nous nous demander si la vengeance est la réponse appropriée ?

"Faire violence au violent, c'est se laisser contaminer pas sa violence" écrivait René Girard dans "La violence et le sacré" en 1972. Que des terroristes parviennent à s'infiltrer sur notre territoire pour y commettre des attentats, c'est une réalité contre laquelle il est difficile de lutter, et chacun d'entre nous se sent assez démuni face à ce problème. Mais qu'ils parviennent à s'infiltrer dans notre esprit et notre coeur afin de nous contaminer individuellement, cela me semble être davantage de la responsabilité de chacun.

Mais je suis d'accord, il n'est pas facile non plus d'arrêter cette invasion.

Je voulais donc seulement tenter cette modeste remarque:

Si les terroristes pénètrent sur notre territoire, ils n'en sortiront pas forcément vainqueurs, par contre s'ils arrivent à pénétrer notre esprit, notre société s'effondre et ils ont gagné.

 

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

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Dominikos

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