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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 19:51

Bof...

Faut-il être un lèche-cul pour réussir en politique ?
Faut-il être un lèche-cul pour réussir en politique ?
Faut-il être un lèche-cul pour réussir en politique ?

C'est tout pour aujourd'hui.

 

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

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Dominikos
2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 23:00

Les deux loups.

Il y a quelques jours un lecteur m'envoit le petit conte suivant. (1)

Un vieil indien explique à son petit-fils que  chacun de nous a en lui deux loups qui se livrent bataille.

Le premier loup représente la sérénité, l'amour et la gentillesse.

Le second loup représente la peur, l'avidité et la haine.

"Lequel des deux loups gagne?" demande l'enfant.

"Celui que l'on nourrit." répond le grand-père.

 

Ce conte aussi bref que profond m'a inspiré un petit dessin.

 

Amour et haine.

Ne vous inquiétez pas, je suis comme vous. Moi aussi face à la violence des terroristes, j'ai parfois envie de leur arracher les couilles à la fourchette à huîtres, sauf que je sais bien que la solution des problèmes humains n'est jamais dans la violence. Par contre ce que je constate c'est que sa propre violence, sa propre haine, détruit l'individu de l'intérieur. (Depuis largement plus de deux mille ans beaucoup d'autres l'ont constaté avant moi ... même de vieux indiens !)

A propos de fourchette à huîtres, je pense tout à coup que décembre est le mois des réveillons. Et un réveillon sans huîtres, c'est aussi con qu'un terroriste sans ceinture d'explosifs. - Ce n'est pas avec des pensées de ce niveau que je serai élu au fauteuil de René Girard à l'Académie Française. Tant pis !  -

Cette remarque sur les huîtres du réveillon se voulait être une pub pour mes copains ostréiculteurs du Bassin d'Arcachon, mais comme je suis quelqu'un qui élève la tolérance au niveau d'une valeur sacrée, je ne vois aucun inconvénient à ce que vous dégustiez des huîtres de Bretagne, de Normandie, de Bouzigues, de l'île de Ré ou de Marennes-Oléron.

Tiens, cette histoire d'huîtres me donne une idée. Dans le but de favoriser l'union de la nation française actuelle, je me propose d'inventer des recettes de cuisine syncrétiques, qui vont permettre de faire la fête tous ensemble quelle que soit notre origine ou nos croyances (ou absence de croyance)  religieuses. J'ai demandé un peu d'aide à Caelys,  jeune illutratrice pleine d'avenir.

http://caelys-illustrations.tumblr.com/

Première recette syncrétique: Le couscous aux huîtres.

Amour et haine.

Recette:   

Pour 4 personnes.

(Remarque: pour 772 personnes vous multipliez les proportions par 193)

1 kg de semoule

4 douzaines d'huîtres N° 3

...et après vous faites comme vous le sentez. Cette recette laisse libre cours à votre créativité.

Amour et haine.

Voyons, où est-ce que j'en étais ? Ah oui, "Dans le but de favoriser l'union de la nation française ... " Mais au fait, qu'est ce que la nation française ? En France notre conception de la nation remonte à un certain 14 juillet, et c'est pourquoi notre "Fête nationale" est depuis 1880 fixée le 14 juillet.

Qu'est-ce que tu dis ? Que je te prends pour un ignare ? Que tu sais très bien que notre fête du 14 juillet commémore la prise de la Bastille ? Ne te fâche pas, tu as raison. C'est vrai, tu es un ignare !

Quand en 1880 le député Benjamin Raspail propose le 14 juillet comme date de la fête nationale (certains proposaient le 22 septembre en souvenir du 22 septembre 1792, premier jour de la première République) il précise qu'il s'agit de faire référence au 14 juillet 1790 et non au 14 juillet 1789 jour de la prise de la Bastille. Et c'est bien en mémoire de ce jour qu'a été fixée officiellement la date de notre fête nationale. Attends, ne fais pas cette gueule, je t'explique (mais tu peux vérifier toi même si tu as des doutes).

Le 14 juillet 1790 a eu lieu sur le Champs de Mars à Paris, la Fête de la fédération qui avait pour but de symboliser l'union de la nation française.  C'est donc la première fête de la nation célébrée en France.

Talleyrand est le DJ (D pour "Défroqué" - c'est un prêtre défroqué, et J pour "Jureur" il est jureur de "la Constitution civile du clergé")  et La Fayette est l'animateur. Le Roi est présent. La Fayette fait acclamer par la foule "le roi, la loi et la nation".  

La Fayette et Talleyrand à la Fête de la Fédération le 14 juillet 1790

La Fayette et Talleyrand à la Fête de la Fédération le 14 juillet 1790

La nation est donc définie comme une communaté de gens qui indépendamment de leurs origines, de leur langue (on parle encore de nombreuses langues régionales, vous savez, celles que l'on appelle généralement du terme péjoratif de "patois"), ou de leurs croyances, respectent une loi commune.

Donc la nation définie par la Révolution française, ne repose pas sur "le droit du sang" mais sur "le droit du sol" et sur la volonté des français de vivre ensemble et de se reconnaître dans le respect d'une même loi.

Bon, enfin moi, ce que j'en dis ... je n'étais pas au Champs de Mars en 1790. Mais il me semble que pour avoir envie de vivre ensemble, il faut partager quelques valeurs communes, et quel meilleur moyen de faire vivre ces moments de partage que l'organisation de  fêtes populaires ?

Et qu'y a t-il de plus fédérateur dans une fête qu'un bon repas pris en commun ?

Alors à quand la fête du couscous aux huîtres ?

 

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

(1) Merci à Alain B.

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Dominikos
23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 19:49

A ma connaissance le mot symphorophilisme n'existe pas en français mais c'est avec joie que je l'offre à notre belle langue. (du grec symphoros = malheur et du préfixe philo voulant dire "qui aime"

Par contre le terme "symphorophilie" existe , mais le sens est un peu ... différent.

Faites vous-même votre malheur.

"Il était une fois au coeur de l'Europe un vaste empire. Il se composait d'une telle multitude de cultures si différentes les unes des autres que nulle solution de bon sens n'était jamais envisageable à un quelconque problème; de telle sorte que l'absurde devint le seul mode de vie possible. Ses habitants - les Austro-Hongrois, comme le lecteur l'aura sans doute deviné - acquirent donc une réputation proverbiale pour leur incapacité à affronter raisonnablement les problèmes les plus simples, mais aussi pour la faculté qui semblait la leur d'accomplir l'impossible comme par défaut. Ainsi un bel esprit a-t-il pu soutenir que l'Angleterre perdait toutes les batailles à l'exception des batailles décisives, tandis que l'Autriche perdait toutes les siennes à l'exception des plus désespérées. (Comment s'en étonner quand on sait que la plus haute distinction militaire était destinée à récompenser les officiers qui auraient su transformer une défaite en victoire de dernière minute par une quelconque action en opposition complète avec le plan de la bataille ?)"

Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)

Paul Watzlawick (1921 - 2007) est né en Autriche. Psychologue, psychanaliste, sociologue... , il est un des fondateurs de "l'Ecole de Palo Alto" en Californie. Théoricien de la communication, jusque là je n'avais lu de lui que  "La réalité de la réalité"(1978) "... la réalité est une illusion que nous passons notre vie à étayer fut-ce au risque considérable de plier les faits à notre propre définition du réel, au lieu d'adopter la démarche inverse." 

En ces temps de grandes mutations, (climatiques, économiques, sociales), (mais peut-être n'est-ce qu'une impression que j'ai de la réalité contemporaine ? ) la lecture de Watzlawick ne me semble pas superflue.

"De toutes les illusions, la plus périlleuse consiste à penser qu'il n'existe qu'une seule réalité. En fait, ce qui existe, ce sont différentes versions de la réalité, dont certaines peuvent être contradictoires et qui sont toutes l'effet de la communication et non le reflet de vérités objectives et éternelles."

Mais il est vrai que nous préférons parfois trouver des réponses que nous poser des questions. Dans ce cas une bonne piste à suivre est celle proposée par Mamie Fermarin.

 

Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)
Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)
Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)
Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)
Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)

Christophe André et Fréderic Lenoir vont vous donner des recettes, simples en apparence, mais peut-être pas toujours aussi simples qu'elles en ont l'air, pour vivre heureux, ou du moins le plus heureux possible.

Première recette, s'aimer soi même.

Ce n'est parfois pas aussi facile qu'on pourrait le penser à priori. Tous les psychologues psychiatres et psychanalystes nous expliquent par exemple que les terroristes sont d'abord des gens qui ne s'aiment pas !

Ils n'aiment pas les autres non plus ?

Oui, c'est sûrement vrai !

Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)
Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)
Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)

Aristogènes a donc peu de chances de devenir un terroriste !

 

Mais la question fondamentale à se poser est "Qu'est-ce que le bonheur ?"

Saint Augustin avait trouvé 289 opinions sur le bonheur. Et ce pauvre évèque d'Hippone ne connaissait ni le bonheur d'un pique-nique sur le "Pa Ni Pwoblem" dans un estey de l'île aux Oiseaux, ni la délicatesse des casserons de Myriam, ni la suavité des "Dunes Blanches" de chez Pascal le tout accompagné d'un verre (ou deux ?) de Château Ségur 2010. (et je ne vous parle pas du Ti punch avec Yannick). Si nous y ajoutons ... ( non, je n'ajoute plus rien ça serait trop long... et trop intime) nous arrivons facilement à plus de 300 définitions de bonheur.

Alors le bonheur ... ?

Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)

Et si le bonheur consistait d'abord à ne pas faire son propre malheur soi même par exemple en commençant à chasser les hyènes que nous avons parfois dans le coeur ? (voir article précédent du 27 octobre 2015)

 

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

Eudémonisme ou symphorophilisme ? (1)
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Dominikos
14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 12:20

Faire violence au violent.

Le désir de vengeance.

Face aux actes de terrorisme, passé le premier temps de la stupeur et de la sidération, notre première réaction est sans doute celle de la vengeance.

Réaction tout à fait humaine, face à la barbarie de certains.

Cependant, s'il nous est possible de penser dans des moments de traumatisme et non de réagir de manière instinctive, pouvons nous nous demander si la vengeance est la réponse appropriée ?

"Faire violence au violent, c'est se laisser contaminer pas sa violence" écrivait René Girard dans "La violence et le sacré" en 1972. Que des terroristes parviennent à s'infiltrer sur notre territoire pour y commettre des attentats, c'est une réalité contre laquelle il est difficile de lutter, et chacun d'entre nous se sent assez démuni face à ce problème. Mais qu'ils parviennent à s'infiltrer dans notre esprit et notre coeur afin de nous contaminer individuellement, cela me semble être davantage de la responsabilité de chacun.

Mais je suis d'accord, il n'est pas facile non plus d'arrêter cette invasion.

Je voulais donc seulement tenter cette modeste remarque:

Si les terroristes pénètrent sur notre territoire, ils n'en sortiront pas forcément vainqueurs, par contre s'ils arrivent à pénétrer notre esprit, notre société s'effondre et ils ont gagné.

 

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

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Dominikos
6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 08:53

Je n'aime pas les saucisses.

"Toutes les bonnes choses ont une fin, seule la saucisse en a deux ..."

Je venais de commencer "Le fabuleux destin d'une vache qui ne voulait pas finir en steak haché" de David Safier, quand page 45 je tombe sur cette phrase prononcée par Giacomo, chat italien, un des protagonistes de ce roman picaresque et bovin.  

La violence et le sacré.

Cette phrase sublime m'interpelle immédiatement.

Parce que je n'aime pas les saucisses.

Ni même les "bonnes saucisses" comme me disent souvent des amis qui tiennent absolument à me faire déguster cette viande hachée et grasse, dont la vue me dégoute, l'odeur me répugne et le goût m'indispose au point d'avoir à l'âge de 10 ans voulu me convertir à l'islam quand j'ai vu à la cantine où l'on m'avait servi une grosse saucisse bien juteuse sur une purée liquide, et que mon copain Rabah assis à table en face de moi, avait dans son assiette une magnifique omelette. Je lui ai demandé qu'est-ce qui lui valait ce privilège, et il m'a juste répondu: "Moi, je suis musulman." J'ai immédiatement  compris la supériorité de l'islam sur le christianisme. Si on était musulman on ne mangeait pas de saucisse ! Cette condition m'a semblé suffisante pour me convertir.

Et puis vous savez ce que c'est, le temps passe, les parents ne prennent pas les projets mystico-charcutiers de leur gamin de 10 ans au sérieux, et voilà comment l'islam rate un nouveau fidèle. Mais nom de Zeus, j'espère que Dieu, quel qu'il soit, me pardonnera.

La violence et le sacré.
La violence et le sacré.
La violence et le sacré.
La violence et le sacré.

Alors mes amis, s'il vous plait, ne me faites pas violence en m'imposant vos saucisses. Merci.

René Girard aimait-il les saucisses ?

"Faire violence au violent, c'est se laisser contaminer par sa violence"

"Nous nous imaginons toujours que la différence entre le primitif (1) et le civilisé consiste en une certaine impuissance du primitif à identifier le coupable et à respecter le principe de culpabilité. C'est sur ce point que nous nous mystifions nous-mêmes. Si le primitif paraît se détourner du coupable, avec une obstination qui passe à nos yeux pour de la stupidité ou de la perversité, c'est parce qu'il redoute de nourrir la vengeance.

Si notre système nous paraît plus rationnel c'est, en vérité, parce qu'il est plus strictement conforme à la vengeance."

Les textes ci-dessus sont tirés du premier livre de René Girard que j'ai lu en 1972: "La violence et le sacré".  

Depuis, j'ai continué à suivre la pensée de cet historien, philosophe, professeur de littérature comparée à l'université californienne de Stanford ... et peu reconnu en France par les milieux universitaires. Il n'a été élu à l'Académie française qu'en 2005 à 82 ans. Il était temps !

 

La violence et le sacré.

René Girard est né à Avignon. Il est mort le 4 novembre aux Etats-Unis où il était installé depuis 1947.

J'avais une profonde admiration pour cet homme, tant pour sa grande culture et sa pensée, que pour le personnage lui même.

Je l'ai rencontré en 1991 au cours d'un colloque et j'ai eu l'occasion de discuter avec lui quelques minutes. Je lui ai parlé des ouvrages que j'avais lu de lui et de l'éclairage nouveau que sa thèse sur "la rivalité mimétique" avait donné à mon approche des sciences humaines.

A la fin de notre conversation il me serre la main et me dit:

"Je suis ravi de vous avoir rencontré."

J'éclate de rire et lui répond: "Non, c'est plutôt moi qui suis ravi de vous avoir rencontré !"

Et il insiste poliment en m'affirmant qu'il est toujours heureux de discuter avec ses lecteurs et que ces discussions sont pour lui très enrichissantes.

Voilà, les saucisses me restent sur l'estomac, et le départ de René Girard me reste sur le coeur.

Les médias ne nous ont pas parlé de sa disparition. C'était sans doute pour ne pas nous faire trop de peine ?

 

Correspondance:  aristogenes@aliceadsl.fr

 

(1) Le mot "primitif" chez Girard est employé dans le sens étymologique, c'es à dire "celui qui vient en premier" Il n'a rien de péjoratif.

 

Plus facile à lire que les oeuvres de René Girard, les bouquins de David Safier. Avant "Le fabuleux destin d'une vache  ... " j'avais déjà lu, "Maudit karma" et "Jésus m'aime". C'est délirant mais de temps en temps ça fait du bien, ça aide à digérer toutes les saucisses qu'on cherche à nous faire avaler.

 

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Dominikos
27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 10:25

Le lapin et le baobab.

L'installation d'un "Etat islamique" au Moyen-Orient, la Syrie, l'immigration massive vers l'Europe, le chômage, les inégalités, les difficultés pour réformer efficacement le système scolaire français, mon intolérance au rhum blanc agricole, (au fait, t'as pas vu mes clés de bagnole ?) le réchauffement climatique, ... bref, ce ne sont pas les sujets qui manquent pour faire un article.

Mais je trouve de plus en plus difficilement la motivation.

A quoi bon écrire ces petits billets d'humeur ?

Jusque là ça m'amusait et en ce moment, ça m'amuse de moins en moins.

Et puis je retrouve un vieux dessin d'Arkas.

Arkas pour ceux qui ne le connaîtraient pas est un auteur et dessinateur de BD Grec. (A ma connaissance il n'y a que les albums de "Perpette" qui sont publiés en français. J'en avais déjà parlé dans un article de juin 2008, mais tu n'étais peut-être pas là ?)

Faites vos contes.

Donc, je retrouve un ancien dessin d'Arkas.

Faites vos contes.

Traduction:

Tu es sûr que tu portes un préservatif ?

Naturellement !

 

Et ce dessin m'a fait penser aux électeurs Grecs déçus par Tsipras, aux électeurs Français déçus par Hollande après avoir été déçus par Sarkozy et avant d'être déçus par Marine, etc ...

Après chaque élection une bonne partie de l'électorat a la désagréable sensation de s'être fait baiser sans préservatif.

Euh ... la réflection est un peu vulgaire ? Oui, mais vous l'avez bien comprise, alors c'est l'essentiel. Au moins, là, vous n'allez pas m'écrire que j'emploie des mots trop compliqués ! Il faut savoir ce que vous voulez !

Faites vos contes.
Faites vos contes.
Faites vos contes.

Et dans un second temps, cette histoire de lapins me rappelle un conte africain que j'ai lu (ou entendu ?) il y a bien lontemps si bien que j'ai oublié d'où je le tiens. Alors je vous le raconte rapidement avec ce qu'il m'en reste en mémoire.

Il était une fois un lapin qui regagnait son terrier quelque part dans la savane. La chaleur de l'après-midi au coeur de la saison sèche était étouffante. En passant près d'un baobab, le lapin s'octroit une petite pause à l'ombre de l'arbre colossal.

Après quelques instants il ressent un tel bien être qu'il s'adresse au baobab. Bien sûr il sait que l'arbre ne l'entend pas, mais il est seul et tellement heureux de ce bref repos à l'ombre qu'il parle à haute voix.

- Vraiment Baobab tu es l'arbre le plus merveilleux de la savane. Sans toi ce pays serait un enfer. Ton ombre est douce et je pense que tous les voyageurs doivent te remercier pour ta générosité.

A ces mots le baobab se met à frissonner. Quelques frémissements, des cliquetis dans les branches, ses feuilles s'agitent et le lapin comprend que l'arbre l'entend.

Alors, il lève la tête, voit les fruits accrochés aux hautes branches, puis il poursuit:

- Il est vrai que ton ombre est très douce, mais je me demande si tes fruits ont la même douceur que ton ombre ?

Un fruit tombe alors juste à côté du lapin qui le déguste, se régale et se raffraichit.

- Je n'aurais jamais imaginé que tu sois aussi généreux. Avec autant de bonté envers le petit peuple de la savane j'imagine que ton coeur doit être de la même qualité que ton ombre et que ton fruit !

Un craquement se fait entendre. L'écorce du baobab se déchire, et il ouvre son coeur au lapin d'abord surpris puis émerveillé en découvrant le trésor qu'il a dans le coeur. Des pierres précieuses, des colliers, des boucles d'oreilles, des bracelets en or. Le coeur de l'arbre restant ouvert, le lapin prend délicatement une paire de boucles d'oreilles, et le baobab referme son tronc.

Le lapin le remercie encore puis regagne son logis.

Faites vos contes.

Il offre alors les boucles d'oreilles à sa femme et lui raconte comment il les a obtenues suite à sa rencontre avec le baobab.

La lapine très fière sort faire une promenade dans la savane pour montrer ses belles boucles d'oreilles.

Elle rencontre la hyène qui immédiatement lui demande où elle a eu de si splendides bijoux.

La lapine raconte alors l'histoire à la hyène qui aussitôt part ventre à terre vers le baobab.

Avant même de reprendre son souffle elle s'adresse au grand arbre.

"Vraiment baobab, tu es l'arbre le plus merveilleux de la savane ton ombre est douce..."

L'arbre frémit.

"... mais je me demande si tes fruits ont la même douceur que ton ombre ..."

Un fruit tombe à deux pas de la hyène qui le dévore en une seule bouchée.

" ... j'imagine que ton coeur doit être de la même qualité que ton ombre et que ton fruit !"

Le baobab ouvre son coeur.

La hyène se précipite dans le tronc béant pour s'emparer du trèsor. Le baobab effrayé referme immédiatement son coeur et la hyène ne doit la vie sauve qu'à un bond en arrière qui lui permet de ne laisser que quelques poils coincés dans l'écorce de l'arbre.

Depuis ce jour, le baobab n'a plus jamais ouvert son coeur à personne.

Beaucoup de gens sont comme le baobab, ils n'ouvrent jamais leur coeur.

De quelle hyène se souviennent-ils ?

 

Faites vos contes.

Même si aucune hyène n'empoisonne votre vie, je vous indique un petit livre merveilleux qui m'a été offert il y a quelques jours et que j'ai dévoré comme (... mais non, pas comme une hyène !) comme un plat de casserons préparés par Myriam.  

Ah, vous ne savez pas ce qu'on appelle ici les "casserons" ?

Et vous ne connaissez pas Myriam non plus ?

Bon, tant pis pour vous. Mais lisez "L'homme qui voulait être heureux" de Laurent Gounelle, (Editions Pocket). Vous allez voir, ça fait du bien.

Faites vos contes.

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

 

Je remercie encore ici les personnes qui le 5 octobre m'ont offert des livres ( j'en ai reçu 11) Je crois savoir qui m'a offert quoi, mais pour deux ou trois ouvrages j'ai quelques doutes.

J'ai déjà lu "La Religion" (951 pages) de Tim Willocks, un roman palpitant.

J'ai retrouvé mon enfance dans la collection que François Bon présente dans "Autobiographie des objets"

"L'Homme qui voulait être heureux" de Laurent Gounelle, une perle rare.

"Thomas Munzer, ou la guerre des paysans" (en cours de lecture) de Maurice Pianzola. Remarquable ouvrage d'histoire, on en reparlera. Didactique et passionnant.

"Je vais passer pour un vieux con" de  Philippe Delerm.  Du Delerm de bonne cuvée.

"L'Heptaméron" de Marguerite de Navarre. Brillant. Un régal. Je déguste à petite dose.

Pour les autres je n'ai pas commencé, J'ai de la lecture jusqu'à Noël.

Merci.

 

 

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Dominikos
24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 06:30

Le coiffeur qui ne peignait que des clowns.

Un soir de septembre à table, une personne évoque la vie au Cap-Ferret dans les années 60.

- Savez-vous que "X" (actuellement peintre reconnu sur la presqu'île) était coiffeur. Il avait son petit salon en face de chez "Machin", tu te souviens Yannick ? A cette époque, il ne peignait que des clowns.

Une personne intervient:

- Un coiffeur qui ne peignait que des clowns ? il ne devait pas travailler souvent !!! Drôle de spécialité !

Hilarité générale autour de la table.

Putain de langage ! Le verbe "peindre" et le verbe "peigner" à la 3ème personne de l'imparfait donnent tous les deux "il peignait"

En ces temps plutôt maussades on se raccroche à ce que l'on peut pour s'offrir une bonne bouffée de rigolade.

Couper les cheveux en quatre

Doit-on condamner et se priver du bon rire stupide, gras, un peu macho sur les bords ? Je n'en sais rien mais ce que je constate c'est que par moment ça fait du bien de rigoler un peu en ce début de millénaire si perturbé.

Le fait de rire est-il le signe d'une indifférence aux malheurs du monde ou une manière de recharger les batteries pour pouvoir mieux les affronter et tenter de les analyser afin d'en comprendre les causes, sans se laisser aller dans le sens de la doxa ambiante ?

Chacun choisira sa propre réponse.

 

 

Couper les cheveux en quatre
Couper les cheveux en quatre
Couper les cheveux en quatre

Il est bien évident que la réflexion d'Athanasios ci-dessus est un concentré de stupidité masculine basique. Mais j'entends assez souvent (pour ne pas dire quotidiennement) des réflexions de ce niveau exprimées avec le plus grand sérieux sur, l'économie, la politique, la religion, les grands problèmes sociaux du moment ... par des gens sympathiques qui ne connaissent pas grand chose sur les sujets qu'ils évoquent, ce qui ne les empèche pas d'avoir une opinion bien tranchée et de l'exprimer haut et fort sans la moindre gêne.

Par ailleurs, je reçois le message suivant d'un ami très cher. Je vous en livre un extrait.

"Désolé de ne répondre que tardivement et parcimonieusement. Je n'ai pas passé un excellent été. Comme je ne suis ni Grec, ni Syrien, ni Érythréen, mais petit occidental névrosé qui cependant perçoit encore une retraite honorable sans aucun rapport avec certaines retraites chapeaux, je me suis dit qu'il valait mieux faire silence et me réfugier dans mes bouquins avec mes auteurs préférés, l'un d'eux, Erri De Luca, venant d'être condamné à une lourde peine de prison pour avoir osé défier le terrorisme d'Etat, je tiens à le préciser."

 

 

Couper les cheveux en quatre


Dois-je comme mon ami, me replier sur moi même en attendant que le monde aille mieux, m'engager dans la lutte dans le cadre d'une organisation politique existante, créér mon propre parti sachant que je ne me sens vraiment attiré par aucun de ceux qui existent, ou bien encore prier tous les dieux grecs (et autres) pour qu'ils fassent quelque chose pour ce monde qu'ils auraient créé ?

Tiens, à propos de dieux  ...

 Depuis quelques mois, vous l'avez sans doute remarqué comme moi, une question revient assez régulièrement dans les médias.

"L'Islam est il compatible avec la démocratie ?"

Dès l'instant où la question est posée, on attend la réponse des "experts" à qui elle est posée qui est bien entendu

"Non, l'Islam n'est pas compatible avec la démocratie", réponse argumentée généralement avec quelques citations bien choisies du Coran.

Moi, ces réponses me semblent souvent convaincantes, mais vous me connaissez, toujours cette foutue curiosité et cette pensée de Montaigne dont je ne parviens pas à me libérer :"Si on doute de si peu de choses, c'est que les communes impressions, on ne les essaie jamais". 

Que voulez-vous, chez moi c'est une manie de toujours poser des questions, chercher des réponses, même sur les sujets qui semblent ne poser problème à personne (surtout sur les sujets qui semblent ne poser problème à personne) bref, de couper les cheveux en quatre, pire qu'un célèbre coiffeur de clowns !

Et là j'entends déjà quelques amis en trains de hurler:

"Non mais t'es con ! Tu sais bien que la majorité des grands Etats démocratiques sont des pays de culture chrétienne ! Pas la peine de s'appeler Nadine pour voir ça ! Tu devrais arrêter l'ouzo le résiné et le château Ségur ! 

Mais ça ne me décourage pas. J'ouvre le Coran.

1 Que toute personne soit soumise aux autorités supérieures ; car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu.

2 C'est pourquoi celui qui s'oppose à l'autorité résiste à l'ordre que Dieu a établi, et ceux qui résistent attireront une condamnation sur eux-mêmes.

 

 

 

Couper les cheveux en quatre

Coucou !

Surprise !

Ce n'est pas des extraits du Coran, mais de "l'Epitre de Paul aux Romains"(Chapitre XIII, 1 et 2)

Vous pouvez trouver de nombreuses citations chrétiennes de ce type si vous êtes un peu curieux.

Et t'as entendu parler de la justification de la monarchie absolue de doit divin par Bossuet au XVIIè siècle ?

Le christianisme n'est compatible à priori qu'avec le "doit divin"

Et le culte de l'Être suprême crée par les révolutionnaires de 1789, Robespierre en tête ("en tête" étant une façon de parler pour Robespierre !) Pourquoi tenter de fonder une nouvelle religion pour remplacer le catholiscisme d'après toi Benoît ? Ah, tu n'as pas lu non plus "L'essai sur la révolution" d'Hannah Arendt ? Elle explique que la monarchie de droit divin étant renversée (10 août 1792) il fallait trouver une nouvelle légitimité à la loi, celle fournie par l'Eglise sous l'Ancien Régime étant abolie. Donc on va remplacer la transcendance chrétienne par une nouvelle transcendance qui se veut "rationnelle" et républicaine.

Tout ça pour dire qu'il me semble bien que le christianisme n'est pas non plus très compatible avec la démocratie.  

Alors pourquoi est-ce que ça fonctionne quand même ?

Parce que ce n'est pas le christianisme qui est compatible, mais les chrétiens ! Tout au moins une grande majorité d'entre eux. Au cours du XIXè et du XXè siècle les chrétiens ont  peu à peu trouvé leur intérêt à vivre dans une société démocratique. Il en est bien sûr de même me semble-t-il pour de nombreux musulmans.  

Donc la bonne question à se poser me semblerait plutôt être: "Est-ce que les musulmans sont compatibles avec la démocratie ?"

Et là bien entendu ça change tout.

Je vous laisse cogiter, je pars tout de suite ... au Cap-Ferret.

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

 

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Dominikos
18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 06:22

Le cannibalisme paradoxant.

Lecture de vacances.

Procrastination

La Colle sur Loup (Alpes maritimes). 

Sur un canapé de la maison dans laquelle  je suis invité, mon attention est attirée par un livre dont le titre m'interpelle.

"Le capitalisme paradoxant" - Vincent de Gaulejac, Fabienne Hanique. Seuil - 2015.

J'interromps ma séance de méditation ampélosophiste et j'ouvre le bouquin.

Procrastination

Aperçu rapidos du bouquin:  

Constatation: Après la Seconde Guerre mondiale l'espoir d'une mondialisation harmonieuse apparaît chez des intellectuels, des politiques et gagne peu à peu une bonne partie de l'opinion publique. On imagine l'émergence d'un nouveau modèle de société (presque idéale ?) qui "reposerait sur  le progrès scientifique, la croissance économique, la démocratie, et surtout sur une conception partagée de la justice sociale". Le capitalisme apparaît alors comme "un moteur essentiel, favorisant l'initiative, l'esprit d'entreprise, la circulation des capitaux, le libre échange". Ce modèle se mondialise.

Actuellement, (soit 70 ans après le début du développement de ce que les ampélosophistes pourraient qualifier d'utopie économique, politique et sociale) non seulement les problèmes sociaux économiques de l'après guerre ne sont pas résolus, mais les "crises" (financières, économiques, sociales, politiques...) se multiplient. Nous sommes plongés dans une société capitaliste créatrice de paradoxes, ("Capitalisme paradoxant")

Bon, enfin moi, je trouve ce bouquin passionnant, très pédagogique (les auteurs sont des universitaires), écrit dans un langage clair.

Bien sûr il y a moins de photos que dans "Voici" ou "Gala". Mais pour se remettre les neurones dans le sens de la marche après les vacances, cela me semble être une bonne lecture.

4è de couverture - Vincent de Gaulejac, Fabienne Hanique. A vrai dire, c'est la seule photo du bouquin.

4è de couverture - Vincent de Gaulejac, Fabienne Hanique. A vrai dire, c'est la seule photo du bouquin.

Dans la société capitaliste la "libre concurrence" est encouragée.

"La libre concurrence qui s'ouvre entre les producteurs pour satisfaire le marché est un facteur de progès dans l'outillage et accroît l'abondance"  (Adam Smith "Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations" 1776)

Cette compétion (= libre concurrence) "qui s'ouvre entre les producteurs" donne naissance à une "guerre économique"  dans laquelle les plus forts bouffent les plus faibles. D'où le développement (à l'échelle de chaque nation, mais aussi à l'échelle planétaire puisque ce modèle économique s'est mondialisé) d'inégalités de plus en plus grandes.

Les forts bouffent les faibles: La société capitaliste ne serait-elle pas devenue cannibaliste ?

Mais en même temps, cette société cannibaliste génère chez de nombreux individus, qui ne remettent pourtant pas en cause le système, de l'empathie, de la compassion, parfois même de la pitié, pour ceux qui souffrent, et cela se traduit en particulier par le développement de multiples organisations humanitaires (gouvernementales ou non) dont le but est de panser autant que possible les blessures générées par la société cannibaliste. Paradoxal non ? (d'où mon titre "Le cannibalisme paradoxant" ...tu suis ?)

Dès le plus jeune âge nous sommes conditionnés à accepter notre modèle de société comme étant "Le modèle" de la société évoluée, libre, démocratique ...

 

Procrastination
Procrastination
Procrastination

Mais pour que dans une société, il y ait des riches, il faut nécessairement qu'il y ait des pauvres, comme pour qu'il y ait des grands, il faut qu'il y ait des petits, pour qu'il y ait des gens qualifiés d'intelligents, il faut qu'il y ait des mal comprenants ... etc ...

Alors qu'en est-il de cette société égalitaire dont on nous parle depuis ... et même encore avant !

Cette société égalitaire ? Mais elle est pour demain bien sûr !

Depuis des siècles (des millénaires ? T'es sûr ?) on remet au lendemain l'avènement du régime politique idéal,  ou encore,  du "Grand Soir" des marxistes ou des anars ("dernier mythe poétique révolutionnaire" disait Jean-Paul Sartre) ou enfin, le paradis des religieux.

Nous vivons sur le plan politique et social, (sans vraiment toujours en prendre conscience), dans le monde de la procrastination.

D'où notre déception après chaque élection lorsque nous constatons que nos élus (en qui nous avions donc un minimum de confiance) ne tiennent pas les belles promesses qui aboutiraient à la mise en place du monde nouveau qu'ils avaient promis avant l'élection.

Je n'ai pas la cruauté d'évoquer ici la déception de quelques amis grecs...

Procrastination
Procrastination
Procrastination

Bon, c'est pas très optimiste tout ça ! Alors rien ne va changer ?

Mais non, absolument pas, nous sommes dans une fantastique période de mutation qui touche toute la planète puisque ces changements ne sont pas uniquement politiques, culturels ou sociaux mais affectent également notre milieu de vie, la Terre.

 

Mais alors à quel moment les humains vont-ils prendre conscience qu'il faut inventer de nouvelles formes d'organistions pour continuer à vivre en société ?

Peut-être quand le monde se sera transformé lui même si on croit cette remarque attribuée à Eratosthène:

"Le changement se produit dans les consciences quand il est consommé dans les faits."

- Thierry Crouzet - Eratosthène - Editions "L'Age d'Homme" - 2014

 

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

 

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Dominikos
8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 17:13

 La Grèce ?

 

Connaissez-vous Philipp FOLTZ ?

Non ?

C'est un peintre Allemand.

Il est l'auteur du célèbre tableau intitulé "Alexis Tsipras prononçant un discours devant le Parlement européen de Strasbourg"

 

Le célèbre tableau de Philipp Foltz.

Le célèbre tableau de Philipp Foltz.

Au cours de mon séjour à Francfort en juin, j'ai pu admirer le nouvel immeuble de la BCE.

Magnifique.

Photo prise depuis le haut du centre commercial "My Zeil".

Photo prise depuis le haut du centre commercial "My Zeil".

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/11/29/20002-20141129ARTFIG00020-la-bce-s-installe-dans-sa-nouvelle-tour-a-12-milliard-d-euros.php

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/11/29/20002-20141129ARTFIG00020-la-bce-s-installe-dans-sa-nouvelle-tour-a-12-milliard-d-euros.php

Mario Draghi m'a commenté.

- 12 ans de travaux

- 40% de surcoût ... mais vous savez ce que c'est, ... les marchés publics ...

- et au final un prix de 1,2 milliards d'Euros.

- comme quoi le fric de l'Europe n'est pas utilisé qu'à aider ces feignasses de Grecs !

 

Ce Mario est un champion me dis-je !

 

http://www.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fvignette2.wikia.nocookie.net%2Fmario%2Fimages%2Fa%2Fad%2FMario3DS_Party.png%2Frevision%2Flatest%253Fcb%253D20130829212518%2526path-prefix%253Dfr&imgrefurl=http%3A%2F%2Ffr.mario.wikia.com%2Fwiki%2FMario_Party_DS&h=2539&w=1692&tbnid=MIoq691TXjiYCM%3A&zoom=1&docid=BfR_aMRYzkhxjM&ei=YTGdVZ7eH4OhsgGL5ZTYDg&tbm=isch&iact=rc&uact=3&dur=658&page=1&start=0&ndsp=41&ved=0CEgQrQMwBg

http://www.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fvignette2.wikia.nocookie.net%2Fmario%2Fimages%2Fa%2Fad%2FMario3DS_Party.png%2Frevision%2Flatest%253Fcb%253D20130829212518%2526path-prefix%253Dfr&imgrefurl=http%3A%2F%2Ffr.mario.wikia.com%2Fwiki%2FMario_Party_DS&h=2539&w=1692&tbnid=MIoq691TXjiYCM%3A&zoom=1&docid=BfR_aMRYzkhxjM&ei=YTGdVZ7eH4OhsgGL5ZTYDg&tbm=isch&iact=rc&uact=3&dur=658&page=1&start=0&ndsp=41&ved=0CEgQrQMwBg

C'est l'été, il fait chaud.

Je n'ai ni le temps ni l'envie de me lancer dans une réflexion historique, économique, sociale, politique et géopolitique sur la crise grecque qui est en réalité une crise de l'Europe telle qu'elle fonctionne depuis sa création.

Si seulement cette crise pouvait enfin amener à une réflexion de fond sur le fonctionnement de l'UE, ....

...mais j'ai assez peu d'espoir sur la sagesse ("SOPHIA" en grec) des politiques à la tête des démocraties représentatives, tant qu'ils ne seront que les exécutants des puissances financières qui dirigent le monde comme l'avait déjà remarqué Rudolf Hilferding (encore un Allemand !) dans son ouvrage "Das Finanzkapital" ("Le capital financier"), ... en 1910.

Je retourne donc sur mon île (je veux dire "sur ma presqu'île)

Faire fondre la graisse.

A plus tard.

 

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

 

Ah, oui j'allais oublier. Les dates de Philipp Foltz c'est 1807 - 1877.

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Dominikos
10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 13:30

... et républicains.

Nous avons tous appris que le mot "république" venait du latin "res publica" que l'on traduit généralement par "la chose publique" ou "le bien commun".

C'est le mot "politeia" (qui a donné le mot "politique") qui exprime en grec la même idée.

Alors quand un parti politique prend pour nom "Les Républicains" ne s'approprie-t-il pas une partie de "la chose publique" pour en faire "une chose privée ?"

En d'autres termes, un individu (ou un groupe d'individus), peut-il légalement s'approprier un "morceau" du domaine public ?

Au risque de surprendre quelques lecteurs, je ne vois pas vraiment  de "contre indication" à ce petit hold up.

Explication.

Lequel d'entre nous ne s'est jamais risqué à s'approprier une partie de l'espace public ? J'ai le souvenir lointain de certains terrains de camping du Bassin d'Arcachon où dans les années 60 nous délimitions avec des "pignes" autour de notre tente une petit jardin privé .

Et puis bien sûr on pense à Jean-Jacques Rousseau: "Le premier qui ayant enclos un terrain, s'avisa de dire "ceci est à moi" et trouva des gens assez simples pour le croire ..." - Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes. 1754.

Enfin on ne peut pas ne pas faire référence à Pierre-Joseph Proudhon.

« Si j’avais à répondre à la question suivante : Qu’est-ce que l’esclavage ? et que d’un seul mot je répondisse : c’est l’assassinat, ma pensée serait d’abord comprise. Je n’aurais pas besoin d’un long discours pour montrer que le pouvoir d’ôter à l’homme la pensée, la volonté, la personnalité, est un pouvoir de vie et de mort, et que faire un homme esclave, c’est l’assassinat. Pourquoi donc à cette autre demande : Qu’est-ce que la propriété ? ne puis-je répondre de même : c’est le vol, sans avoir la certitude de n’être pas entendu, bien que cette seconde proposition ne soit que la première transformée ? »

En fait, depuis le néolithique et la sédentarisation des populations, nous vivons en Occident dans des sociétés qui se sont constrtuites autour de l'appropriation de l'espace public. (différence fondamentale avec les peuples nomades) Non seulement la propriété est rarement remise en question mais elle est même considérée comme un "droit naturel et imprescriptible de l'homme" par l'article 2 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen" du 26 août 1789.

Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.

Notre société "libérale" n'est-elle pas la championne de l'individualisme et de la propriété privée ?

 

Conclusion:

Nous sommes tellement habitués à voir une partie de l'espace public (la Terre, est le bien commun de l'humanité non ? Je ne sais plus qui m'a expliqué ça ? Dieu peut-être ?) appropriée par un petit nombre, que cela ne nous choque plus.

Sommes nous prêts à défendre la "chose publique" ? (Je veux dire "à défendre la République")

Si j'en crois le célèbre tableau du peintre Jacques-Louis David (1748 - 1825) exposé au musée du Louvre et dont le titre un peu long, est "La République essayant de sauver les armes du pouvoir des mains des prédateurs afin de les remettre au peuple qui n'en a rien à cirer", j'en déduis que le peuple espère plutôt un sauveur qu'il n'est prêt à tenter de se sauver lui même.

 

 


 

 

République...

Je vais partir pendant quelques temps à Francfort. J'en profiterai pour passer à la BCE dire quelques mots en faveur de mes amis Grecs. Retour fin du mois.

Je vais peut-être leur parler de Proudhon ?

Ou pas ?

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

 

 

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Dominikos

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