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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 17:07

Plages 2016

Mon cher Martin, merci. Sans ton coup d'aiguillon, je restais dans cet état proche de la "stupeur hébéphrénocatatonique" (comme disait ma grand-mère qui avait lu tout  Freud et ses disciples) qui m'interdit pour l'instant de produire ces merveilleux articles ampélosophistes attendus avec impatience par des millions... des milliers... des centaines ? .... enfin, quelques dizaines de fidèles lecteurs.  

 

Devoirs de vacances

Voilà, c'est tout.

Mais ne vous inquiétez pas, je me soigne. Je suis bien entouré.

A plus tard

Dominikos

Dominikos
11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 10:35

Allez les bleus !

La fête continue.
La fête continue.
La fête continue.

Allez, ne faites pas la gueule !

Il nous reste encore de bons moments à passer.

- Le Tour de France.

- Les J.O. de Rio.

- Les primaires de la Droite et celles de la Gauche.

- La campagne électorale de la présidentielle de 2017

 ... et puis le Championnat de France de foot va reprendre dans quelques semaines...

Tout va bien. La société du spectacle continue sa route.

(ça ne méritait pas plus hein ?)

 

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

Dominikos
2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 09:01

Le bus de Topomalakes.

S'il existe au monde un pays où les habitants ont tout pour être heureux, c'est bien la principauté de Topomalakes. Petit Etat montagnard indépendant depuis le XIème siècle, il est enclavé entre le Binioukistan et la Molardavie, et occupe une vallée fertile drainée par l'Urinapapa dont les eaux aux reflets dorés irriguent les cultures en terrasses de la base des versants.  

La même dynastie de princes, éclairés, comme les casinos de Las Vegas, règne avec sagesse sur cette vallée riante dont les vaches rousses ont inspiré il y a près d'un siècle le nom d'un célèbre fromage fondu en portions.

Pendant près de mille ans la vie s'est déroulée paisiblement dans ce petit paradis, à l'écart des conflits qui ont agité l'histoire de l'humanité, jusqu'au jour où le modernisme est arrivé au sein de la montagne heureuse. Le prince Ratp 1er qui avait voyagé dans le vaste monde eut l'idée, afin de faciliter les déplacements dans son pays, d'y introduire un moyen de transport collectif: l'autobus.

Mais au cours de son périple hors de la principauté, Ratp 1er avait aussi découvert un mode de gouvernement totalement inconnu à Topomalakes: la démocratie. Dans les circonvolutions de son auguste cerveau germa alors une idée qu'il qualifia lui même de "géniale". Associer la révolution technologique représentée par l'autobus à un magnifique progès politico-social grâce à l'adoption de la noble pratique démocratique, en faisant élire par le peuple pour une durée de 5 ans, le chauffeur de l'autobus ! Seul un prince éclairé pouvait avoir une idée aussi brillante.

On fit appel à des professeurs étrangers pour animer l'école (E.N.A. Ecole Nationale de l'Autobus) qui fut fondée pour former les futurs candidats au poste de chauffeur. Outre le prestige de la fonction, de nombreux avantages furent attribués aux hardis pilotes. Ainsi, au moins un an avant chaque élection une farouche campagne électorale au cours de laquelle s'affrontaient les candidats au poste tant convoité, animait la vie publique de la petite principauté.  

Conte philosophique.

Au cours de cette campagne les promesses des candidats étaient toutes plus alléchantes les unes que les autres, chacun surenchérissant sur ses concurrents au point d'en arriver parfois à des propositions extravagantes. Puis venait l'élection ("Malakia" dans la langue locale -1-). La désignation du nouveau chauffeur donnait lieu à une période de liesse populaire au cours de laquelle les sujets du prince ("Vré malakes" dans la langue locale -1-) devenus des citoyens à l'instant du vote, se félicitaient de la pertinence de leur choix et rêvaient déjà de l'avenir radieux des transports collectifs dans leur douce vallée.

Mais très vite ils s'apercevaient que le nouveau chauffeur ne tenait pas plus ses promesses faites en tant que candidat, que le précédent n'avait tenu les siennes cinq ans auparavant. La méfiance, envers le nouveau pilote, puis le rejet et parfois la haine de cet affabulateur qui profitait de tous les avantages liés à la fonction sans rendre pour autant les services promis, grandissait de jour en jour ... jusqu'à la nouvelle élection où de nouveaux candidats (et parfois les mêmes que cinq ans auparavant ! ) promettaient ce qu'ils savaient pertinemment impossible à tenir.  

Alors, des manifestations, des blocages de routes par les bergers et leurs troupeaux, des grèves de petits transporteurs à dos d'ânes, animaient la vie jusque là paisible de la vallée.   

Et le même scénario se reproduisait pour un lustre de plus. (2)

Le lecteur aura compris que les "Vré malakes" étaient un peu mous de la coiffe. Ils se laissaient abuser à chaque élection, et leur faible capacité de réflexion ne leur permettait pas de voir que le choix du chauffeur avait une influence négligeable sur l'amélioration des transports dans la principauté. Mais toi, lecteur éclairé, fin penseur, plus féru de logique qu'Euclide, plus raisonneur que Socrate, plus érudit que le Petit Robert, plus futé qu'un renard, (3) tu as bien compris que les seules mesures à prendre à Topomalakes étaient:

- de modifier radicalement l'infrastructure routière et remplaçant les pistes à ânes par de vraies routes asphaltées.

- de changer le vieux bus à bout de souffle acheté d'occasion par le prince à un garagiste peu scrupuleux pour le remplacer par un véhicule neuf entièrement repensé pour le bien être des citoyens passagers.

C'est quand on constate la naiveté de certains peuples lointains que l'on mesure la chance que nous avons de vivre au pays de Montesquieu, Voltaire, Diderot, Rousseau, bref, au pays des Lumières .

 

Conte philosophique.

correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

 

(1)  Petit gag pour faire sourire les hellènophones.

(2) Rappel pour les mous de la coiffe: un lustre est une période de 5 ans.

(3) Il faut bien de temps en temps flatter le lecteur !

Dominikos
24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 12:00

Emotion ou raison ?

 

La démocratie serait-elle devenue une "câlinocratie" ?

Mourir de rire.
Mourir de rire.
Mourir de rire.

- Que pensez-vous du mouvement "Nuit Debout" ?

- Le élus de la Républiques sont-ils des privilégiés ?

- La télévision, l'ordinateur, le portable ... sont-ils des outils d'aliénation de la population ?

- Plutôt que de faire des expérimentations médicales sur les animaux ne pourrait-on pas les faire plutôt sur les terroristes arrêtés ... ou les pédophiles ?

- Êtes vous favorable ou opposé à la sortie des Britanniques de l'Union Européenne ?

Ben ... Euh ...

Chaque jour, nombre de questions du type de celles énoncées ci-dessus nous sont posées soit dans les médias, par exemple à la fin d'un journal télévisé, ("Résultats du sondage demain en fin de journal")  soit nous arrivent par Internet, envoyées par un ami.

Souvent aussi, il ne s'agit plus de questions mais d'affirmations.

" La vraie démocratie est enfin en marche avec le mouvement NUIT DEBOUT"

ou alors,

"NUIT DEBOUT n'est qu'une manifestation éphémère de quelques braillard bobos intellos qui ne sont que des soixante-huitards attardés !" 

ou encore,

"La télévision, l'ordinateur, le portable, sont des outils d'aliénation des peuples"

ou,

"Plutôt que de faire des expérimentations médicales sur les animaux, on devrait les faire sur (au choix) les terroristes, les assassins, les pédophiles, ...

... et ces petits messages sont généralement suivis de la mention:

"Si vous êtes d'accord, partagez !"  (ou "Si vous êtes d'accord, faites suivre.")

 

Mourir de rire.
Mourir de rire.
Mourir de rire.

Ce qui me semble toujours extraordinaire, c'est que si je regarde à nouveau le journal télévisé du lendemain, on va nous donner les résultats du sondage sur la question de la veille !  

Donc il y a bien des gens qui ont répondu. (Je n'imagine pas que les résultats soient truqués, ou directement fabriqués par ceux qui posent la question, c'est inutile, on trouvera toujours de braves téléspectateurs pour répondre).

Moi, il y a une question que je me pose: les gens qui répondent ont-ils vraiment réfléchi sur le sujet, ont-ils des connaissances précises (en économie, politique, sociologie, histoire, psychologie ...) qui leur permettrait d'argumenter leur réponse, ou réagissent-ils simplement à chaud, en fonction de l'émotion que provoque en eux la question ?

La campagne publicitaire en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'Union Européenne me donne un élément de réponse.

Comment convaincre les britanniques de rester dans l'Union ? Par des arguments économiques, politiques, sociaux, historiques ... ? Non, en leur faisant un câlin !

 

Mourir de rire.
Mourir de rire.

L'humain étant un animal à peu près comme les autres (parfois proche du bonobo, parfois plus proche de la méduse !) (mais là je pense que cette dernière remarque est plutôt le fruit d'une certaine colère mal maîtrisée, donc liée plus à mon émotion du moment qu'à une réflexion argumentée !) , il lui est difficile de ne pas réagir en fonction de ses émotions qui parfois peuvent prendre le pas sur la raison.

Mourir de rire.
Mourir de rire.

Et alors ?

Alors, mes petites connaissances dans les sciences humaines et sociales, ont tendance à me faire penser que la raison parviendra  à l'emporter, sinon, il en sera fini avec l'histoire de l'humanité ... car il n'y aura plus d'humanité !

J'ai espoir qu'à travers les tâtonnements, les errements, les maladresses,  de mouvements comme "Nuit Debout", "Podemos", "Occupy Wall Street" ... on assiste une véritable remise en cause de notre système politique et à une réappropriation par le "démos" du "kratos" confisqué par une classe de dirigeants professionnels que nous avons eu la faiblesse d'élire.   

"La souveraineté ne peut être représentée par la même raison qu'elle ne peut être aliénée; elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté ne se représente point ...(...). Les députés du peuple ne sont donc, ni ne peuvent être ses représentants, ils ne sont que ses commissaires. Toute loi que le peuple en personne n'a pas ratifiée est nulle"

"Du Contrat social" Jean-Jacques Rousseau - 1762 

Mourir de rire.

Qui de la raison ou de l'émotion, de la parole ou du câlin, finira par prendre le dessus ?

Mourir de rire.

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

Dominikos
3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 17:16

Le serpent qui se mord la queue.

Ouroboros

Réfléchir avec humour sur des sujets d'actualité qui n'ont vraiment rien de drôle  est pour moi ces derniers temps de plus en plus difficile.

La question du terrorisme en particulier, me semble d'une complexité qui dépasse mes capacités d'analyse. Pourquoi certains jeunes s'engagent-ils dans la voie de ce que l'opinion publique qualifie  généralement d' islamisme radical (cette expression a-t-elle du sens ?) qui les conduit à partir au Moyen-Orient faire le "jihad" (sans connaître véritablement le sens de ce mot) ou bien commettre des attentats dans lesquels ils vont le plus souvent laisser leur vie.

Ont-ils été rééllement convaincus par d'habiles "gourous" qu'ils atteindraient ainsi le paradis pour l'éternité ? Il est vrai que cette notion d'éternité est une vieille préoccupation de l'humanité et qu'on la trouve dans toutes les mythologies du monde (à ma connaissance), d'où le symbole quasiment universel de l'OUROBOROS.

De là à dire que le terroriste est quelqu'un qui se mord la queue est un degré dans l'analyse que je ne franchirai pas.  

 

Ouroboros

Ne se pourrait-il pas qu'une partie de notre échec à "comprendre" les motivations des terrosistes, vienne du fait que nous avons tendance à réfléchir à cette question de manière logique, alors que ces gens auraient plutôt une vision mythique du monde ? Un passage du livre " Mythe et Métaphysique" du philosophe  Georges Gusdorf (1912-2000. Note pour les amis du Cap-Ferret: il est enterré au cimetière d'Arcachon), me revient à l'esprit.

Page 45 - "Kierkegaard conte qu'on peut voir dans les rues de Copenhague un personnage qui, tout en se promenant, joue au bilboquet. Chaque fois qu'il a réussi à ficher la sphère de bois sur son support, il s'écrie: "Boum ! La terre est ronde"; et , poursuit Kierkegaard, "c'est vrai que la terre est ronde. Mais il n'empêche pas qu'il est fou".

Bon, vous avez peut-être des explications plus pertinentes sur la question du terrorisme ? Moi sur ce sujet, comme sur beaucoup d'autres, je suis un peu limité.

Ouroboros

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

Dominikos
5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 07:55

De la félicité d'être esclave.

 

 

"C'est le peuple qui s'asservit, qui se coupe la gorge, qui, ayant le choix d'être serf ou d'être libre, quitte la franchise et prend le joug, qui consent à son mal, ou plutôt le pourchasse."

Etienne de La Boétie - "Discours de la servitude volontaire".

 

Quelque chose me dit qu'on pourrait remplacer la belle Jeanne-Emilie Baheux de Puysieux (ou Puyssieux?)  (1) en symbole de la liberté éclairant le monde à l'entrée du port de New York par une statue d'Aristogènes brandissant un verre de Pessac-Léognan dont la lumière rouge qui en jaillirait serait un symbole de l'illumination de l'esprit humain par l'esprit de la vigne.

Car en réalité, l'homme recherche-t-il vraiment la liberté, ou lui préfère-t-il l'esclavage ? A priori la question semble saugrenue.

Cependant la simple observation du monde contemporain et la lecture de La Boétie ou de Geoge Orwell ("La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force.") peuvent nous amener à reconsidérer la question.

Liebniz, Sartre et les autres.

Après une visite de la "Maison de la Canne" aux Trois-Îlets en Martinique, on ne se pose pas la question de savoir si "la liberté c'est l'esclavage" (ou si l'esclavage c'est la liberté). Le cadre est plus riant que celui de la colline de Buchenwald, mais on sort quand même de ce lieu de mémoire en se posant quelques questions sur la nature humaine.

http://www.esclavage-memoire.com/lieux-de-memoire/maison-de-la-canne-aux-trois-ilets-martinique-22.html

Si pour le maître, le fait de réduire certains de ses contemporains à l'esclavage peut s'expliquer par le désir d'une plus grande richesse, de plus de gloire, de briller au sein de sa propre société, par le mépris de celui qui a une autre couleur de peau,... tout ceci ajouté sans doute à beaucoup d'ignorance, de bêtise, d'absence de réflexion, de manque de compassion, en un mot "d'humanité" (si j'ose dire), il me semble bien difficile de comprendre la façon de penser de ces esclavagistes. On peut donc légitimement se demander pourquoi quelqu'un de libre pourrait désirer être esclave ?

 

"Le peuple s'asservit lui même" ?  Tu déconnes La Boétie ?

Et pourtant La Boétie ou Orwell ne déconnent pas.

Quel avantage l'homme (2) libre a-t-il sur l'esclave ?

L'homme libre peut choisir !

 

Liebniz, Sartre et les autres.
Liebniz, Sartre et les autres.
Liebniz, Sartre et les autres.

Mais il peut arriver qu'en usant sans grand discernement de sa liberté l'homme se mette en état de dépendance vis à vis d'une passion et qu'il ne soit de ce fait plus en capacité de choisir.

N'était-ce pas (peut-être de manière plus ou moins inconsciente) le but recherché ? On peut trouver confortable de se laisser guider, sans réfléchir ?

 

Autre approche de la question:

Liebniz (1646 - 1716) et Sartre (1905 - 1980).

Pour Leibniz "l'essence" (= ce que la chose est, ou ce que l'homme est) est prédéterminée par Dieu. Cette prédétermination de l'homme par Dieu réduit le champs des choix possibles qui lui sont laissés.

Pour Sartre, l'homme a le pouvoir de se transformer indéfiniment. Donc chaque homme réalise lui même sa propre "essence", d'où la célèbre formule de Sartre: "l'homme est condamné à être libre".

"Être libre" ne veut pas dire"obtenir tout ce que l'on souhaite tout de suite", mais plutôt, "pouvoir déterminer par soi même ce que l'on souhaite".

Vous suivez ? Bon, ne râlez pas, je vous ai laissé reposer les neurones depuis le mois de janvier !

OK, je vous fais un dessin !

 

Liebniz, Sartre et les autres.
Liebniz, Sartre et les autres.
Liebniz, Sartre et les autres.

Donc, choisir, est faire un acte fondamentalement humain, mais qui peut être générateur d'angoisse, surtout si notre éducation nous conditionne dès le plus jeune âge à obéir plus qu'à réfléchir, et si la société actuelle cherche beaucoup plus à nous divertir qu'à nous avertir. ("Divertir" voulant dire étymologiquement "détourner l'attention", ce qui est le contraire d'"avertir".  Notion déjà abordée dans un ancien article)

 La Boétie déjà condamne les « drogueries » : « Les théâtres, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs, les bêtes curieuses, les médailles, les tableaux et autres drogues de cette espèce étaient pour les peuples anciens les appâts de la servitude, la compensation de leur liberté ravie, les instruments de la tyrannie. »

Mon pauvre Etienne, si tu revenais, tu verrais les progrès réalisés au XXIème siècle. A ton époque, la crétinisation des masses était artisanale. Aujourd'hui avec la télé, les jeux vidéo, les portables, le foot, ... même les gens "défavorisés" (il n'y a plus de pauvres, de gueux, de miséreux, de clodos, mais des gens défavorisés - au pire, des SDF - au XXIème siècle) ont droit aux espaces de rêve anesthésiant. Magnifique !

Et puis sur le plan politique, c'est comme à ton époque Etienne. Même si la démocratie à remplacé la monarchie de droit divin, le peuple se dégage de ses responsabilités en allant voter pour des candidats qui une fois élus se montrent incapables de résoudre les problèmes pour lesquels ils ont justement été élus. Les citoyens (qui ont remplacé "les sujets") râlent, maudissent ces incapables de politiques, manifestent parfois dans les rues ... et votent à nouveau aux élections suivantes ! Jean Jacques Rousseau avait bien raison d'écrire que la démocratie représentative ne présentait aucun danger pour les catégories dirigeantes du monde.( Quand le peuple anglais a voté,"il n'est plus libre, il n'est plus" - Du Contrat Social - ). 

Enfin, la démocratie représentative a un avantage indiscutable pour les citoyens; elle leur permet de se décharger de leur pouvoir politique sur des professionnels qu'ils peuvent ensuite critiquer en sirotant une bierrotte devant un match du PSG. C'est ça le modernisme Etienne !

Dans le fond rien n'a profondément changé depuis ton époque. Juste sur le plan religieux: maintenant ce ne sont plus les protestants qu'il faut massacrer pour que tout aille bien, mais après les juifs il y a un siècle, aujourd'hui ce sont les musulmans qui font des boucs émissaires acceptables pour une partie des citoyens.


 

Liebniz, Sartre et les autres.
Liebniz, Sartre et les autres.
Liebniz, Sartre et les autres.

Conclusion (toujours provisoire): l'HOMO CONTEMPORIANUS (en latin d'Aristogènes) semble en permanence clamer son désir de liberté c'est à dire d'être libre de ses choix, et en même temps se met tout seul  en situation de dépendance tant sur le plan individuel que sur le plan social.

Bon, enfin moi ce que j'en dis, ... c'est juste de la philosophie de bistrot.

A plus tard.

 

Correspondance : aristogenes@aliceadsl.fr

(1) Jeanne-Emilie Baheux de Puysieux était l'épouse du sculpteur Bartholdi et aurait servi de modèle à la statue de la liberté. Mais pour d'autres spécialistes c'est Charlotte Bartholdi, la mère de l'artiste, et d'après les recherches récentes de Nathalie Salmon, c'est Sarah Salmon, une jeune New Yorkaise (dont elle est l'arrière-arrière petite nièce) qui aurait été l'inspiratrice ! Ah, la vie n'est pas simple !

(2) "Homme" étant bien entendu pris dans le sens d'être humain.

Dominikos
28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 09:35

"Les parfums, les couleurs et les sons ..."

"La nature est un temple où de vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles:

L'homme y passe à travers des forêts de symboles

Qui l'observent avec des regards familiers."

 

Trois semaines en Martinique en février.

Je découvre. J'observe l'environnement, l'environnement m'observe. "Correspondances", le poème de Beaudelaire, me vient souvent à l'esprit. Je garde cette impression pour moi comme une sorte de refuge.

Je pense aux correspondances entre le climat, les paysages, l'histoire, la population, l'architecture, l'activité économique, les traditions locales ... d'où ce poème de Baudelaire qui tourne en boucle.

 

Comme de longs échos qui de loin se confondent

Dans une ténébreuse et profonde unité

Vaste comme la nuit et comme la clarté,

Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

 

Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances

Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,

Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,

- Et d'autres corrompus, riches et triomphants.

 

Correspondances
Correspondances

Ayant l'expression des choses infinies,

Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,

Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances
Correspondances

C'est tout.

Dominikos
14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 08:09

Liberté ?

 

"Les gens exigent la liberté d'expression pour compenser la liberté de penser qu'ils préfèrent éviter".  Sören Kierkegaard.

 

Aristogènes guidant le peuple à la conquête de la liberté !

(Si cette magnifique illustration vous fait penser à un tableau de Raphaël ou de Léonard, ... vous devez peut-être réviser vos connaissances en histoire de l'art.)

Vive la Liberté !

Crète, 1889. L'île est occupée par les Turcs depuis le XVIIème siècle. Parallèlement à la guerre d'indépendance grecque du XIXème siècle les mouvements d'insurrection contre les Turcs se développent en Crète. L'écrivain Crètois Nikos Kazantzakis raconte l'histoire d'un vieux berger illettré qui demande à son petit fils de lui apprendre à écrire avant de mourir.

" - Je n'ai plus beaucoup de temps, mon Thrassaki et je me suis mis dans la tête de réussir. Maintenant, le moment est venu, écoute mon secret. Tu sais pourquoi j'ai voulu apprendre les lettres à mon âge ? Pour lire tu crois ? Penses-tu ! A cent ans, je sais tout et je ne sais rien. Mon idée, c'était autre chose.

- Autre chose ? Quoi, grand-père ?

- Que tu m'apprennes à écrire une chose, une seule.  Thrassaki, je ne veux pas mourir avant d'apprendre à l'écrire.

- Quelle chose ?

- Une phrase crètoise. Tiens, mets ta petite main dans la mienne et guide moi. Apprends-moi à écrire ces mots, et l'aieul baissa la voix: "La Liberté ou la Mort".

Nikos Kazantzakis " La Liberté ou la Mort" Livre de Poche - Page 550.

 

 

Vive la Liberté !

La défense de la liberté semble être un thème sur lequel il y ait consensus dans notre société.

Mais de quelle liberté parle t-on ?

La liberté de posséder de grands pouvoirs pour gouverner ou exploiter les autres ?

La liberté de s'enrichir prônée par le libéralisme économique selon la célèbre formule de Guizot "Enrichissez-vous !"

La liberté d'agir sans contraintes dans une société où par nécessité il y a des contraintes ?

La liberté d'exprimer ses opinions quelles qu'elles soient, fondées ou non ?

La liberté de pouvoir s'informer afin de mettre ses opinions à l'épreuve des opinions et des arguments des autres?

La liberté sexuelle ?

La liberté de protéger notre confort de la convoitise des étrangers qui veulent eux aussi vivre dans un pays libre ?

La liberté de faire l'amour dix fois par jour ... ou dix fois par an ... c'est selon ...

La liberté de priver certains de liberté "Pas de liberté pour les ennemis de la liberté" - Saint-Just.

La liberté religieuse ?

La liberté de ne pas avoir de religion ?

La liberté de choisir les gens qui nous gouvernent ?

La liberté de nous gouverner directement sans représentants élus ?

La liberté de faire de l'humour et de rire sur tous les sujets ?

La liberté de passer des vacances d'hiver au soleil sur une plage tropicale ? (avec un verre de ti-punch ?)

... etc ... on pourrait en écrire des pages.

Une brève recherche nous entraîne à la rencontre de la pensée de Platon, Cicéron, La Boétie, Descartes, Spinoza, Montesquieu, Rousseau, Voltaire, Diderot, Kant, Hume, Hegel, Toqueville, Marx, Bakounine, Arendt, Alain, Aristogènes et tant d'autres ...

 

 

Vive la Liberté !
Vive la Liberté !
Vive la Liberté !

Ceci étant dit, en cette période agitée, il nous faut pourtant bien défendre la liberté, même si nous ne mettons pas tous le même sens derrière ce terme non ?

Vive la Liberté !

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

 

Avis aux lecteurs. Des obligations diverses ne vont pas me permettre d'écrire de nouveaux articles pendant quelques semaines. Reprise des chroniques ampélosophistes vers le début du mois de mars ... en principe.

Dominikos
28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 12:13

Le changement c'est maintenant.

Le 26 janvier 2012 le mage François a proclamé au Bourget devant des milliers de Français ébahis  "Le changement c'est maintenant !"

Et il avait raison le mage.

Pour changer, ça change ... dans la continuité du quinquennat précédent.

Donc en cette période de voeux, ne nous privons pas d'en faire, afin que ce bel élan de changement ne s'arrête pas tout de suite.

Voeux.

Je vous souhaite aussi à tous un super réveillon.

Bon bien sûr si vous êtes SDF, Syrien, ou Tibétain (Tiens on ne parle plus des Tibétains. Bof, ils sont passés de mode !) ça va être un peu plus difficile. Ne vous en faites pas, nous les riches, on pense à vous ! Bonne année !

Cette image et toutes celles qui suivent sont recyclées. J'ai juste changé les légendes.

Cette image et toutes celles qui suivent sont recyclées. J'ai juste changé les légendes.

Et puis même si on n'a pas beaucoup de fric, il y a des loisirs pas chers.

 Attention: Si t'es vieux, moche, isolé et toujours de mauvais poil, ça va être plus difficile.

Voeux.

Surtout, ne pas succomber à la peur engendrée par le terrorisme.

Voeux.

Reprendre confiance dans l'action de nos représentants politiques qui font tout leur possible pour que la situation s'améliore ausi bien dans le domaine social que sur le plan climatique.

Voeux.

Donc il n'y a pas de raison de ne pas se souhaiter une bonne année ?

Voeux.

Mais c'est vrai qu'il y a des moments où ...

Voeux.

... c'est juste un coup de blues passager ...

Voeux.

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

Dominikos
21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 07:38

Contribution à l'approfondissement de la notion de dérapage en paléoanthropologie

Fantaisie darwiniste

Existe-t-il des vers de terre cons ?

Il me semble que cette hypothèse est très peu probable. Si vous avez des informations scientifiques contraires à ce sujet, vous pouvez me les transmettre et me traiter d'ignare, je l'aurai bien mérité !

Donc je subodore, sauf erreur de ma part, que la connerie est une caractéristique de l'homme. Peut-être est elle également parfois présente chez quelques espèces animales "évoluées" comme les primates, ou certains mammifères ? Quoi qu'il en soit on n'a jamais vu à ma connaissance un animal dépenser son énergie physique et intellectuelle pour autre chose que des réalisations  vitales pour la conservation et la perpétuation de son espèce. L'homme par contre depuis la nuit des temps, gaspille sa vie (pourtant courte, et il en a conscience !) (ou pas ?) à créer des trucs et des machins de plus en plus sophistiqués qui bouffent son temps, ses forces, et le placent dans la dépendance du système qu'il a créé lui même ... pour son bonheur ! (Peintures ou gravures rupestres, pyramides, temples divers et variés pour honorer les dieux, bâtiments officiels des monarchies ou républiques toutes plus ou moins tyraniques, automobiles, stades de foot, ... jusqu'aux armes les plus élaborées pour "défendre la civilisation" allant de la kalachnikov à la bombe à guidage laser)

C'est à en faire tordre de rire le premier ver de terre venu.

A quel moment l'homme s'est-il séparé de l'animal, (c'est à dire de la nature) pour entrer dans le monde fabuleux de la connerie ? Le dessin ci-dessus évoque l'hypothèse scientifique la plus vraisemblable. (j'espère que tout le monde est d'accord, je ne pense pas que l'on puisse trouver plus scientifique que ça.)

 

Sauvegardons la planète. Suivant les directives de la COP 21, je recycle mes propres dessins.

Sauvegardons la planète. Suivant les directives de la COP 21, je recycle mes propres dessins.

Un magnifique petit livre "Le philosophe qui n'était pas sage" présente à peu près les idées (scientifiques, je vous le rappelle !) exposées ci-dessus sous la forme d'un roman, lecture à la fois agréable et rafraichissante pour l'esprit.

Fantaisie darwiniste
Fantaisie darwiniste

Laurent Gounelle est également l'auteur de "L'Homme qui voulait être heureux" , ouvrage que j'ai cité dans mon article du 27 octobre dernier "Le lapin et le baobab" ... que vous n'avez bien sûr pas manqué de lire !

Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos humains, animaux grégaires comme ces braves ovins mais souvent "mai pecs coma lou bestial" (1) comme aurait (à peu près) dit ma grand-mère qui était philosophe.

Pour accepter d'être emmerdé non seulement par la possession sans cesse croissante d'objets, mais en plus par des lois, des règlements, des contraintes sociales, des inégalités croissantes qui font qu'actuellement 1% des plus riches possédent plus de 50% des richesses de la planète...
http://www.challenges.fr/economie/20150119.CHA2310/ces-1-qui-detiendront-bientot-50-de-la-richesse-mondiale.html

 ... l'homme a inventé un truc génial qui lui fait tout accepter ...

Qui a dit la télé ?

Mais non, je veux parler de: la religion.

Fantaisie darwiniste
Fantaisie darwiniste

Ne vous alarmez pas, Christopher Hitchens né en 1946, a été "rappelé à Dieu" en 2011, donc il ne risque plus d'écrire de nouveaux pamphlets contre les religions.

Si je vous cite cet ouvrage ce n'est pas pour une fois à cause de la grande admiration que je voue à son auteur. Je trouve ce livre bien documenté, amusant, mais pour être honnête, il me semble qu'on pourrait écrire de la même façon une apologie de la religion, (ah ? c'est déjà fait ?) en ne sélectionnant que les aspects positifs des diverses religions du monde. Non, si je cite Hitchens c'est juste pour essayer d'éclairer un peu tous les braves gens que j'entends de plus en plus ces derniers temps maudire l'islam et les musulmans en faisant l'amalgame entre islam et terrorisme et en ignorant (bien entendu, les pauvres, on ne leur a pas dit !!!) que le mot "jihad" qui a un sens complexe, désigne d'abord un effort sur soi même, un combat contre soi même pour devenir meilleur, pour accomplir le bien, pour fortifier sa foi.  Il y a au moins quatre formes de jihad dont la dernière peut prendre la forme d'une guerre défensive quand la voie de la négociation a échoué

Mais je me rends bien compte que cette information est irrecevable pour la grande majorité de ces personnes crédules qui se disent parfois athées mais croient dans la propagande officielle, et qui donnent à "jihad", le sens que lui donnent les terroristes... et les journalistes bien entendu ! (Quand je vous dis que les terroristes ont déjà gagné !)  S'ils avaient le courage de lire "DIEU N'EST PAS GRAND" ils auraient également des arguments pour maudire en plus de l'islam, le christianisme, le judaïsme, le bouddhisme et peut-être même le footbalisme !  

Serait-ce pour autant le début de la sagesse ? ...

En fait, pour moi, les religions sont comme beaucoup de créations humaines: bonnes ou mauvaises, ça dépend de la façon dont on les utilise. J'explique cela par "la parabole du marteau"

Fantaisie darwiniste
Ces dessins également sont recyclés. Ils doivent dater d'avant 2010.

Ces dessins également sont recyclés. Ils doivent dater d'avant 2010.

On termine en se souhaitant un joyeux Noël ?

Bon, mais on n'en parle pas à Christopher Hitchens, d'accord ?

Ah oui, il est mort !

Bon, alors JOYEUX NOËL !   

 

Correspondance: aristogenes@aliceadsl.fr

 

(1) "Mai pecs coma lou bestial" devrait donner en français "plus cons que le bétail", d'après ce qui me reste en mémoire du parler de ma grand-mère. Mais je ne doute pas que certains lecteurs plus érudits que moi en gascon me corrigent rapidement.

Dominikos

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